La Nuit du 9 au 10 thermidor an II, Arrestation de Robespierre

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La Nuit du 9 au 10 thermidor an II, Arrestation de Robespierre est une œuvre de Jean-Joseph-François Tassaert (1765-1835) créée vers 1796. C'est une estampe en couleurs qui représente une scène historique et qui est exposée au Musée Carnavalet, à Paris. Elle mesure 44.5 cm de hauteur et 60.4 cm de largeur. Elle a été faite d’après la gravure originale de Fulchran-Jean Harriet, qui date de 1795. Nous allons partir de cette année pour expliquer l’œuvre car celle-ci reprend exactement celle de Harriet.

Assassinat de Robespierre

La scène se passe à l’Hôtel de ville de Paris. Cette estampe a été réalisée quelques mois après l'événement.

Pour en savoir plus sur les événements historiques qui ont vu l'arrestation de Robespierre :

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Thermidor an II.

Description[modifier | modifier le wikicode]

Cette œuvre donne d’abord l’impression d’une scène très confuse et mouvementée. Il y a beaucoup de personnages : certains sont identifiables et sont au cœur de la scène, mais il y a aussi la présence de la foule en arme de part et d’autre de l’œuvre. Cela donne une certaine symétrie à la gravure. Au premier plan nous pouvons voir les personnages principaux arrêtés et violentés par les soldats de la Garde nationale. Le deuxième plan est surélevé (il y a une sorte d’estrade). Un personnage, à gauche, présente le décret de mise hors la loi (qui justifie l’arrestation des robespierristes). À droite, un homme désigne la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. À l’arrière-plan, on voit le mur du fond ainsi que des pointes de lances signifiant l’irruption de la foule à droite et à gauche de la scène. Par les fenêtres ouvertes, on aperçoit des bâtiments dans la nuit.

Situation[modifier | modifier le wikicode]

L’action se déroule dans une salle de l’hôtel de ville de Paris, où Robespierre et ses amis ont été amenés par leurs partisans. Au centre, Robespierre (1) s’effondre dans les bras de Saint-Just (3), en effet un soldat (Charles-André Merda (2)) vient de lui tirer une balle de pistolet dans la mâchoire. À ses pieds, Georges Couthon (4), qui est tombé de son fauteuil (car il était handicapé) est saisi par les cheveux par un soldat. Un autre proche de Robespierre, Philippe-François-Joseph Le Bas (5), au sol, s’est suicidé en se tirant une balle dans la tête.

Interprétation[modifier | modifier le wikicode]

Il a représenté un homme tirant sur Robespierre mais en réalité il semblerait que ce soit lui-même qui se soit tiré dans la mâchoire dans le but de mourir. Sur cette représentation Robespierre est représenté comme déjà mort, il est en train de recevoir une balle de très près et s’écroule le regard vers le ciel comme si c’était son dernier souffle. En réalité Robespierre est mort le lendemain, guillotiné.

L’artiste a également représenté des escaliers au premier plan ce qui est très rare. On peut en déduire qu’il voulait accentuer le fait que les robespierristes touchent le fond, on se demande qui va réussir à remonter les escaliers ? les robespierristes ou la garde Nationale ?

Nous pouvons donc penser que cette œuvre est favorable à l’évènement, l’artiste Jean-Joseph-François Tassaert n’est pas du côté de Robespierre, il pense qu’il l’a bien mérité, puisqu’il était lui-même à l’origine de la terreur, une époque de grande violence. Cette scène est d’une grande violence, les soldats maltraitent les robespierristes.

Calendrier Républicain[modifier | modifier le wikicode]

Il a été mis en place lors de la fondation de la république le 22 septembre 1792 de l’Ere Vulgaire. Dans ce calendrier les années sont divisées en douze mois de 30 jours qui eux sont regroupés en 3 semaines de 10 jours. A la fin de l’année cinq jours sont rajoutés pour compléter l’année ordinaire. Les mois portent chacun un nom étymologique les caractéristiques de la température, de la saison où ils se trouvent et du genre de production actuelle de la Terre comme « Vendémiaire » où « Pluviôse » par exemple qui sont le premier et 5ème mois. Les trois semaines sont appelées Décades et les dix jours correspondent à : Primidi, Duodi, Tridi, Quartidi, Quintidi, Sextidi, Septidi, Octidi, Nonidi et Décadi.

La nuit de 9 au 10 thermidor correspond donc au 27 juillet 1794.

Les cinq jours présents à la fin de l’année sont consacrés aux Fêtes Nationales et Républicaines appelées les « Sanculotides ».1

Sources[modifier | modifier le wikicode]

Réferences[modifier | modifier le wikicode]

  1. IREM de Lyon.. dimanche 18 mars 2018. CALENDRIER REPUBLICAIN.118 auteurs de l’académie de Lyon. Disponible sur : http://math.univ-lyon1.fr/irem/IMG/pdf/06a_Republicain.pdf
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