La Ferme des animaux

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La Ferme des animaux
Animalism flag.png
Titre La Ferme des animaux
Titre original (en) Animal Farm
Auteur George Orwell
Date de sortie 1945
Pays Royaume-Uni Royaume-Uni
Lieu de sortie Londres
Éditeur Secker and Warburg
Précédent Un peu d'air frais
Suivant 1984
Genre Dystopie
Satire
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La Ferme des animaux (Animal Farm) est un roman britannique de George Orwell paru en 1945-1946.

Véritable critique du régime communiste mené par Staline en URSS de 1924 jusqu’à sa mort en 1954, qui était surtout vu non comme une démocratie ou une république mais comme une dictature, cette oeuvre reprend les pratiques de ce régime, en mettant en scène des animaux aux caractéristiques humaines vivant une expérience semblable à la Révolution russe et à l'arrivée au pouvoir de Staline. Le livre raconte cette période importante de manière à ce que les jeunes sachent ce qu’il s’est passé tout en ménageant les plus jeunes.

Comme un autre grand roman d'Orwell, 1984, il est considéré comme un chef-d'œuvre1. Il a connu deux adaptations.

La traduction française de Jean Quéval est parue en 1947. Elle s'est d'abord intitulée Des animaux partout ! puis La République des animaux et enfin La Ferme des animaux.

Récit[modifier | modifier le wikicode]

Le début de La Ferme des animaux en bande dessinée.

Résumé de l'histoire[modifier | modifier le wikicode]

L'histoire se déroule dans la ferme de M. Jones. Les animaux, maltraités et fatigués, rêvent d'une vie meilleure, ce que leur prédit un cochon âgé, Sage l'Ancien, avant sa mort. Ils décident alors de se révolter contre Jones, et le chassent de la ferme avec tout son entourage.

Ils instaurent un nouveau régime, l'Animalisme, qui promet égalité et prospérité pour tous les animaux, et renomment la Ferme du Manoir en Ferme des animaux. Ses chefs en sont l'ombrageux Napoléon et l'enthousiaste Boule de Neige. Très vite, des désaccords naissent entre les deux dirigeants. Ils tentent de les régler démocratiquement d'abord, mais Napoléon, ne supportant pas de voir Boule de Neige être plus populaire que lui, lance des molosses aux trousses de son rival, lequel n'a d'autre choix que s'enfuir.

Napoléon devient le chef suprême de la ferme et instaure un régime totalitaire dans lequel les cochons ont tous les pouvoirs, et les autres animaux deviennent leurs esclaves. Les « traîtres » sont exécutés, les animaux vivent dans la peur perpétuelle des molosses de Napoléon, voient leur hymne Bêtes d'Angleterre remplacé par des chants à la gloire de leur chef, et le règlement est progressivement transformé par les cochons, leur permettant de se conduire comme des humains (en fumant, buvant, donnant des coups de fouet, ...).

Le roman se termine avec une visite des fermiers des environs dans la ferme des animaux. Ils admirent l'efficacité de l'Animalisme, où les animaux travaillent plus que chez eux, tout en étant beaucoup moins bien traités.

Une histoire sous forme d’apologue[modifier | modifier le wikicode]

La Ferme des animaux de George Orwell est un apologue car il en respecte les principaux points. Un apologue est un récit court et compréhensible dont l'écriture doit permettre au lecteur de voir clairement quel est le propos. Les phrases sont généralement simples, de même que le vocabulaire. Exemple avec quelques mots de Sage l’Ancien : « Et souvenez-vous-en, camarades : votre résolution ne doit jamais se relâcher. Nul argument ne vous fera prendre des vessies pour des lanternes  » ; autre exemple avec des mots de Douce : « Edmée, dit-elle, lis moi donc le Quatrième Commandement ».

Le récit réalise presque une boucle et donne déjà une sorte de « leçon » assez pessimiste, puisque les animaux à la fin de l’histoire se sentent aussi mal, voir pire, qu'au début...

L’humour et l’ironie sont des points importants de l’apologue. Le lecteur constate la naïveté des animaux facilement trompés par Napoléon et à peut s'amuser à retrouver les traits humains dans le comportement des animaux. Il s'agit ici d'une sorte de fable animalière : les animaux parlent, pensent, agissent comme des humains. 

