Fourvière

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La basilique, sur la colline de Fourvière.

Fourvière est une des deux collines de Lyon, située à l'ouest de la ville. C'est là que la ville a été fondée en 43 av. J.-C..

Son nom vient du latin Forum Vetus (« vieux forum »).

Elle est surnommée la « colline qui prie », car elle contient la basilique Notre-Dame de Fourvière et de nombreux monastères, ainsi que l'évêché. On y trouve aussi des vestiges gallo-romains.

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

Maquette de Lugdunum (musée gallo-romain de Fourvière). L'essentiel de la ville est sur la colline de Fourvière.

Dès avant l'époque gallo-romaine, Fourvière est occupée par les Gaulois, qui y ont un sanctuaire dédié au dieu celte Lug. Ils y organisent de grands banquets qui rassemblent plusieurs tribus.

En 43 av. J.-C., Lucius Munatius Plancus fonde sur la colline la cité de Lugdunum, qui deviendra Lyon, et qui devient rapidement la capitale des Gaules. À la fin du IIIe siècle, elle est abandonnée au profit des bords de Saône, car les aqueducs ne fonctionnent plus parce que le plomb dont ils sont composés est régulièrement volé. En 840, une partie de la colline s'effondre.

Au XIIe siècle, Fourvière est de nouveau occupée, comme lieu de prière : une chapelle, dédiée à la Vierge Marie et à Thomas Beckett, est construite à l'emplacement du vieux forum romain. Elle sera peu à peu rejointe par de nombreux monastères.

En 1643, lors de la neuvième épidémie de peste dans la région en moins d'un siècle, les échevins font le vœu de faire chaque année un pèlerinage à Fourvière le 8 septembre, pour prier et offrir des cierges et un écu d'or. La peste a épargné Lyon et n'y est jamais revenue. De nos jours, le conseil municipal lyonnais continue cette tradition chaque année.

La chapelle est agrandie au XVIIIe siècle, puis on place sur son toit une immense statue dorée de la Vierge le 8 décembre 1852. C'est ce jour-là qu'ont eu lieu les premières illuminations de Lyon.

En 1870, pendant la guerre franco-prussienne, les Lyonnais font un nouveau vœu pour être protégés de l'invasion. Les Prussiens s'arrêtant avant Lyon, une basilique est donc bâtie à l'emplacement de la chapelle entre 1872 et 1896. Elle recevra en particulier la visite du pape Jean-Paul II en 1986.

En 1930, une partie de la colline s'effondre à nouveau, causant la mort de quarante personnes.

Géographie[modifier | modifier le wikicode]

La montée de Tire-Cul

La colline de Fourvière est située à l'extrême est du Massif central, le long de la Saône (dans sa partie nord) et du Rhône (au sud). Elle comporte les quartiers lyonnais de Loyasse, Fourvière, Saint-Just, Saint-Irénée, ainsi que la commune de Sainte-Foy-lès-Lyon, où se trouve son point culminant (fort de Sainte-Foy, 318 m d'altitude).

Depuis plusieurs endroits de la colline, on peut voir des panoramas de toute la métropole de Lyon et, au delà, jusqu'aux Alpes et au mont Blanc.

La « ficelle » de Fourvière

L'accès se fait par :

  • Quelques routes très pentues :
    • la montée de Choulans ;
    • la montée de l'Observance ;
    • la montée du Chemin-Neuf ;
    • la montée du Gourguillon ;
    • la montée Saint-Barthélémy.
  • Des escaliers eux aussi très raides :
    • la montée des Chazeaux (aussi appelée montée de Tire-Cul, 228 marches) ;
    • la montée des Épies ;
    • la montée du Change ;
    • la montée du Garillan ;
    • la montée Nicolas de Lange.
  • On peut aussi prendre le funiculaire (aussi appelé ficelle par les Lyonnais) :
    • le funiculaire de Saint-Jean à Fourvière (devant la basilique) ;
    • le funiculaire de Saint-Jean à Saint-Just, via Minimes (près du site gallo-romain).

Patrimoine[modifier | modifier le wikicode]

Vestiges antiques[modifier | modifier le wikicode]

Le tombeau de Turpion

Le colline de Fourvière étant le centre de la cité antique de Lugdunum, on y trouve encore de nombreux vestiges.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le wikicode]

Autre construction[modifier | modifier le wikicode]

Parcs[modifier | modifier le wikicode]

  • Les jardins du Rosaire, qui montent du Vieux Lyon jusqu'à la basilique ;
  • Le parc des hauteurs (de la tour métallique jusqu'à Loyasse).

Sources et liens[modifier | modifier le wikicode]

Sources[modifier | modifier le wikicode]

  • Encyclopédies du voyage, Lyon-Rhône, Gallimard Loisirs 2012 (ISBN 978-2-74-243120-5) ;
  • Régis Neyret, Lugdunoscope, Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire 2000 (ISBN 2 84147 098 9) ;
  • Bruno Benoît, Le Roman de Lyon : Repères, Territoires, Identités, Éditions Lyonnaises d'Art et d'Histoire 2013 (ISBN 978-2-84147-314-4).

Liens externes[modifier | modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Article mis en lumière la semaine du 28 novembre 2016.
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