Hygie

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Portrait d'Hygie attribué à Scopas et provenant de Tégée, Musée national archéologique d'Athènes

Hygie ou Hygée (en grec ancien Ὑγιεία / Hugieía ou Ὑγεία / Hugeía, « santé ») est, dans la mythologie grecque, la déesse de l'hygiène (à qui elle a donné son nom), de la médecine préventive et de la santé. Elle est la fille d'Asclépios, le dieu de la médecine et de la nymphe Épione.

Elle possède 5 sœurs ( Panacée, la déesse qui donne aux hommes les remèdes par les plantes, la médecine curative ; Méditrine, la guérisseuse ; Acéso, le processus de guérison; Iaso, la guérison par les soins curatifs et Églé, mère des Trois Grâces) et 3 frères (Machaon, le chirurgien ; Podalire, le médecin généraliste et Télesphore, le dieu de la Convalescence), ainsi qu'un demi-frère, Aratos (fils d'Asclépios et  d'Aristodoma).

Certains mythes en font la fille d'Eros et Péitho, ainsi que la femme d'Asclépios.

Rôle[modifier | modifier le wikicode]

Hygie était une déesse puissante, qui veillait à la santé des êtres vivants.

Elle prévenait la maladie, aussi bien pour les hommes que pour les animaux. Elle leur indiquait que manger pour leur santé, et les conseillait quant à leur bien-être. Elle les aidait à entretenir leur vitalité, et leur insufflait pour cela une hygiène de vie, et les encouragea à aller aux bains publics quand on en ouvrit. Elle permettait ainsi d'éviter un grand nombre de maladies, et donc aidait ainsi son père, qui était surchargé de travail. Contrairement à ses frères et sœurs, elle seule se positionne sur la prévention des maladies, comme dit le proverbe : "mieux vaut prévenir que guérir".

Elle est donc à l'origine d'une nouvelle forme de médecine, la médecine préventive.

Culte[modifier | modifier le wikicode]

Comme Hygie est tout d'abord une abstraction personnifiée, son culte remonte seulement à la dernière période de la religion hellénique. Avant, son nom était simplement une épithète appliquée à d'autres divinités, notamment à Athéna.

Statue d'Hygie, palais de l'Ermitage, Saint-Pétersebourg

Le culte d'Hygie était certainement célébré dès le VIIe s. avant J-C., mais elle ne devient réellement une déesse à part entière vers -500, et fait ses débuts à Eclépiéion, en Attique, sur les pentes sud de l'Acropole. Son culte s'étend ensuite plus largement après que l'oracle de Delphes l'eut reconnue, suite à une épidémie de peste qui eut lieu entre -429 et -427, et qui dévasta Athènes.

Ses principaux lieux de culte sont Épidaure, Corinthe, Cos et Pergame, mais elle était aussi célébrée à Athènes, Gortys, Sycion (Sikyonia), Oropus, et dans bien d'autres lieux encore... A Sicyone, Pausanias remarqua qu'une statue était recouverte d'un voile (de bandelettes d'étoffes babyloniennes), et que les femmes de la ville lui donnaient leurs cheveux, en offrande. Selon l'inscription, il en était de même à Paros.

Elle était généralement associée cependant à son père, c'est pourquoi elle partage avec lui un grand nombre de lieux de culte.

Chez les Romains, on l'adorait sous le nom de Salus, la traduction de son nom grec sous lequel elle était connue généralement. Elle possédait un temple près de la colline Salutaris, un des quatre sommets du Quirinal, fondé lors de la guerre du Samnium et qui renfermait des fresques de Fabius Pictor. A Rome, elle possédait aussi son image à l'intérieur du temple de la Concorde.

Représentations dans l'art[modifier | modifier le wikicode]

Hygie est généralement représentée sous la forme d'une jeune nymphe à l'oeil vif ainsi qu'aux formes généreuses, joyeuse et pleine de vie ; son visage affiche toujours une expression de douceur ou de bonté. Elle est souvent vêtue d'une tunique, laissant parfois voir son sein, ainsi que d'un diadème ou bien d'une couronne de laurier. Elle tient un serpent qui vient s'abreuver dans une coupe qu'elle tient à la main, et elle porte de temps en temps une corne d'abondance ou bien un sceptre dans l'autre. Elle est ordinairement accompagnée de son père sur les médailles, ou bien de Télesphore. Elle sera ensuite représentée sous les traits d'une matrone.

Un grand nombre de monuments la représentant nous sont parvenus.

Gustave Klimt, lors d'un tableau représentant la médecine commandée pour le palais de la sécession de Vienne, représenta Hygie, au centre de son œuvre. Malheureusement, le tableau fit scandale, ne représentant pas assez les mérites de la médecine mais plutôt son impuissance face au destin, et jugé trop érotique, disparu, et la photo du détail d'Hygie est la seule photographie couleur qu'il en reste. Elle est représentée selon les anciennes conventions, avec un serpent sur son sein venant boire dans une coupe qu'elle tient dans sa main gauche.

Caducée d'Hygie, emblème de la pharmacie

Hygie aujourd'hui[modifier | modifier le wikicode]

De nos jours, la coupe d'Hygie, dans laquelle s'abreuve un serpent est le symbole de la pharmacie, aussi appelée "caducée d'Hygie" ou "caducée pharmaceutique".

Le serment d'Hippocrate lui fait référence, ainsi qu'à son père et qu'à sa sœur, Panacée : « Je jure par Apollon, médecin, par Asclépios, par Hygie et Panacée, par tous les dieux et toutes les déesses, les prenant à témoin que je remplirai, suivant mes forces et ma capacité, le serment et l’engagement suivant [...] »

Sources[modifier | modifier le wikicode]

Wikipedia

Le grenier de Clio (Hygie)

Hygie déesse de la santé et de la propreté

La mythologie selon Rubis (Hygie)

Imago Mondi

Jeûner.co

LA MEDECINE,reproduction d'un tableau de Klimt qui n'existe plus

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Liens internes[modifier | modifier le wikicode]

Liens externes[modifier | modifier le wikicode]

LA MEDECINE,reproduction d'un tableau de Klimt qui n'existe plus

Panacée sur Wikipédia

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