Le récit respecte le caractère supposé des animaux : les moutons suivent, obéissent ou les chevaux travaillent. Mais cette sorte de république des animaux tourne assez rapidement au cauchemar : le roman nous fait passer de la fondation d'une communauté égalitaire à la réalité d'un esclavage dans une dictature.

L'ensemble du récit est une sorte de leçon qui montre comment les utopies sont dangereuses et peuvent tourner au malheur alors qu’elles sont censées assurer le bonheur.

Ainsi, on peut considérer que l'œuvre d'Orwell a trois niveaux de lecture : 

  • une histoire d'animaux dans une ferme
  • la critique du communisme
  • une vision pessimiste du monde

Personnages[modifier | modifier le wikicode]

La Ferme des animaux est une violente critique du communisme, ou plutôt du stalinisme, qui a perverti les idées d'origine de Karl Marx et Lénine. Orwell, plutôt que critiquer directement Staline et les soviétiques, a préféré transposer la situation dans une ferme, avec des animaux comme principaux acteurs, ce qui lui permet de simplifier l'histoire compliquée de la Russie soviétique.

Sage l'Ancien (Karl Marx et Lénine)[modifier | modifier le wikicode]

Portrait de Lénine, inspirateur de Sage l'Ancien, réalisé en 1919 par Isaak Brodsky.

Ce cochon âgé convoque tous les animaux de la ferme trois jours avant sa mort. Il leur raconte la vision qu'il a eue : les animaux devenus maîtres d'eux-mêmes et non forcés de travailler sans cesse et de finir tués ou mangés par leur maître, la liberté et l'égalité pour tous. Il a initié la révolution des animaux et a créé le chant Bêtes d'Angleterre. Son crâne est vénéré comme une idole à l'instar du mausolée de Lénine pendant quelque temps, puis est oublié.

Il représente à la fois :

Napoléon (Joseph Staline)[modifier | modifier le wikicode]

Photographie de Staline, inspirateur de Napoléon, vers 1942.

Cet ombrageux cochon devient le dirigeant de la ferme aux côtés de Boule de Neige après l'exclusion de M. Jones. Si la cohabitation commence sous de bons augures, il ne tarde pas à se brouiller avec Boule de Neige. Il s'oppose fermement à la création d'un moulin à vent proposée par son rival et tente de régler ce conflit pacifiquement d'abord, mais, comprenant que Boule de Neige est plus populaire que lui, il le force à s'enfuir en le faisant poursuivre par ses molosses, des chiots qu'il a enlevés à leur mère et dressés à terroriser ses opposants. Devenu le seul chef de la ferme, il en fait une véritable dictature, où tous les animaux doivent travailler pour les autres cochons.

Il symbolise Joseph Staline, qui prépare son accession au pouvoir des années à l'avance sans en avoir l'air. À la mort de Lénine, Staline fait disparaître son testament politique, Lénine s'étant opposé à ce qu'il lui succède. Puis il évince le charismatique Léon Trotski et devient peu à peu le seul chef de l'URSS, qui se transforme en une des pires dictatures du XXe siècle, Staline usant notamment de la terreur et de très nombreuses exécutions pour maintenir son pouvoir2.

Boule de Neige (Léon Trotski)[modifier | modifier le wikicode]

Sur cette peinture murale de 1934, l'inspirateur de Boule de Neige Trotski (lunettes et cheveux blancs) tient le drapeau rouge.

Ce cochon, inventif et loyal, devient l'un des deux dirigeants de la Ferme des animaux après la fuite de Jones. Il est très populaire. Son idée de moulin à vent pour alléger la tâche des animaux causera sa perte : Napoléon, s'y opposant, le fait chasser de la ferme avec les chiens qu'il a dressés pour répandre la terreur. Napoléon se justifie en déclarant que Boule de Neige n'était autre qu'un espion à la solde de Jones. Boule de Neige est ensuite accusé de tous les maux de la ferme, bien qu'il n'y soit jamais revenu.

