Histoire de la République islamique d'Iran

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L'ayatollah Khomeini, fondateur de la République islamique d'Iran

Dans les années 1970, les réformes entreprises par le chah Mohammad Reza Pahlavi, indisposent de nombreuses parties de la société iranienne (les musulmans intégristes, les nationalistes, les démocrates et les communistes). À la fin des années 1970, l'alliance temporaire des opposants aboutit à de violentes manifestations contre le régime policier du chah, elles sont durement réprimées. En janvier 1979, le chah doit quitter l'Iran (exil). L'ayatollah Rouhollah Khomeini, chef des musulmans intégristes, quitte son exil (en France) et rentre en Iran au début février 1979.

Les débuts de la République islamique d'Iran[modifier | modifier le wikicode]

Les « révolutionnaires », créent un Conseil de la révolution islamique, rompent les relations diplomatiques avec l'État d'Israël, obligent les femmes à porter le tchador. La République islamique d'Iran est proclamée le 1er avril 1979 par Khomeini. Les banques et les compagnies d'assurances, les industries modernes sont nationalisées. La presse est surveillée de près. De nombreuses personnalités ayant servies le régime du chah sont exécutées (d'autres seront assassinées dans leurs lieux d'exil les années suivantes). Des soulèvements locaux sont réprimés durement dans le Khouzistan et le Kurdistan. Les gardiens de la Révolution, groupes d'intégristes musulmans s'emparent des pouvoirs locaux, créent des tribunaux révolutionnaires qui éliminent leurs opposants de toutes tendances. Une partie des alliés d'hier, en particulier les moudjahidin du peuple, entrent en lutte contre les intégristes. De nombreux attentats contre des personnalités de la république islamiste sont organisés par les opposants. Des officiers tentent des coups d'état. Cependant, en novembre 1979, les étudiants iraniens prennent en otages 90 personnes du personnel de l'ambassade des États-Unis à Téhéran. Les États-Unis sont alors nommés le « Grand Satan » par les Iraniens. Cela provoque la rupture des relations diplomatiques et un embargo commercial américain sur l'Iran. Les otages ne seront libérés qu'en janvier 1981.

La guerre contre l'Iraq de Saddam Hussein[modifier | modifier le wikicode]

Le 22 septembre 1980, l'Iraq de Saddam Hussein attaque l'Iran. La guerre durera jusqu'en août 1990. Elle fera des dégâts humains considérables en Iran (plus de 600 000 tués dont de très nombreux enfants-soldats) et matériels (près de 400 milliards de dollars). Les armes chimiques seront employées par les Irakiens. À l'issue de la guerre, les deux pays n'auront réalisé aucun de leurs souhaits.

Dans ce conflit, l'Iraq souhaitait mettre la main sur les iles du détroit d'Ormuz que l'Iran avait occupées en 1971. Également, l'Iraq pensait s'emparer de la très riche région pétrolifère du Khouzistan iranien. Enfin le gouvernement de Saddam Hussein (de tendances Laïques) espérait se débarrasser du gouvernement iranien dirigé par des religieux chiites qui avaient appelé les irakiens à se soulever contre lui. L'Iraq était soutenu, financièrement et militairement, par les États-Unis, la France, les monarchies pétrolières du golfe Persique et l'URSS

Les religieux conservateurs contrôlent l'Iran[modifier | modifier le wikicode]

L'Iran actuel, est une théocratie. Pour les dirigeants iraniens le pouvoir politique vient de Dieu (Allah) et est exercé sous le contrôle des religieux formant le clergé chiite. Les lois iraniennes sont basées sur le contenu du Coran interprété par le clergé. Cependant, le peuple iranien élit une partie du personnel politique. Mais tous les candidats aux fonctions électives doivent être acceptés par le Conseil des Gardiens de la révolution (qui est entre les mains du clergé chiite).

