Hans Frank

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Hans Frank.

Hans Franck est un homme politique allemand né le 23 mai 1900. Il a été Reichsleiter du parti nazi et ministre du Troisième Reich. Il est exécuté par pendaison le 16 octobre 1946 à Nuremberg.

Jeunesse[modifier | modifier le wikicode]

De 1920 à 1926 Hans Franck est étudiant en droit, passion qu'il tient de son père, lui même juriste.

Très jeune il s'intéresse à la politique et intègre à 18 ans un groupe d'extrême droite antisémite appelé "la société Thulé" puis contribue à l'écrasement de la République des conseils de Munich.

Quatre ans plus tard il devient membre du Parti national-socialiste des travailleurs allemands aussi appelé Parti nazi et participe aux côtés d'Hitler et de la SA à la tentative de putsch du 8 novembre 1923 à Munich dans le but de prendre le pouvoir.

Ascension politique[modifier | modifier le wikicode]

En 1933 Hans Franck devient ministre de la justice en Bavière puis devient commissaire du Reich en 1934.

En octobre 1939, il devient le gouverneur général des provinces polonaises occupées et emménage dans le château de Wawel, à Cracovie.

En 1940, il est responsable de l'assassinat de plusieurs milliers de Polonais. Il pourchasse les résistants et introduit des mesures anti-juives avec la création de ghettos, dont celui de Varsovie.

Même s'il a pour habitude de suivre les ordres qu'on lui donne, Hans Franck proteste contre l'« invasion » des Juifs qui arrivent sur son territoire. Hitler fait donc cesser cette première déportation en attendant une meilleure « prise en charge » des juifs. Au printemps 1941, Hitler lui promet que le Gouvernement général sera le premier à être vidé de juifs, "judenfrei", après la victoire sur l'URSS.

En octobre 1941, il étudie les différents moyens de se débarrasser des Juifs du Gouvernement général et il envisage de déporter les Juifs en URSS mais Alfred Rosenberg, responsable des territoires occupés en URSS refuse. Le 16 décembre, lors d'une réunion importante il déclare : « Nous devons en finir avec les Juifs [...] nous devons détruire les Juifs."

En 1942 il entre en conflit avec Himmler ( le maître absolu de la SS) pour le partage du « butin » du Gouvernement général. Himmler l’intimide en faisant assassiner un de ses collaborateurs, puis il perd la plupart de ses fonctions au sein du parti. Dévasté, il fait part à Hitler de son envie de démissionner de son poste à la tête de gouvernement général.

Hans Franck se réfugie alors dans la religion et tente de se rapprocher des églises polonaises. Le 11 mai 1944, il reçoit l'archevêque de l'église orthodoxe autocéphale d'Ukraine et demande à cette église la protection du Reich, désigne Staline comme une incarnation du diable et affirme que Dieu est un acteur de l'échec de l'attentat contre Hitler.

A partir de juillet 1944 il se rapproche à nouveau d'Hitler et reprend certaines de ses fonctions.

En 1945 il quitte le château de Wawel pour s'installer dans celui de Seichau en Silésie mais après quelques semaines il est contraint de partir pour aller dans les Alpes bavaroises.

Exécution[modifier | modifier le wikicode]

En mai 1945, Frank est pris par les Américains et tente de se suicider.

Dans sa cellule, en attendant son jugement, il écrit ses Mémoires qu'il intitule Im Angesicht des Galgens (« Face à la potence ») et où il déclare notamment avoir découvert qu'Hitler avait des origines juives.

Devant le tribunal de Nuremberg il est accusé de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre. Il plaide coupable. Le 1 octobre il est condamné à mort. Après s’être converti au catholicisme, il voit dans son exécution la juste expiation de ses crimes. Il rédige ses mémoires et est pendu à Nuremberg le 16 octobre 1946.

Sources[modifier | modifier le wikicode]

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