Il symbolise Léon Trotski. Cet acteur majeur de la Révolution russe est le principal rival de Staline, qui réussit à le chasser d'URSS après la mort de Lénine. Le dictateur soviétique est par la suite véritablement obsédé par Trotski, le faisant traquer et assassiner au Mexique en 1940, où il s'était exilé3.

La population russe[modifier | modifier le wikicode]

Malabar[modifier | modifier le wikicode]

Le cheval Malabar travaille sans cesse. Ses deux devises, Je vais travailler plus dur et Napoléon ne se trompe jamais, en disent long sur sa loyauté et son obéissance. Si Napoléon le cite pour exemple, il n'hésite pas à l'envoyer à l'équarrisseur dès qu'il est sur le point de mourir, afin de s'acheter de l'alcool.

Malabar symbolise les russes qui ont cru sincèrement et loyalement aux valeurs du régime soviétique. Il peut également être associé au mineur Aleskeï Stakhanov, qui avait lors d'un concours extrait une quantité très importante de charbon et qui avait été utilisé par la propagande soviétique comme exemple à tous les ouvriers de l'URSS.

Lubie[modifier | modifier le wikicode]

Les moutons représentent les Russes les plus endoctrinés, et les poules représentent les femmes.

Lubie est une jument coquette qui préfère les flatteries des humains à la loi dure et austère instaurée par Napoléon. Elle finit par s'enfuir et se mettre au service des hommes plutôt que rester dans la ferme.

Lubie représente les Russes qui ont préféré s'enfuir d'URSS lorsque la loi est devenue trop dure, comme les intellectuels qui ont émigré lors des années 1920.

Les moutons[modifier | modifier le wikicode]

Manipulés par les cochons, ils sont totalement soumis à ces derniers et n'ont absolument pas conscience de la gravité de la situation, trop bêtes pour se poser la moindre question. Ils acclament systématiquement les cochons dans les débats, empêchant les rares contestataires de continuer, en chantant Quatre pattes, oui ! Deux pattes, non !. Ce refrain devient plus tard Quatre pattes, bon ! Deuxpattes, mieux !.

Les moutons représentent les Russes les plus endoctrinés et soumis à leurs maîtres sans tenter de résister.

Une affiche de propagande soviétique.

Les poules[modifier | modifier le wikicode]

Ce sont les animaux les plus exploités de la ferme par les animalistes, devant pondre sans s'arrêter.

Elles représentent les femmes en URSS, qui étaient surexploitées.

Brille-Babil : les propagandistes[modifier | modifier le wikicode]

Ce goret est un animal très persuasif, qui sert de porte-parole des cochons en allant voir les autres animaux. Il réussit à chaque fois à les convaincre que Napoléon ne commet des actions contestables que par sécurité ou par souci du bien-être de ses sujets. C'est lui qui modifie subtilement les sept commandements afin de justifier les actions injustes des cochons.

Il représente le très large réseau de propagande de Staline qui visait à endoctriner la population4.

On peut classer dans la même catégorie Minimus, un autre cochon, qui interdit le chant Bêtes d'Angleterre, et les remplace par des poèmes à la gloire de Napoléon.

Benjamin : George Orwell[modifier | modifier le wikicode]

Ce vieil âne cynique prédit dès le début les dérives de l'Animalisme. Il dit à la fin du récit une phrase devenue célèbre « Tous les animaux sont égaux, mais certains le sont plus que d'autres. ».

Il symblolise George Orwell, qui était lui-même un cynique et détestait le stalinisme5. Sa présence dans le roman permet à Orwell de critiquer le communisme à sa guise.

Moïse : la religion[modifier | modifier le wikicode]

Ce corbeau, d'abord fidèle à Jones, change de camp et soutient finalement Napoléon. Il répète sans cesse qu'après leur mort, les animaux iront au Paradis, la « montagne de Sucrecandi ».

Il représente la religion en URSS, notamment l'Église orthodoxe.

Les molosses de Napoléon : la police politique[modifier | modifier le wikicode]

Napoléon a enlevé ces chiens à leur mère, il les dresse pour terroriser les animaux. Ce sont eux qui chassent Boule de Neige de la ferme.

Ils symbolisent les services secrets et polices politiques de Staline, qui faisaient régner la terreur en URSS6.