À la tête de l'Iran se trouve le Guide de la Révolution. C'est le seul homme politique qui doive être un membre du clergé chiite. Le guide est élu à vie par le Conseil des experts (86 religieux élus pour 8 ans par les citoyens âgés de plus de 15 ans). Le Guide n'est responsable devant personne. Le Guide est le chef de l'État, commande l'armée, accepte l'élection du président de la République qu'il peut révoquer, nomme les plus hauts responsables de la justice. Il dirige l'armée parallèle des Gardiens de la Révolution et a un représentant dans chaque ministère et chaque province. Depuis 1979, il y a eu deux Guides suprêmes : de 1979 à 1989 (date de sa mort) Rouhollah Khomeini et depuis 1989, Ali Hossein Khameini.

Le Conseil des gardiens de la Révolution a un rôle très important. Six de ses membres sont nommés par le Guide de la Révolution et les six autres par le Parlement à partir d'une liste de candidats établie par le pouvoir judiciaire nommé par le Guide de la Révolution. Le conseil sélectionne les candidats à la présidence de la République, les candidats à l'élection au Parlement. Il peut s'opposer à une loi votée par le Parlement.

Le président de la République est élu au suffrage universel pour 4 ans et peut être réélu une fois. Le président est entouré d'une dizaine de vice-présidents et d'une vingtaine de ministres. Mais lui-même et les ministres peuvent être renvoyés par le Parlement (avec l'accord du Guide de la révolution). Le président propose des lois et les applique lorsqu'elles ont été votées par le Parlement. L'actuel président est Hassan Rohani élu en 2013. Le président de 2005 à 2013 était Mahmoud Ahmadinejad (réélu deux fois.)

Le Parlement iranien ne comporte qu'une seule chambre de 290 membres élus pour 4 ans. Il vote les lois, peut renverser les ministres et le président de la République.

Enfin il existe un Conseil de discernement qui est chargé de régler les oppositions entre le Conseil des gardiens de la Révolution et le Parlement. Il comporte les six religieux du Conseil des Gardiens de la Révolution, le président de la République, le président du Parlement, le chef du pouvoir judiciaire, le ministre concerné. Il peut modifier les lois votées.

On le voit tout le système politique est aux mains des religieux, et parmi eux des plus conservateurs qui ne veulent pas changer les règles qui leur assurent le pouvoir. Les tentatives de réformes du président Mohammad Khatami (entre 1997 et 2005) ont échoué devant l'opposition des conservateurs qui ont agi pour discréditer toutes ses propositions.

La question du nucléaire iranien[modifier | modifier le wikicode]

L'Iran veut développer son programme de production d'énergie électrique à partir de la technologie nucléaire. Pour cela à partir des années 1950, il a collaboré avec des gouvernements et des sociétés industrielles occidentaux. En 1970, l'Iran a signé le Traité de non prolifération des armes nucléaires (la bombe atomique). Mais depuis le renversement du chah, considéré comme un ami de l'Occident, et l'installation de la République islamique en 1979, certains gouvernement soupçonnent l'Iran de faire des recherches à but militaire. La possession de la bombe atomique permettrait à l'Iran d'être considéré comme une puissance régionale au Moyen-Orient. Certains grands pays n'ont d'ailleurs pas signé le traité de non prolifération (Inde, Pakistan, Israël (État) entre autres). Cependant, la possibilité que l'Iran dispose de l'arme atomique inquiète les monarchies arabes du Golfe Persique, Israël et leurs amis occidentaux. Les nombreuses prises de positions belliqueuses du président iranien Mahmoud Ahmadinejad contre l'existence d'Israël et sur la volonté de l'Iran d'enrichir l'uranium (opération nécessaire pour fabriquer la bombe) accroissent l'inquiétude. Cependant jusqu'à présent, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) n'a pas réuni de preuves explicites sur l'existence d'un programme nucléaire militaire de l'Iran.

En 2015, à Vienne sous la supervision de l'ONU l'Iran signe un accord sur le fait qu'il renonce à fabriquer une bombe nucléaire. Le 17 février 2016, les États-Unis signent un accord avec l'Iran, qui lève les sanctions frappant le pays du fait de sa politique nucléaire.

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