Femme dans la Révolution de 1789

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Avant la Révolution, la femme n'est pas libre. Pendant sa jeunesse la femme est soumise à son père ou à son tuteur. Pendant sa vie adulte si elle se marie elle est soumise à son époux, si elle reste célibataire elle est soumise à son père ou à ses frères. Dans les familles nobles de nombreuses filles cadettes étaient contraintes de devenir nonnes (religieuses) pour laisser le maximum de biens en héritage à leurs frères.

La marche des Parisiennes sur Versailles le 5 octobre 1789

Les assemblées révolutionnaires vont, après des discussions passionnées, peu à peu modifier la législation. Surtout la femme va jouer un rôle politique plus important. Le droit à l'égalité va toucher les citoyens et les citoyennes. Certaines femmes vont le prouver avec force, courage et intelligence. Les figures les plus connues de la défense des femmes sont Olympe de Gouges (qui sera cependant guillotinée, mais pour ses opinions politiques) ou Nicolas de Condorcet (lui aussi guillotiné pour ses opinions politiques).

Déjà au début octobre 1789, c'est la marche des femmes sur Versailles qui contraint le roi, et l'assemblée nationale constituante à revenir s'installer à Paris. Régulièrement les parisiennes se rendent à l'Assemblée Nationale pour faire pression sur les députés afin qu'ils prennent des mesures pour assurer le ravitaillement quotidien. Elles assistent aussi aux séances du tribunal révolutionnaire pour surveiller les juges (ce sont les « tricoteuses ».

Dès septembre 1792, la Législative accorde le divorce après deux ans de vie commune avec l'époux. Cependant la disparition du droit d'aînesse et l'affirmation de l'égalité au moment du partage des biens après le décès des parents allaient modifier la situation. Beaucoup de jeunes filles restaient célibataires et restaient vivre au domicile paternel afin de ne pas diviser l'héritage des autres frères et sœurs. Il fallait également éviter de diminuer la quantité des biens héritables ce qui arrivait au moment où la nouvelle mariée quittait sa famille pour entrer dans celle de son époux, départ qui était accompagné du versement d'une dot prise sur les biens des parents. Notons que les jeunes hommes cadets étaient souvent aussi soumis au même régime.

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

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