Les Contes du chat perché

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Les contes du chat perché se déroulent dans une ferme.

Les Contes du chat perché sont une série de contes écrits par Marcel Aymé entre 1934 et 1946. Les deux recueils, Les Contes bleus du chat perché et Les Contes rouges du chat perché, sont parus en 1963, avant d'être regroupés en 1969. Ils mettent en scène la vie pleine de rebondissements, d'ironie et parfois de cruauté des habitants d'une petite ferme, composée de deux adultes, leurs filles Delphine et Marinette et les animaux.

Description[modifier | modifier le wikicode]

Dans ces contes, tous les animaux des fermes classiques sont présents : vaches, ânes, cochons, chevaux, chiens, chats, poules, coqs, ...

Delphine et Marinette sont deux fillettes. Delphine est la plus grande et Marinette la plus blonde. Ces deux sœurs sont inséparables l'une de l'autre, et dans aucun des contes elles ne semblent se disputer. Elles vivent dans une ferme « à l'ancienne », avec un certain nombre d'animaux. Ces derniers sont doués de parole, ce qui ne semble étonner personne : c'est un des aspects fantastiques de cet univers. Mais, malgré ça, les animaux restent totalement soumis aux humains, et sont dans la peur permanente d'être tués ou mangés par les parents des fillettes. Ces derniers, sans être de mauvais bougres, ont parfois un sale caractère mais, malgré leur sévérité, sont des parents aimants. Ils n'ont, par contre, aucune pitié avec les animaux, qu'ils n'hésitent pas à battre, à manger ou à vendre. La plus grande différence entre ces parents et leurs enfants est bel et bien leur relation avec les bêtes : les fillettes voient chacun d'entre eux comme des amis et les défendent régulièrement contre leurs parents.

Les animaux ne sont pas toujours les mêmes au fur et à mesure des contes, mais on en retrouve certains qui deviennent récurrents, tel que le chat, Alphonse, le canard, très intelligent et posé, ou le cochon, peureux, naïf et égoïste. Mais d'autres, tels que les bœufs ou le chien, ne sont pas les mêmes dans tous les contes, preuve que certains d'entre eux partent, meurent ou sont mangés.

Analyse[modifier | modifier le wikicode]

Ces contes rompent avec les histoires traditionnelles, de Charles Perrault ou des Frères Grimm par exemple. On retrouve les mêmes personnages dans chaque conte : Delphine et Marinette, leurs parents et les animaux. La morale, bien qu'il y en ait une dans chaque conte, n'est pas dite explicitement comme chez Perrault qui avait l'habitude de rajouter une morale en vers à la fin de ses histoires.

Le titre de Contes du chat perché pourrait laisser croire qu'un chat est au centre de ces contes, mais il semblerait que ce soit plutôt en référence au jeu enfantin du chat perché, Alphonse ne jouant un rôle central que dans une seule histoire, La patte du chat.

Contes[modifier | modifier le wikicode]

Malgré le titre de l'œuvre, il n'y a que dans ce conte que le chat, Alphonse, est au centre du récit.

La patte du chat[modifier | modifier le wikicode]

Après avoir fait tomber un vase auquel leurs parents tenaient beaucoup, Delphine et Marinette doivent, en guise de punition, rendre visite à l'affreuse tante Mélina, une horrible bonne femme ne pensant qu'à rendre la vie dure aux deux petites. Une idée de Delphine sauve la situation : le chat de la ferme, Alphonse, doit passer sa patte derrière son oreille pour faire pleuvoir le lendemain (il s'agit d'une ancienne superstition). Hélas, les parents, loin d'oublier la punition, ne voient la pluie que comme un léger retard et Alphonse n'a d'autre choix que de continuer sans cesse et sans cesse pendant plusieurs jours. Les parents finissent par comprendre que leur chat n'est pas pour rien dans ce déluge continu qui les empêche de se rendre aux champs, et ils décident de se débarrasser du gênant félin...

Les vaches[modifier | modifier le wikicode]

Delphine et Marinette, accompagnées de leur chien, doivent emmener les vaches paître aux grands prés du bord de la rivière. Parmi les bêtes du troupeau, une petite vache grise du nom de Cornette a gagné la confiance des parents et s'en sert pour faire punir dès qu'elle en a l'occasion les petites et le chien. Un jour, alors que les deux enfants et leur animal manquent d'attention, Cornette disparaît. Afin d'éviter la colère de leurs parents, les petites mettent au point un stratagème avec les animaux pour que les parents ne se rendent compte de rien. Le lendemain, elles se mettent à la recherche de Cornette : or, à leur retour, toutes les vaches ont disparues..

