Léon Gambetta

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Léon Gambetta, photographié par Étienne Carjat.

Léon Gambetta, né le 2 avril 1838 à Cahors et mort le 31 décembre 1882 (à 44 ans) à Sèvres, est un homme politique français, républicain.

L'opposant républicain au Second Empire[modifier | modifier le wikicode]

Avocat de formation, Gambetta se fait remarquer comme opposant républicain au Second Empire en 1868. Il est candidat à la députation aux élections de 1869. Il est alors le principal rédacteur du programme républicain radical dit programme de Belleville.

Élu député, il fait partie de la minorité républicaine du Corps législatif. En avril 1870, il vote contre la déclaration de guerre à la Prusse.

Léon Gambetta quitte Paris assiégé, le 7 octobre 1870.

L'organisateur de la Défense nationale[modifier | modifier le wikicode]

Il participe à la journée révolutionnaire du 4 septembre 1870 à l'issue de laquelle les députés proclament la déchéance de l'empereur Napoléon III et l'avènement de la Troisième République.

Gambetta est nommé ministre de l'Intérieur du Gouvernement de la Défense nationale. Le 7 octobre 1870, en ballon monté, il parvient à s'échapper de Paris encerclé par les troupes allemandes. Réfugié à Tours, nommé ministre de la Guerre, il tente d'organiser la poursuite de la guerre. En 1871, il est hostile à la capitulation de Paris, souhaitée par la majorité du gouvernement. Il démissionne.

Le député d'opposition[modifier | modifier le wikicode]

Les attitudes du tribun Gambetta

En février 1871, il est élu député du Bas-Rhin (qui devait devenir allemand selon les négociations du traité de Francfort). Gambetta refuse de voter le traité de paix. Après l'annexion de l'Alsace-Lorraine, il démissionne de l'Assemblée nationale qui vient d' accepter le traité. Il s'exile en Espagne.

Élu comme député de la Seine en juillet 1871, il siège parmi les républicains d'extrême-gauche. Il soutient la politique modérée de Thiers qu'il proclame libérateur du territoire.

En 1873, Thiers doit démissionner. Les conservateurs monarchistes partisans de l'Ordre moral et du maréchal de Mac-Mahon prennent le pouvoir. Gambetta s'allie alors avec les députés modérés du centre. Il devient « opportuniste ». Il parvient à faire voter les lois constitutionnelles de 1875 qui organisent et fondent la Troisième République.

En mai 1876, il s'oppose à la tentative de « coup d'État » de Mac-Mahon. Les républicains, dont il est un des chefs, parviennent à obtenir la démission de Mac-Mahon après les élection de 1879. Le républicain Jules Grévy est élu président de la République.

Le chef républicain[modifier | modifier le wikicode]

Gambetta a été président de la Chambre des députés de 1879 à 1881, mais sa forte personnalité fait de l'ombre à ses amis politiques qui le maintiennent à l'écart du pouvoir réel.

En 1881, après la victoire électorale de son parti, l'Union républicaine, il devient président du Conseil et ministre des Affaires étrangères, dans le « grand ministère » (14 novembre 1881 au 30 janvier 1882). Son gouvernement est renversé et il est remplacé par le gouvernement Charles de Freycinet.

Gambetta meurt victime d'une septicémie contractée après une blessure accidentelle.

Depuis 1920, le cœur de Gambetta repose au Panthéon de Paris.

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