Les humains[modifier | modifier le wikicode]

M. Jones : Nicolas II[modifier | modifier le wikicode]

Portrait de Nicolas II, qui a inspiré M. Jones.

Ce fermier est le propriétaire de la Ferme du Manoir. Négligeant ses animaux, il oublie un soir de les nourrir, ce qui provoque la révolte de ses bêtes. Il se fait chasser de sa propriété avec tout son entourage et tente ensuite de la reprendre.

Il représente le Tsar de Russie Nicolas II. Ce dirigeant autocrate voit son pays déstabilisé par la Première Guerre Mondiale et ne peut résister face à la vague révolutionnaire qui s'empare de son pays. Il abdique en mars 1917 et est assassiné ainsi que sa famille en 1918, sur ordre des communistes7.

M. Whymper : Franklin D. Roosevelt[modifier | modifier le wikicode]

Il a été engagé par Napoléon pour servir d'intermédiaire entre la Ferme des animaux et les autres fermiers. "Whimper" veut dire "geindre" en anglais.

Il symbolise Franklin Delano Roosevelt, qui, avant et au début de la Seconde Guerre Mondiale, est appelé à résoudre divers conflits politiques sans vouloir clairement s'engager dans un camp, résolu à ne pas mêler les USA dans cette guerre qui ne concernait à l'époque que l'Europe. Il ne prendra part au conflit mondial qu'après le bombardement de Pearl Harbor par les japonais (alliés à l'Allemagne).

Photographie de Adolf Hiler, inspirateur de M. Frederick.

M. Frederick : Adolf Hitler[modifier | modifier le wikicode]

M. Frederick est un fermier des environs, dirigeant la ferme de Pinchfield. Les animaux ont peur de lui et de ses pratiques, ce qui n'empêche pas Napoléon de négocier avec lui. Malgré cela, Frederick finit par attaquer la ferme. Ils rompent alors leurs relations commerciales avec lui.

Il symbolise Adolf Hitler. Lorsque débute la Seconde Guerre Mondiale, les dictateurs allemand et soviétique signent un pacte de non-agression. Mais Hitler, considérant que l'URSS fait partie de l'« espace vital » que doivent conquérir les allemands, envahit la Russie. Cette attaque se termine par une défaite allemande et les soviétiques vont devenir des ennemis acharnés de l'Allemagne, intégrant donc les forces alliées, qui regroupent le Royaume-Uni, la France libre et les USA8.

M. Pilkington : Winston Churchill[modifier | modifier le wikicode]

Un autre fermier des environs, dirigeant la ferme de Foxwood. Les animaux se méfient de lui, mais moins que pour Frederick. Après l'attaque de ce dernier, c'est avec lui qu'ils entament des relations commerciales.

Il s'agit du premier ministre britannique Winston Churchill. Après l'invasion d'Hitler en URSS, les soviétiques font partie de ses alliés.

Animalisme et Communisme[modifier | modifier le wikicode]

Comparaison entre Animalisme et Communisme[modifier | modifier le wikicode]

Dans le livre, au début de l’histoire, les animaux se réunissent dans la grange afin d’écouter un discours de Sage l’Ancien, un cochon de la ferme âgé de 12 ans. Dans son discours, il dénonce les horribles conditions de vie des animaux et accuse l’Homme d’être à l’origine des maux des animaux, qu’il doit être considéré comme un ennemi et que s’en débarrasser résoudrait leurs problèmes. Il parle de soulèvement, d’une révolution qui permettra aux animaux d’être libres et ajoute le fait que « les animaux entre eux sont tous camarades ». Il termine son discours en racontant le rêve qui lui est venu la nuit précédente et chante aux animaux la chanson Bêtes d’Angleterre. Son discours et le chant sont en fait des moyens d’initier les animaux à l’Animalisme, à les faire réfléchir sur leurs conditions de vie et à leur devenir, il veut faire bouger les choses en partageant sa sagesse.

