Galère portugaise

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Physalie
Une physalie
Une physalie
Nom(s) commun(s) Physalie, Galère portugaise
Nom scientifique Physalia physalis
Classification Cnidaire
Milieu de vie surface de la mer
Taille 10 à 20 cm de long (pour le flotteur) ; jusqu'à 50 m de long pour les tentacules
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La Galère portugaise ou physalie (nom scientifique : Physalia physalis) est un animal marin, qui flotte à la surface de l'eau. Vivant plutôt dans les eaux chaudes des régions tropicales, il lui arrive de dériver jusqu'en Europe. C'est un cnidaire très reconnaissable à sa couleur bleue et à ses longs tentacules. Elle ressemble un peu à une méduse, mais en fait, elle est plus proche parente des hydres. Elle est parfois appelée "fausse méduse".

Description[modifier | modifier le wikicode]

Le « corps » de la physalie est en fait constitué par une colonie de plusieurs polypes. Il est formé par une sorte de flotteur, le pneumatophore, rempli de gaz, qui permet à la physalie de flotter à la surface de la mer. Le pneumatophore est pourvu d'une sorte de petite voile, qui lui permet de se déplacer grâce au vent. Ce pneumatophore est en fait un polype spécialisé : c'est lui qui soutient toute la colonie, et lui permet de se déplacer. Lorsqu'elle est attaquée par une prédateur venu de la surface, la physalie peut légèrement « dégonfler » son pneumatophore pour plonger sous l'eau quelques instants.

Sous le pneumatophore pendent de longs tentacules de couleur bleu-violet, qui peuvent atteindre une longueur de 50 mètres. Ces tentacules sont en fait des polypes spécialisés, les dactylozoïdes. Ils capturent les petits poissons et les autres proies de la physalie grâce à des filaments urticants, les cnidocystes. Comme tous les cnidaires, ces cnidocystes sont capables d'injecter un venin puissant. Les tentacules amènent ensuite les proies aux gastrozoïdes, un autre type de polypes, qui les digèrent, et nourrissent toute la colonie.

La physalie est également constituée d'un quatrième type de polype, les gonozoïdes, qui produisent les spermatozoïdes et les ovules, qui permettent à la physalie de se reproduire.

Mode de vie[modifier | modifier le wikicode]

La physalie vit plutôt dans les eaux chaudes, des régions tropicales. Elle flotte à la surface, et se fait pousser par le vent, ce qui lui permet de dériver sur de longues distances sans se fatiguer. L'inconvénient est qu'elle ne contrôle pas sa trajectoire. Lors de violentes tempêtes, elle peut ainsi dériver très loin de son milieu de vie habituel, sur les côtes européennes, par exemple, où il lui arrive parfois de s'échouer sur la plage.

Elle laisse pendre ses longs tentacules sous l'eau, ce qui lui permet de capturer les petits poissons qui passent par là.

Prédateurs[modifier | modifier le wikicode]

La physalie est un prédateur carnivore, mais elle est aussi elle-même la proie d'autres prédateurs, comme la tortue caouanne, par exemple.

Un escargot, la janthine, et un nudibranche, le glaucus, sont des prédateurs spécialisés qui ne se nourrissent que de physalies, et d'autres cnidaires flottants, comme la vélelle et la porpite, par exemple. La janthine et le glaucus sont bleus, tout comme leurs proies, ce qui constituent un excellent camouflage dans la mer. Ils sont eux aussi capables de flotter, et se laissent dériver jusqu'à la physalie avant de la manger. Le glaucus est même capable de garder vivantes les cnidocystes, les cellules venimeuses de la physalie, et de s'en servir pour sa propre défense.

Symbiose[modifier | modifier le wikicode]

Un petit poisson, Nomeus gronovii, parfois appelé « poisson physalie », vit parmi les tentacules de la physalie, un peu comme le poisson-clown vit parmi les tentacules des anémones de mer.

La physalie ne mange pas ces petits poissons, qui vivent ainsi bien à l'abri, protégés de leurs prédateurs par les tentacules venimeux. En contrepartie, les poissons se nourrissent des restes de nourriture de la physalie, et la débarrassent de ses déchets. Ainsi, chacun y gagne.

Danger pour l'homme[modifier | modifier le wikicode]

En principe, les physalies vivent au large, et ne représentent pas un danger pour l'homme. Cependant, les vents peuvent parfois pousser des physalies vers les plages, où elles peuvent être un danger pour les baigneurs. Comme pour les méduses, il est parfois nécessaire de fermer une plage à cause des physalies.

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Vikiliens pour compléter[modifier | modifier le wikicode]

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