Jacques Villeglé

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Jacques Villeglé (au centre sur la photo).

Jacques Villeglé est un artiste contemporain né à Quimper (ville bretonne) le 27 mars 1926. Il a notamment fait partie du Nouveau Réalisme, il est connu pour avoir collecté des affiches lacérées et en avoir fait des œuvres d'art.

Parcours artistique[modifier | modifier le wikicode]

Années 40[modifier | modifier le wikicode]

Villeglé entre, en 1945, à l'École nationale supérieure d'architecture (ENSA), et se lie d'amitié avec Raymond Hains, qui fut lui aussi un important Nouveau Réaliste.

En 1943, Villeglé découvre la peinture de son temps, avec le livre Anthologie de la peinture de 1906 à nos jours de Maurice Raynal. En 1947, il entre à l'École des beaux-arts de Nantes. En avril, il est admis à l'École nationale supérieure des beaux-arts en architecture.
Il ramasse sa première affiche lacérée en 1949 avec son ami Hains. En décembre, l'artiste quitte Nantes pour s'installer à Paris. Il abandonne ses études d'architecture et décide de limiter sa démarche aux affiches lacérées.

Années 50[modifier | modifier le wikicode]

1950-1954. Après un stage à Nancy, Villeglé participe aux « Lettres éclatées » de Hains, ainsi qu'à des films comme Défense d'Afficher. Sur les chutes des pellicules, Villeglé fait plusieurs graffitis, qui seront diffusés au Centre G. Pompidou dans les années 80. En février, les deux amis rencontrent François Dufrêne, artiste plasticien et poète, qui les présente au peintre Yves Klein.

En 1957, c'est la première exposition d'affiches lacérées. Au vernissage, Jacques Villeglé rencontre Gérard Deschamps.
Villeglé se rend compte que le public et les critiques n'ont pas compris le but des affiches lacérées. Aussi publie-t-il, en mai 1958, une mise au point intitulée « Des réalités collectives ».

Février 1959. Dufrêne a mis en vente des affiches lacérées de petit format, et Jacques Villeglé a créé le concept du Lacéré Anonyme. En juin, François Dufrêne l'invite à exposer dans l'atelier de son père. Lacéré Anonyme devient mythique ; c'est un personnage né de l'espoir en une activité commune, qui personnifie l'ensemble des « lacérateurs » sans nom.

Octobre. Des affiches du Lacéré Anonyme, un monochrome bleu de Y. Klein et une machine à peindre de J. Tinguely sont exposés à l'intérieur et à l'extérieur du musée municipal d'Art moderne de la Ville de Paris, dans le cadre de la 1re biennale des Jeunes de Paris.

Années 60[modifier | modifier le wikicode]

En février 1960, Dufrêne est chargé d'organiser une salle au salon Comparaisons. En avril, à Milan, Pierre Restany rédige le premier Manifeste du Nouveau réalisme, et organise une exposition à la galerie Apollinaire, avec Klein, Hains, Villeglé, Dufrêne, Tinguely. Il invite aussi son ami Arman. Le 27 octobre, chez Yves Klein, aura lieu la signature de la « déclaration constitutive du groupe des Nouveaux Réalistes ».

En 61, Villeglé prend le relais de Dufrêne au salon Comparaisons jusqu'en 1968, date de sa démission. Outre les Nouveaux Réalistes, il y invitera d'autres jeunes artistes européens et américains, artistes pop, le Mec art, Poulet 20 NF… En 1968, il propose comme dernière expérience, avec Jean-Louis Brau, une salle Hippie qui ne présenterait aucune œuvre plastique. Le 17 mai, c'est l'ouverture de la galerie J, et la mise en place de son premier contrat. En 63 et 64, Villeglé fait des expositions personnelles aux galeries J et Ad Libitum (respectivement à Paris et Anvers).

Années 70[modifier | modifier le wikicode]

Il commence à travailler au catalogue raisonné de son œuvre. En octobre-novembre, c'est le dixième anniversaire des Nouveaux Réalistes. 71-72, à la Staatgalerie de Stuttgart, a lieu la première exposition de musée consacrée seulement aux affiches lacérées, et les premières rétrospectives muséales de son œuvre sont organisées à Stockholm et à Krefeld. Fin 74, Villeglé réalise un film d'animation sur une musique de Bernard Heidsieck, Couper n'est pas jouer, et avec une affiche que J. Dubuffet avait fait placarder sur les murs du quartier des Halles. De 1976 à 1981, Villeglé participe aux expositions suivantes :

  • Panorama de l'art français 1960-1975
  • Beautées volées
  • Paris-New York
  • Dufrêne et Villeglé, affiches lacérées
  • Bryen éclaté
  • Paris/Paris
  • West-Kunst (en allemand : l'art de l'ouest)

Michel Lancelot lui consacre une émission télévisée, Loi du 19 juillet 1881, Villeglé.

Années 80[modifier | modifier le wikicode]

En janvier 1982, l'exposition Les présidentielles 81 vues par Villeglé au Centre d'art Contemporain J. et J. Donguy à Paris. En février et juin il présente la Guérilla des Écritures, interventions à Rennes (Bretagne) et à Paris. En avril 85, il commémore le centenaire des premiers écrits d'Alfred Jarry à Rennes.

Années 90[modifier | modifier le wikicode]

En 90, 95 et 97 sont publiés trois ouvrages consacrés à l'artiste : Villeglé, la présentation en jugement, Un homme sans métier et Carrefour Politique.

En 97 et 98, il participe aux expositions sur le Nouveau Réalisme organisées à Paris, Cologne, Vence, Milan…. 1999 voit fleurir des expositions personnelles de l'artiste, à Paris, Poitiers, New York et Mérignac.

Années 2000[modifier | modifier le wikicode]

Il fait plusieurs rétrospectives et expositions personnelles (par exemple en 2000 à la Cité de la Musique à Paris, en 2003 à Poitiers, Vannes et Paris). En 2002, il participe à la création d'étoffe et de vêtements de Ferdinando Botto Poala. Il crée quelques sculptures et éléments de mobilier.

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Lien externe[modifier | modifier le wikicode]

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