Malis : le caïman sacré de Flabougoula

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Malis, le caïman sacré de Flabougoula est un lieu touristique à Flabougoula ou Yanfolila au Mali.

Le caïman sacré Malis fut fondé dans la deuxième moitié du 18e siècle par Doudoussama Diallo en provenance de Morola village situé à six km à l’EST. Le village s’appelait alors Doudoussamana, qui signifie chez Doudoussama. Doudoussama fut rejoint par Flabou Diallo originaire lui aussi de Morola. La popularité de Flabou supplanta celle de son hôte et par voie de conséquence l’on s’habitua à dire désormais Flabougoula (Flabou ka bougoula) qui signifie les hameaux de Flabou.
Malis, (et famille caïman) sacré, sa marre et son périmètre de bois sacré sont les principaux éléments de la présente découverte. Initialement, Malis appartenait aux premiers habitants de la zone qui étaient des Malinkés. Ceux-ci le rétrocédèrent aux descendants de Flabou Diallo localement appelé Diana (descendants de Dian Diallo lignée de la descendance de Flabou Diallo.

Sous le plan protection, Malis veille sur le village de Flabougoula contre tout danger. L’illustration a été faite lors de la bataille imposée à Flabougoula par des ravisseurs, où Malis a mis en déroute les ennemis par des moyens qui lui sont propres. Cette histoire est connue des habitants du village et autres villages voisins. En plus de ce rôle de protection, le caïman sacré (Malis) est un bienfaiteur. Il aide tous ceux qui le sollicitent pour la réalisation de leurs vœux. Les doléances et promesses de récompenses peuvent se faire de près ou sur le lieu de résidence du demandeur. Quand les vœux sont exhaussés, la personne se rend auprès du Malis pour faire l’offrande promise. Celle-ci se résume généralement aux noix de cola, à la volaille (coq ou poule) ou à un mouton.

Particularité chez les Malis

  • jour de cérémonie annuelle
Ce jour est fixé à l’avance par la famille Diana, le village et le grand public en sont informés.
Elle donne lieu à une fête populaire. Tout le monde se rend au bois sacré dans le respect strict des recommandations. Le curage de la marre où loge le caïman et les doléances du village constituent les activités du jour.
Le village se confie à son génie protecteur(Malis) on immole des moutons, des poules. C’est un grand festin ce jour. La fête continue jusqu’au coucher du soleil.
  • Jour de cérémonie ordinaire (lundi et jeudi).
Le maitre de cérémonie est un homme, j’allais dire un dignitaire de la famille de Diana. En tête des personnes venues solliciter l’aide de’’ Malis’’ et autres désirant assister à l’évènement, il se rend au bois sacré (autel de Malis). Le blanc est la couleur recommandée pour l’habillement. Le noir est la couleur prohibée dans le bois ; les offrandes (cola, poulets, moutons) sont obligatoirement et dans leur intégralité consommés sur place par les chasseurs.
Une portion si minime soit-elle ne doit retourner dans la famille ou ailleurs. La cuisson des produits a lieu aux environs de cinquante (50) mètres en dehors du périmètre sacré. C’est un jour de festin pour les hommes murs et les jeunes garçons.
Les incantations du maitre de la cérémonie varient selon les sollicitations du visiteur. Au cas où ses désirs sont exhaussés, il promet de revenir exprimer sa gratitude en offrant au caïman soit un mouton, un poulet ou quelques noix de cola.

Cependant, au moment de sa confession, un mouton ou un poulet est immolé. Si le ʻʻMalis’’ refuse le présent cela est signe de son refus de porter secours au visiteur. Quand il le saisit, ce geste est signe précurseur de bonheur pour le visiteur.

Totems du caïman sacré, Malis
Il n’accepte ni la présence, les doléances ni d’un griot

  • Tout objet (cuir ou autre chose) provenant d’un griot
  • Habillement et tout autre objet de couleur noir
  • Chaussures sur les lieux
  • Commercialisation de tout produit provenant de ses offrandes
  • Pas de photographie

Période de trêve : le mois de carême
Pendant ce mois Malis n’accepte aucune cérémonie