Le chien[modifier | modifier le wikicode]

Les petites, alors qu'elles venaient de faire des courses pour leurs parents, rencontrent un chien aveugle à l'histoire fort triste : il était avant voyant et servait un maître aveugle qui lui a un jour proposé de lui passer son mal, en échange de quoi il l'aiderait comme lui l'avait aidé. Or, dès que le chien fut aveugle et le maître voyant, ce dernier s'en alla, fier de sa filouterie. Tous les habitants de la ferme se prennent d'affection pour ce courageux et généreux animal qui devient un membre à part entière de l'entourage de Delphine et Marinette. Mais arrive un jour où le chat, cherchant à se faire pardonner une mauvaise action, accepte de récupérer le mal de son ami le chien...

Les petites découvrent dans cette histoire une nouvelle passion : la peinture.

Les boîtes de peinture[modifier | modifier le wikicode]

Lors d'une de ses visites, l'oncle Alfred offre aux fillettes des boîtes de peinture qui font le bonheur des petites. Mais les parents, de mauvaise humeur, décident de leur donner plein de travail durant la matinée et font promettre à leurs filles de ne pas toucher aux boîtes de peinture. Le canard, le chien et le cochon, scandalisés par tant de dureté, décident, pour faire plaisir à Delphine et Marinette, de faire leur travail à leur place pendant qu'elles peuvent jouer avec leurs boîtes. Involontairement, elles vexent le cheval, les bœufs et l'âne car elles les peignent mal. Lorsque les parents rentrent, ils sont très satisfaits du « travail » de leurs enfants et leur permettent de peindre tout l'après-midi. Mais les petites vont apprendre que la désobéissance a un coût : les animaux qu'elles ont froissés le matin deviennent tels qu'elles les ont peintes; autrement dit, l'âne n'a plus que trois pattes, le cheval est minuscule et les bœufs sont invisibles les parents s'en rendent conptent et appelent un médecin qui va leur dir qu 'il n'y a rien

Les bœufs[modifier | modifier le wikicode]

Après une année scolaire en tout point réussite pour les petites, ces dernières reçoivent la visite du sous-préfet dans leur école, qui leur fait un discours faisant l'éloge de l'éducation. Les petites, fières et émerveillées, décident d'employer leurs vacances d'été à éduquer un de leurs deux bœufs. Ça marche tellement bien que la bête devient rapidement douée d'une intelligence hors du commun. Incapable d'envisager sa vie sans étudier, il devient très mauvais aux travaux des champs. Le père de Delphine et Marinette ne sait plus que faire de lui ...

Un paon dans toute sa splendeur.

Le problème[modifier | modifier le wikicode]

Delphine et Marinette doivent faire un problème qu'elles trouvent très difficiles, où elles doivent compter le nombre d'arbres d'une forêt. Tous les animaux se rassemblent mais aucun ne trouve la solution. C'est alors qu'une petite poule blanche a une idée de génie : aller dans les bois, pour directement y compter les arbres. Les fillettes y rencontrent un sanglier très intéressé par l'école.

Le paon[modifier | modifier le wikicode]

Les petites reçoivent la visite de leur cousine Flora. Cette jeune fille snobe, gâtée et maniérée les éblouit de sa grâce et les fillettes tentent de l'imiter après son départ. Peu à peu, les animaux font eux aussi une véritable fixation sur la beauté. La visite d'un magnifique paon dans la ferme leur donne de plus en plus envie d'être beaux : en effet, cet animal est absolument magnifique une fois sa traîne déployée. Le cochon, notamment, est bien décidé à devenir un animal magnifique à l'instar du paon, quitte à inquiéter toute la ferme...

Le loup[modifier | modifier le wikicode]

Tous les jeudis après-midis, Delphine et Marinette sont seules à la maison, où elles s'ennuient ferme. Un jour, un loup arrive devant la porte, espérant faire des fillettes son déjeuner. Attendri devant leur frayeur, il se sent devenir bon et les supplie de le laisser entrer pour jouer avec elles. Après avoir longtemps insisté, il réussit à apitoyer les petites et à les persuader qu'il regrette ses erreurs passées. Elles lui ouvrent la porte, et finalement, cet après-midi se passe à merveille, le loup étant un formidable compagnon de jeux et raconteur d'histoire. Ils se redonnent rendez-vous pour le jeudi d'après. Hélas, le loup sent resurgir en lui son instinct de prédateur, il dévore donc les deux petites mais ne sachant pas ouvrir les portes, il fut enfermé dans la cuisine jusqu'au retour des parents qui lui ouvrirent le ventre, les petites supplièrent leurs parents de le laisser partir.