Dans la réalité, au XIXe siècle, Karl Marx diffuse ses idée socialistes et dénonce la société capitaliste et les misère du monde ouvrier qu’il trouve injuste. Il propose une révolution qui a pour but de briser cette société capitaliste puis une « dictature du prolétariat » et invite tous les prolétaires à s’unir entre eux. Marx désire une société communiste où il n’y aurait pas de classe, donc une égalité sociale. Les possessions appartiendraient à tout le monde et il n’y aurait pas d’exploitation des uns par rapport aux autres. Un hymne est chanté partout en europe : L’internationale, qui est un chant révolutionnaire du XIXe siècle qui appelle les travailleurs à se révolter. Quelques décennies plus tard, un étudiant en droit, Lénine devient partisan des idées de Karl Marx et va fonder le parti Bolchevik en 1912.

Deux révolutions[modifier | modifier le wikicode]

Dans le livre, le discours de Sage l’ancien éveille chez les esprits les plus ouverts des perspectives d’une nouveauté bouleversante. Très vite, les cochons endoctrinent les autres animaux à l’Animalisme,  jusqu’au jour où Mr. Jones oublie de donner à manger aux animaux. Pour les animaux c’est le signe que le jour du Soulèvement, annoncé par le prophète Sage l’ancien, est arrivé. Les animaux se ruent dans la grange, M. Jones et ses compagnons tentent de calmer les animaux en les accablant de coups de fouets mais les animaux étant plus nombreux et déterminés , réussissent à chasser tous les Hommes de la ferme.

Dans la réalité, en Russie, le 23 février 1917, des milliers de personnes défilent pour réclamer la fin de la guerre, l’augmentation des rations alimentaires et le droit de vote. Le lendemain, des ouvriers et des soldats rejoignent le mouvement. Le départ du tsar est réclamé : Nicolas II abdique le 2 mars 1917.

Deux coups d’état[modifier | modifier le wikicode]

On peut constater dans le livre que Napoléon prend le pouvoir grâce à un coup d’état. En effet, il use de la force (ses molosses) pour l'obtenir. De plus, il élimine son principal concurrent, Boule de neige, en le chassant ( par la force une fois de plus ) de la ferme. De plus, pour expliquer cet acte et pour réprimer toute envie de rébellion, Napoléon rejette tous les maux de la ferme sur Boule de neige. De cette manière, il appuie son pouvoir en faisant croire qu’il a sauvé les animaux d’un traître. Pour finir, Brille babil fait le culte de la personnalité de Napoléon.

Dans la réalité, cette méthode est le reflet de la prise de pouvoir de Staline qui, de même, a éliminé ses concurrents pour accéder plus facilement au pouvoir. Plus précisément, Boule de neige est comparé à Léon Trotski ; opposant politique de Staline. En effet, Staline a fait chasser Léon Trotski du gouvernement avant de l’exiler de la Russie. Les molosses sont la NKVD ; la police politique de Staline. Pour finir, Brille babil est le reflet des propagandistes.

Symboles de l'Animalisme[modifier | modifier le wikicode]

Eugène Pottier est l'auteur de l'Internationale, chant révolutionnaire international et hymne de l'URSS qui a inspiré Bêtes d'Angleterre.
Karl Marx est, avec Lénine, l'inspirateur de Sage l'Ancien, le cochon qui chante Bêtes d'Angleterre.

L'hymne : Bêtes d'Angleterre[modifier | modifier le wikicode]

Bêtes d'Angleterre et d'Irlande,
Animaux de tous les pays,
Prêtez l'oreille à l'espérance
Un âge d'or vous est promis.

L'homme tyran exproprié,
Nos champs connaîtront l'abondance,
De nous seuls ils seront foulés,
Le jour vient de la délivrance.

Plus d'anneaux qui pendent au nez,
Plus de harnais sur nos échines,
Les fouets cruels sont retombés
Éperons et mors sont en ruine.

Des fortunes mieux qu'en nos rêves,
D'orge et de blé, de foin, oui da,
De trèfle, de pois et de raves
Seront à vous de ce jour-là.

Ô Comme brillent tous nos champs,
Comme est plus pure l'eau d'ici,
Plus doux aussi souffle le vent
Du jour que l'on est affranchi.

Vaches, chevaux, oies et dindons,
Bien que l'on meure avant le temps,
Ce jour-là préparez-le donc,
Tout être libre absolument.

