Henri Frenay

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Henri Frenay est un homme politique et résistant français, c'est un personnage historique du XXè siècle, surtout au cours de la Seconde Guerre mondiale, né le 19 novembre 1905 à Lyon et mort le 6 aout 1988 en Corse, à Porto-Vecchio. Il a été un homme très actif durant l'occupation.

Henri Frenay

Une jeunesse à l'écart de la politique[modifier | modifier le wikicode]

Il est issu d'une famille d'officiers lyonnais. Ils ont toujours été en dehors de la politique. Son père est mort pendant la Première Guerre mondiale, il a donc été élevé principalement par sa mère, tout en faisant ses études sur Lyon. Jusqu'à sa rencontre avec Berty Albrecht, il reste à l'écart de la politique, tout en se montrant plutôt de gauche, mais anti-communiste, comme le veut la tradition familiale.

De sa formation militaire à son statut de capitaine[modifier | modifier le wikicode]

A 19 ans, en 1924, il entre à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr. Entre 1926 et 1929, il est affecté en tant qu'officier dans l'armée du Rhin. Il entre d'abord en tant que mitrailleur, puis intègre un régiment d'infanterie. Il est ensuite affecté en Syrie.

En 1933, il rejoint un régiment d'infanterie alpine à Hyères, puis effectue un stage d'observateur aérien en 1935. Il entre à l'Ecole supérieure de Guerre entre 1936 et 1937, et devient capitaine d'infanterie breveté. En 1938, il entre au Centre des hautes études germaniques, et en obtient le diplôme. Grâce à ce diplôme, il peut observer la doctrine nationale socialiste appliquée en Allemagne, et prendre conscience du danger du nazisme.

En juin 1940, il est fait prisonnier, mais parvient à s'échapper pour ensuite rejoindre la zone libre. Quelques temps plus tard, il entre dans l'état-major de l'armée de Vichy, mais démissionne de l'armée en 1941, et entre en clandestinité. Pour ce faire, il emploie plusieurs pseudonymes, dont le plus connu est Charvet.

Des rencontres qui fondent son avenir décisif dans la résistance[modifier | modifier le wikicode]

Avec Berty Albrecht, qu'il a rencontrée en 1935 et qui est protestante et anti-fasciste, il fonde le MLN (Mouvement de Libération Nationale). Il publie aussi Les Petites Ailes de France, journal clandestin qui est publié en zone non-occupée.

Il rencontre François de Menthon, fondateur du mouvement Liberté. Nait ensuite un mouvement de résistance, de la fusion du mouvement de Liberté et du MLN, appelé Combat, dirigé principalement par Henri Frenay, en 1941. C'est le plus important mouvement de résistance de la Seconde Guerre mondiale, implanté dans toute la zone sud, dite "zone libre". Après cette création, est publié le premier numéro du journal clandestin Combat. Il a aussi rencontré des réfugiés allemands anti-nazis, a lu Mein Kampf, ce qui a achevé sa conviction du danger du nazisme.

En 1942, il rencontre le général De Gaulle, et son délégué Jean Moulin, avec qui il négocie pour unifier tous les réseaux de résistance existants en zone sud (Franc-Tireur, Libération, et Combat). Ils les regroupent en un seul réseau, les MUR (Mouvements Unis de la Résistance), actif à partir de 1943. Henri Frenay étant le chef du mouvement Combat, il va être l'un des trois chef des MUR.

Ensuite, sous l'impulsion de Jean Moulin, tous les réseaux de France, y comprit ceux qui forment les MUR, vont être regroupés dans le CNR (Conseil National de la Résistance), dont le président est Jean Moulin. Mais très vite, Henri Frenay entre en désaccord avec celui-ci, le soupçonnant de vouloir délibérément diminuer l'efficacité des MUR, au profit de certains autres mouvements.

En 1943, et ce jusqu'à Juillet 1945, le général De Gaulle nomme Henri Frenay commissaire aux Prisonniers, Déportés, et Réfugiés : il a organisé, dans des conditions très difficiles, le retour d'environ 1,5 millions de prisonniers de guerre et déportés.

Après la guerre[modifier | modifier le wikicode]

Malgré la fin de la guerre, il reste très impliqué dans la politique : il est le président de l'Union Européenne des Fédéralistes, mais aussi le co-fondateur de l'Union Démocratique et Socialiste de la Résistance.

Il publie aussi ses mémoires de la Résistance, dans La Nuit Finira, en 1973, puis Volontaires de la Nuit en 1975.

Il meurt en 1988, à Porto-Vecchio, où il sera inhumé.

Sources[modifier | modifier le wikicode]

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