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Gilles de Rais

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Gilles de Rais, peinture de Éloi Firmin Féron, 1835

Compagnon d'armes de Jeanne d'Arc, stratège de la campagne de libération de la France, maréchal de France à 24 ans, mais aussi alchimiste et tueur d'enfants, Gilles de Rais est un être quasi légendaire. Héros et assassin, très érudit, possédant un sens aigu de la justice, plus riche et plus puissant que le roi de France, jalousé et craint de tous, il est condamné au bûcher pour ses multiples crimes. Il sera plus tard, sous la plume d'un écrivain, Barbe Bleue.

L'enfance[modifier | modifier le wikicode]

Gilles de Montmorency-Laval, baron de Rais, comte de Brienne, dit Gilles de Rais (ou Gilles de Retz, ou Gilles de Rays) est né à la fin de l'année 1404 au château de Machecoul et décédé le 26 octobre 1440 à Nantes. Ses parents meurent en 1415, Gilles est alors élevé par son grand-père maternel Jean de Craon. Auprès de cet homme, il reçoit une riche éducation. Il apprend le latin, la théologie et aussi l'alchimie qui le perdra. En 1422, il épouse Catherine de Thouars de qui il aura une fille.

L'homme de guerre[modifier | modifier le wikicode]

En 1420, il prend part à la guerre de Succession de Bretagne et s'y illustre. Lors de la guerre de Cent Ans, il combat au côté de Jeanne d'Arc pour qui il éprouve une admiration sans borne. Il se distingue en enlevant plusieurs châteaux et places-fortes aux Anglais. Il aidera à lever le siège d'Orléans. Il est élevé au rang de maréchal de France en 1429. Il est de plus conseiller du roi et chambellan. Trahi lors du siège de Paris, il entre en disgrâce et se retire sur ses terres. Quand Jeanne sera capturée, il tentera en vain de la libérer.

Richesse et pouvoir[modifier | modifier le wikicode]

Gilles possédait un patrimoine considérable du à ses parents, à la dot apportée par son épouse et à l'héritage reçu de Jean de Craon. Il entretenait une garde personnelle de 200 hommes et sa suite était composée de plus de 50 personnes. Son faste, sa prodigalité, son goût pour la fête et ses recherches alchimiques eurent tôt fait d'en aliéner la plus grande partie. Il doit alors vendre à Jean de Malestroit, évêque de Nantes, puis à Jean V le Sage, certaines terres et forteresses. Face à cette déperdition, sa famille intervient auprès de roi de France et obtient l'interdiction de vendre d'autres biens.

L'alchimiste[modifier | modifier le wikicode]

Dans l'alchimie, Gilles espérait trouver l'or qui commençait à lui manquer. Devant le manque de résultat, il se tourna alors vers la magie, il tenta d'entrer en connivence avec le diable, lui promettant tout à l'exception de sa vie et son âme. Paradoxalement, il restait d'une grande piété. C'est à cette époque qu'il commence à enlever des enfants afin de les offrir au Diable ou pour assouvir sa soif de débauches. Il les violait avant de les tuer. Il finit par attirer l'attention et Jean de Malestroit, qui, depuis longtemps lorgne sur ses richesses, va entrer en action et précipiter sa perte.

Le procès[modifier | modifier le wikicode]

En 1440, Gilles, encore craint et donc plus ou moins à l'abri malgré ses crimes, commet une erreur. Il reprend de force un bien qu'il avait vendu à l'église parce que ces anciens serfs y étaient maltraités. Jean de Malestroit n'est pas homme à laisser passer une telle occasion, il cite Gilles à comparaître. Le piège est tendu, Gilles se rend au tribunal et, au moment où il ne peut plus ni s'enfuir, ni récuser ses juges, découvre que les chefs d'accusation sont la sodomie, la sorcellerie et le meurtre. Par crainte de l'excommunication, il avoue ses crimes et est condamné au bûcher. Avant sa mort, il demande pardon à Dieu et aux familles des victimes. Il est enseveli dans l'église du monastère des Carmes, à Nantes.

Procès de réhabilitation[modifier | modifier le wikicode]

En 1992, Gilles est acquitté par un tribunal composé d'experts. Ce jugement n'est que purement indicatif car aucun tribunal n'a les compétences pour juger une affaire si loin dans le passé.

Sources[modifier | modifier le wikicode]

  • Gilbert Prouteau. Gilles de Rais ou la Gueule du loup. Éditions du Rocher, 1992.
  • Michel Bataille. Gilles de Rais. Mercure de France, 1972.
  • Wikipédia : Gilles de Rais. Consulté le 19 février 2008.
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