Un cerf a un temps travaillé à la ferme.

Le cerf et le chien[modifier | modifier le wikicode]

Un jour, un cerf arrive brusquement près de la ferme. Il explique, terrifié, qu'un chasseur et des chiens sont en train de le poursuivre. Les petites décident de l'aider en le cachant dans leur chambre. Un chien, nommé Pataud, arrive rapidement. Il comprend que le cerf se cache dans la ferme mais, ne supportant pas de voir les fillettes pleurer, il accepte de faire semblant de n'avoir rien vu. Lorsque les autres chiens arrivent, Delphine et Marinette, à coups de flatteries et de récompenses, réussissent à les mettre sur une fausse piste. Après leur départ, Pataud prévient le cerf que, s'il veut rester vivant, il doit quitter la forêt pour toujours. Le cerf se met alors à travailler à la ferme en aidant notamment le bœuf à tirer des charrues, après que ses maîtres l'ai battu le cerf prend la fuite, ce fut un triste adieux peu après pataud revint leur annonçant qu'il décéda lors d'une chasse écœurée il devint leur chien.

L'éléphant[modifier | modifier le wikicode]

Les parents sont sur le point de partir rendre visite à l'oncle Alfred, mais la pluie les contraint de laisser leurs enfants à la maison. Delphine a l'idée de jouer à l'arche de Noé : la cuisine est l'arche et les animaux jouent le rôle des animaux transportés par Noé durant le Déluge. Elles leur font croire que leur périple va durer quarante jours et quarante nuits. Certains animaux sont persuadés qu'elles disent vrai et sont terrifiés. Lorsqu'une petite poule vient demander aux petites si elle peut jouer, elles décident de lui donner le rôle de l'éléphant, vu qu'il y a déjà une poule dans « l'Arche ». La poule s'investit tellement dans son rôle qu'elle se métamorphose en véritable éléphant. Une fois le jeu fini, les parents arrivèrent chez eux alors elle enfermèrent l'éléphant dans la chambre de leur parents, pendant qu'elle les empêchait d'y entrer mais les parents doutaient de quelque chose quand ils entrèrent, ils virent une poule.

Une panthère a bouleversé la vie de la ferme.

Le canard et la panthère[modifier | modifier le wikicode]

Delphine et Marinette sont en train de réviser leur géographie couchées dans l'herbe avec un canard, qui leur fait part de ses rêves de voyages autour du monde. C'est à ce moment que les parents arrivent, de très mauvaise humeur, et se font la réflexion que le canard se porte bien, et que l'oncle Alfred vient dimanche à la maison. Bien évidemment, leur intention est de servir le canard à manger à leur invité, mais l'animal ne comprend pas ce que sous-entendent les parents. Les fillettes, elles, comprennent et, pour lui éviter de mourir, lui conseillent de réaliser son rêve et de partir immédiatement faire le tour du monde. Le canard part dès le lendemain. À son retour, trois mois après, il ramène avec lui son nouvel ami, une panthère, qui va mener la ferme en régnant sur les parents tous l'aimaient sauf le cochon. Un jour un veau la vit partir vers la forêt tous la soupçonnaient de quelque chose d'avoir manger le cochon. Elle semblait ne pas être en forme, engourdie, tout la rendrait coupable un matin elle jouait dans la neige elle s'allongeait et se mît à dire au canard : le cochon. Le cochon pris d'un sommeil éternel, l'emporta.

Le mauvais jars[modifier | modifier le wikicode]

Alors que les petites sont en train de jouer à la balle, un jars arrogant et stupide vient, très en colère de voir des fillettes jouer dans « son » pré. Delphine et Marinette le trouvant ridicule, elles ne prêtent pas attention à ses menaces et continuent à jouer. Pour les punir de leur insolence, le jars leur vole leur balle et les brutalisent. Les fillettes viennent se réfugier près d'un âne, lequel est scandalisé par le comportement du volatile et se moque de lui, ce qui n'empêche pas le jars de repartir avec la balle. Vu qu'il ne semble pas disposé à la rendre de sitôt, le protecteur de Delphine et Marinette met en place un plan pour récupérer le jouet des fillettes. Par tant de givre la marre était glacée le jar aussi que ses petits ne pouvaient donc pas se baigner, l'âne fit alors croire que c'était à cause de lui qu il l'avait boucher. En échange, il devait leur rendre la balle le jars finit peu de temps après par leur rendre, le lendemain tout rentre dans l'ordre.

Un soldat arrive à la ferme à cheval et repart... à mouton.

