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La Barbe bleue

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Barbe bleue confiant le trousseau de clef à sa femme.

La Barbe bleue est un conte populaire, dont la version la plus célèbre est celle de Charles Perrault.

L'histoire[modifier | modifier le wikicode]

Barbe Bleue est si laid à cause de la couleur de sa barbe. Il veut une femme, mais aucune d'elle le veut! Il demande la main aux deux filles d'une comtesse. Elle lui promit. Plus tard, Barbe Bleue épouse la pauvre Cadette qui ne se doute de rien.

Barbe Bleue doit s'en aller six semaines pour une réunion urgente. Il donne à son épouse un trousseau de clefs. Dans ce trousseau, une clef mène au mystérieux cabinet de Barbe bleue. Barbe bleue lui interdit d'y entrer ou sa colère serait terrible. Une fois son mari parti, la jeune femme entre quand même avec une peur instinctive dans la pièce interdite. Plusieurs femmes y sont mortes et accrochées. La clef tombe dans le sang des malheureuses victimes Elle essaye de la laver mais la clef est une fée ; le sang ne s'en va pas. Barbe Bleue revient avec une grande avance. Il devine tout de suite la petite cachotterie de son épouse. Il lui laisse une demi-heure pour prier. Espérant du secours, elle appelle sa sœur avec une phrase devenue célèbre : « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? ». Non, elle ne voit pas venir ses frères, et Barbe bleue s'apprête à la tuer.

Finalement, les frères de l'épouse arrivent et tuent le méchant mari. Sauvée et riche, elle se remarie avec un honnête homme pour oublier Barbe-Bleue. Elle fait de jolis cadeaux à ses frères, ainsi qu'à sa sœur Anne qui se marie également avec un homme bon et honnête.

Barbe-Bleue, le portrait d'un prédateur effrayant[modifier | modifier le wikicode]

Dans les contes de Charles Perrault, un conte sur deux est concerné par la figure de l'ogre qui joue le rôle de l'agresseur et de l'opposant. Cependant, dans Barbe-Bleue, le rôle de l'agresseur est représenté par un mari assassin qui égorge ses épouses. Dès le début du conte, le mystère autour de la disparition de ses femmes et de la culpabilité de Barbe-bleue se fait ressentir : "C'est qu'il avait déjà épousé plusieurs femmes, et qu'on ne savait pas ce que ces femmes étaient devenues". De plus, la description physique de Barbe-Bleue accentue l'idée d'un personnage effroyable: "Mais par malheur cet homme avait la Barbe-Bleue, cela le rendait si laid et si terrible qu'il n'était ni femme ni fille qui ne s'enfuit devant lui". Déterminé à tuer sa femme pour avoir enfreint son interdiction à la fin du conte, Barbe-bleue semble vouloir sceller son destin avec une parole saisissante: "Il faut mourir, Madame, lui dit-il, à toute à l'heure". Malgré l'affliction de sa femme suppliante, Barbe-Bleue, maintient sa sentence: "Non, non, dit-il, recommande-toi bien à dieu...". Mais, ce qui intensifie inévitablement son portrait de redoutable prédateur sanguinaire est l'instrument dont il se sert pour égorger ses femmes, le coutelas: "Puis, la prenant d'une main par les cheveux, et de l'autre levant le coutelas en l'air...". Le coutelas est un instrument emblématique dans les contes, on le retrouve également dans le Petit-Poucet lorsque l'ogre commet un infanticide et égorge ses propres filles endormies. Le coutelas, (sorte d'épée courte et large qui ne tranche que d'un côté) est comme la "griffe artificielle" de l'agresseur dans les contes, comme un prolongement de son corps reflétant l'aspect monstrueux de sa personnalité. Barbe-Bleue a un lien étroit avec son instrument incisif dont il se sert pour tuer ses femmes. Cependant, la personnalité de Barbe-Bleue est complexe. En effet, il semblerait que sous ses aspects les plus effroyables, un homme "honnête" et accueillant demeure tapi sous ce personnage. On le constate dès le début du conte lorsque Barbe-Bleue convie ses deux prétendantes dans sa demeure:"On y resta huit jours. Ce n'était que promenades, que parties de chasse, de pêche...tout allait si bien que la cadette commença a trouvé que le maître du logis n'avait plus la barbe si bleue, et que c'était un fort honnête homme". Barbe-Bleue possède une somptueuse demeure à l'image de celles des grands bourgeois et invite au début du conte ses deux prétendantes pour mieux les connaître. Les jeunes "brebis" séduites, entrent tout droit dans la gueule du loup, ne soupçonnant guère qu'il tentera, une nouvelle fois d'égorger l'une d'entre-elles mais il n'y arrivera pas.

Vikiliens pour compléter[modifier | modifier le wikicode]

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