Bêtes d'Angleterre et d'Irlande,
Animaux de tous les pays,
Prêtez l'oreille à l'espérance
Un âge d'or vous est promis.

Le règlement : les sept commandements[modifier | modifier le wikicode]

  • Règle n°1 : Tout deuxpattes est un ennemi.
  • Règle n°2 : Tout quatrepattes est un ami.
  • Règle n°3 : Nul animal ne portera de vêtements.
  • Règle n°4 : Nul animal ne dormira dans un lit.
  • Règle n°5 : Nul animal ne boira d'alcool.
  • Règle n°6 : Nul animal ne tuera un autre animal.
  • Règle n°7 : Tous les animaux sont égaux.

Le règlement : les sept commandements modifié par les cochons[modifier | modifier le wikicode]

  • Règle n°1 : Tout deuxpattes est un ennemi.
  • Règle n°2 : Tout quatrepattes est un ami.
  • Règle n°3 : Nul animal ne portera de vêtements.
  • Règle n°4 : Nul animal ne dormira dans un lit avec des draps.
  • Règle n°5 : Nul animal ne boira d'alcool à l'excès.
  • Règle n°6 : Nul animal ne tuera un autre animal sans raisons valables.
  • Règle n°7 : Tous les animaux sont égaux mais certains animaux le sont plus que d'autres.

Une dystopie[modifier | modifier le wikicode]

Du soulèvement...[modifier | modifier le wikicode]

Dans cette fable qui mélange satirie et dystopie, l’histoire de la Ferme des animaux représente symboliquement la période historique de la Russie à partir de 1917.

En effet, les animaux essaient d’échapper à la tyrannie de leur ancien dirigeant, Mr. Jones (le tsar Nicolas II) en mettant en place un soulèvement au sein de leur ferme (révolutions russes de Février à Octobre 1917) afin de pratiquer l’Animalisme (communisme) et de vivre la vie rêvée qui leur avait été décrite par leur meneur du nom de Sage l’Ancien (Lénine), avant qu’il ne meurt soudainement.

Après que leur ancien dirigeant ait abdiqué, nous nous rendons compte au fur et à mesure que deux personnes s’opposent pour diriger la ferme : Boule de Neige (Léon Trotski) et Napoléon (Staline). S'ensuit nombre de désaccords entre ces deux dirigeants, sauf qu’au bout d’un moment Napoléon prend le dessus en expulsant son rival de force en faisant un coup d’état.

Se met alors en place un régime totalitaire et à la fois de la terreur où l’on s’aperçoit que les cochons (dirigeants du Parti communiste) et en particulier Napoléon, n’effectuent aucunes tâches et sont plus valorisés et mieux traités que les autres animaux (civils de l’URSS). Enfin aucun animal s'opposera à ce nouveau tyran, par peur d’être exécuté par les chiens de Napoléon (la NKVD).

Pour finir cette fable nous montre donc aussi qu’il est impossible pour les animaux de pouvoir atteindre leur but ultime, l’Animalisme, car ils sont voués à être dominés puisqu’ils accordent naïvement tout pouvoir et décision à une seule et même personne avant de connaître ses réelles intentions et sans jamais se révolter.

À la désillusion[modifier | modifier le wikicode]

Ce qui explique pourquoi la vie rêvée des animaux, leur utopie, ne pourra jamais être atteinte, car ils seront toujours voués et fascinés par les êtres plus intelligents qu’eux qui prétendent pouvoir réaliser leur rêve.

D’ailleurs on pourrait faire le lien avec d’autres livres, exemples : Art Spiegleman avec Maus ou encore avec Rhinocéros de Eugène Ionesco et enfin avec Matin Brin de Franck Pavoloff.

Adaptations[modifier | modifier le wikicode]

  • 1954 : La Ferme des animaux, dessin animé de John Halas et Joy Batchelor9
  • 1997 : La Ferme des animaux, téléfilm de John Stephenson10

Pour aller plus loin...[modifier | modifier le wikicode]

Vikiliens pour compléter[modifier | modifier le wikicode]

Liens externes[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

Source : cette page a été partiellement adaptée de la page La Ferme des animaux de Wikipédia.
Article mis en lumière la semaine du 30 juin 2014.
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