L'âne et le cheval[modifier | modifier le wikicode]

Un soir, Delphine et Marinette, ne pouvant dormir à cause de la pleine lune qui inonde la chambre de lumière, se mettent à parler de l'animal que chacune d'entre elle voudrait être. Marinette veut devenir un beau cheval blanc, tandis que Delphine voudrait devenir un joli âne aux yeux doux. Les deux fillettes finissent par s'endormir, mais cette nuit-là n'est pas une nuit comme les autres et, le matin, les petites ont la surprise d'être devenus l'une un cheval et l'autre un âne. Lorsque les parents voient ce que sont devenues leurs filles, ils ont beaucoup de chagrin mais décident de les aider à s'habituer à leur nouvelle vie. D'abord traitées avec beaucoup de gentillesse et d'attention par leurs parents, l'âne et le cheval ont la surprise de voir, au fur et à mesure du temps qui passe, leurs géniteurs qui oublient peu à peu que ces animaux sont leurs enfants, et de se faire maltraiter par eux un monsieur voulait acheter Marinette. Le cheval, les parents acceptèrent mais il devait d'abord le voir parcourir elle fit semblant de boiter jusqu'à ce qu'il leur adressèrent ses mots : vous n'êtes pas nos filles. Après elles finirent par faire leur travail jusqu'à qu'elles ne se croisent pas souvent et vinrent même à s'insulter.Un matin elles se lèvent étant deux petites filles.

Le mouton[modifier | modifier le wikicode]

Parmi les amis des petites, il y a un mouton auquel elles sont très attachées. Or, les parents n'aiment pas du tout cette brave bête, trouvant qu'elle fait perdre du temps à leurs filles, mais comme ce mouton est un cadeau de l'oncle Alfred, il peut s'estimer à peu près en sécurité. Un jour passe un soldat en route pour la guerre. Juste au moment de passer devant la ferme, il se dispute avec son magnifique cheval noir, et est sur le point de le tuer quand les parents s'interposent. Ils proposent à l'homme de prendre l'une de leurs bêtes, qui serait une monture plus obéissante, contre ce cheval noir, qu'ils imaginent pour leur part capable de faire du bon travail à la ferme. Le soldat étant borné, stupide et colérique, chacun des animaux testés décide de ne pas bouger ou d'être insolents. Les parents, sur le point d'exploser, lui proposent alors leur mouton, qui décide de ne pas faire d'histoires et d'obéir à son nouveau
Ce sont des cygnes qui organisent le « rendez-vous des enfants perdus », auquel se rendent les fillettes.
maître. Bien que ridicule, ce dernier décide de ne plus perdre de temps et part avec le mouton. Les parents n'ont pas le temps de se réjouir de leur échange et de chercher comment annoncer ça à l'oncle Alfred que le cheval noir s'enfuit déjà avec sur son dos Delphine, Marinette et le canard, bien décidés à arracher le mouton à l'affreux soldat établirent une mission de sauvetage aidés du cheval. Au soir ils revinrent accompagner du mouton.

Les cygnes[modifier | modifier le wikicode]

Les parents doivent partir très tôt en ville et laissent donc Delphine et Marinette seules à la maison. Avant de s'en aller, ils leur rappellent sévèrement qu'elles ne doivent pas s'éloigner de la maison et surtout ne pas traverser la route. Les petites sont tout à fait disposées à leur obéir, mais elles finissent par voir des animaux qui marchent dans les champs. Marinette ne peut résister à la tentation d'aller voir ce qu'ils font et traverse la route, tout comme sa sœur. Les animaux leur annoncent qu'ils vont au « rendez-vous des enfants perdus », une réunion où des animaux ayant perdu leurs parents se font adopter par des animaux adultes, parfois d'une autre espèce. Delphine et Marinette sont très intéressées, et elles décident d'aider un petit chiot fatigué à s'y rendre. Or, lorsqu'elles arrivent dans cette réunion présidée par les cygnes, elles sont prises pour des enfants perdus et se font adopter par les dix cygnes. Ne voulant les écouter ils les déposèrent sur l'île avec le vieux cygne, une fois dans l'eau les deux petites lui expliquèrent l'histoire. Il appela les autres cygnes et les insulta de tous les noms une fois arrivé au bord du lac, le vieux cygne retenait les parents arriver chez elles avant leurs parents ils entendirent le cri de décès du vieux cygne.

Pour aller plus loin...[modifier | modifier le wikicode]

Vikiliens pour compléter[modifier | modifier le wikicode]

Article mis en lumière la semaine du 21 décembre 2015.

Liens externes[modifier | modifier le wikicode]

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