Garde (militaire)

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Un guard au Palais de Buckingham, soldat de la Garde royale britannique.

Un garde, dans le domaine militaire, désigne un soldat qui surveille, protège un endroit contre les ennemis ou arrêtent et contrôlent l'intrusion de personnes extérieures comme des civils.

Être en garde, ou se tenir en garde, est une position pour être prêt à combattre, plutôt dans un contexte civil, comme un duel ou un art martial. Il est très différent de l'ordre vocal « garde-à-vous », utilisé dans les formations en uniforme, et qui signifie au contraire d'avoir une position debout et droite, les bras le long du corps, les talons joints, immobile. On met fin au « garde-à-vous » par le mot « Repos ! » de l'officier (également au garde-à-vous).

L'avant-garde est l'ensemble des troupes au devant d'une unité militaire (telle une armée) : elles seront les premières à entrer en contact avec l'ennemi (ce peut être des troupes de reconnaissance). Ces troupes avaient un risque de pertes élevées, on les appelait les enfants perdus. A l'arrière d'une troupe en mouvement se trouve l'arrière-garde. Le terme d'avant-garde est passé dans le domaine civil, en particulier artistique, pour désigner des personnes qui entreprennent des actions nouvelles ou expérimentales et refuse les formes d'art communes. Les avant-gardistes se veulent en avance sur leur époque.

Une garde, ou La Garde, désigne une unité militaire constituée de soldats fidèles (souvent considérés comme valeureux) attachée au souverain (au sens large) et le protégeant, sous ses ordres directs.

La Garde, unité d'élite[modifier | modifier le wikicode]

Ce type d'unité militaire prestigieuse, qui protège le pouvoir mais peut aussi participer à la guerre, existe depuis l'Antiquité. Voici quelques exemples de gardes dans l'Histoire militaire :

  • Les Immortels, ou Mélophores, garde personnelle des empereurs perses. Créés pour garder les portes du palais et richement vêtus, ils protégeaient la tente du Grand Roi lors des guerres et combattaient à côté de lui.
  • La Garde prétorienne des empereurs romains. Censés être fidèles à l'empereur, ils ont toutefois participé à l'élimination de 6 d'entre eux.
  • La royauté française emploie depuis longtemps des gardes. Déjà les rois mérovingiens avaient des «gardes du corps», la truste. Les Carolingiens ont des «paladins» (gardes du palais) protégeant leur personne, à la façon des prétoriens. Ces milites (soldats) sont d'ailleurs la seule armée régulière et permanente. Ces compagnons de l'empereur sont souvent les ancêtres des chevaliers du Moyen Âge. Sous les Capétiens et au fil du temps, il y aura de plus en plus de gardes qui formeront la Maison militaire du Roi de France. D'abord des huissiers d'armes et des gardes de la porte (du palais), puis la Garde écossaise de Charles VII, les Cent-Suisses toujours existant en 1789, puis encore les Gardes du corps, les Gardes de la prévôté, et les célèbres Mousquetaires du Roi.
  • La Garde suisse du Vatican, réputée pour porter les uniformes les plus anciens (de la Renaissance, avec une hallebarde). Les gardes pontificaux (du pape) paraissent être une troupe d'apparat ; mais comme les guards de la royauté anglaise, ils n'en sont pas moins des soldats très entrainés aux sports de combat et au maniement d'armes de guerre.
  • Cavalier de la Garde républicaine française (époque actuelle).
    A la suite de la Garde consulaire, la Garde impériale de Napoléon Ier reste une des gardes les plus célèbres. Elle est constituée des meilleurs soldats français (et certains étrangers), mieux payés, les plus grands, sachant lire et écrire, ayant déjà combattus ; ils sont très fidèles à l'empereur, et jalousés du reste des troupes. Ils constituent une réserve stratégique, utilisée dans une bataille uniquement au meilleur moment. La Garde impériale fut de plus en plus importante, jusqu'à avoir plus de 100 000 hommes. Des soldats d'infanterie, mais aussi de cavalerie, d'artillerie, du génie... Toujours sous les ordres uniquement de Napoléon, ils ne peuvent empêcher la défaite à Waterloo où on aurait dit : « la Garde meurt, mais ne se rend pas ».
  • De nombreux pays possédaient une garde (avec souvent de la cavalerie, puis des chars d'assaut), comme le Royaume-Uni, l'Empire russe, la Prusse puis l'Allemagne impériale. Au XXe siècle, la Garde rouge des bolcheviks joua un rôle important dans la Révolution russe et formeront l'Armée rouge. Celle-ci, lors de la Seconde Guerre mondiale, créera des unités de la Garde soviétique . La SS, également politique puis militaire (la Waffen-SS), était la garde du parti nazi (et d'Hitler) puis une importante force armée du Troisième Reich ; elle fut surnommé la «Garde noire».
  • Héritière des gardes royales ou impériales présentes à Paris, la Garde républicaine française assure la sécurité des autorités nationales, en particulier la protection et l'escorte du Président de la République.

Autres unités particulières[modifier | modifier le wikicode]

Il est à noter qu'un autre type de Garde existe - ou existait - dans certains pays, bien moins professionnelle (comme les soldats de métier) : il s'agit de la Garde nationale, apparue en France sous l'Ancien Régime, et existant aussi aux États-Unis. Ce sont des soldats issus de la nation (du peuple), mi-civils mi-militaires, qui prennent l'uniforme et s'entrainent de temps en temps. Ils peuvent ainsi aider l'armée régulière (l'armée normale) de l’État en cas de guerre. Les gardes françaises (futurs gardes nationaux), proches du peuple puisqu'en faisant partie, ont joué un grand rôle lors de la Révolution, par exemple pour la Prise de la Bastille. Ces soldats à mi-temps, habillés de bleu, rejoindront l'armée régulière (à l'uniforme blanc de l'ex-armée royale) pour participer aux guerres de la Révolution. Plus tard, sous le Second Empire, il y avait des gardes nationaux mobiles ("mobiles" car aptes à se déplacer en tout lieu et non rester dans leur région), des civils enrôlés pour aider, voire remplacer l'armée régulière (professionnelle) lorsqu'elle fut battue à la bataille de Sedan (1870). Ces «gardes», intégrés au moins pour un temps à l'armée du pays, ne peuvent être considérés véritablement comme une milice.

La Garde nationale a été recréée en France en 2016, comme réserve de la Gendarmerie et de la Police nationale.

La Garde civile espagnole est semblable à une gendarmerie. Les garde-côtes sont civils, à la différence de beaucoup de garde-frontières.

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