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Femme dans la Grèce antique

« Femme dans la Grèce antique » expliqué aux enfants par Vikidia, l’encyclopédie junior
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D'Homère à Galien, et même encore un peu à notre époque, le courant de pensée dominant considère la femme comme un être inférieur à l'homme et tout particulièrement pour les activités de la cité. De nos jours, cette conception peut paraître grossière, mais dans l'Antiquité, elle avait été réfléchi par des personnages très éminents dont les écrits sont énormément connus.

La femme et l'homme[modifier | modifier le wikicode]

La particularité des femmes grecques, tout particulièrement les athéniennes, c'est la soumission à l'homme, père ou époux, et ce même si elle se marie, la seule compensation c'est qu'elle passe de la tutelle du père (kyrios) ou celle de son tuteur à celle de son mari.

Si elle devient veuve, c'est soit son fils, soit le tuteur désigné qui a tout pouvoir sur elle.

Extrait[modifier | modifier le wikicode]

Phémios un aède chante les exploits de la guerre de Troie, ce qui attriste Pénélope, son fils Télémaque lui répond alors:

La femme et la loi[modifier | modifier le wikicode]

Si la femme divorce, ce qui arrive très rarement, c'est le membre de sa famille qui prend sa tutelle. Mais elle ne peut divorcer sans l'accord d'un magistrat, le divorce était très mal vu à l'époque, la femme pouvait cependant divorcer en cas de violence physique. Mais son mari, peut quant à lui la répudier voire même la tuer, si elle a commis un adultère par exemple, et si elle est stérile, il doit obligatoirement la répudier, sinon il est victime de l'atimie, ce qui lui fait perdre tous ses droits civiques. Si le divorce est mutuel, les enfants restent avec le père, la dot retourne à son donateur, c'est-a-dire le père de la mariée. Si elle devient veuve, elle ne récupère pas la garde de ses enfants.

L'union entre une femme et un homme est conclue à la suite d'un accord en présence de témoins, entre le père et le mari, les témoins sont là pour assurer que l'accord a bien eu lieu.

Mais avec Homère, les rôles sont inversés: c'est l'homme qui offre une dot (hedna) à son futur beau-père, par exemple Eumée raconte comment Laërte et Anticlée, après le mariage de leur fille ont reçu une grosse dot.1. Quand Héphaïstos surprend Aphrodite avec Arès, il les capture «tant que notre beau-père ne m'aura pas rendu jusqu'au moindre cadeau que je lui consignai pour sa chienne de fille !»2

La dot consiste le plus souvent, en un don de bétail, mais il peut avoir aussi d'autres formes, le cas le plus célèbre étant Agamemnon offrant l'une de ses trois filles à Achille pour réparer le tort qu'il lui a causé en enlevant Briséis.

Orthryonéos promet à Priam de se battre contre les grecs en échange de sa fille Cassandre3. Plus la dot du mari est importante plus il a de chance d'épouser la femme, c'est ce que dit Ulysse à Nausicaa, la fille d'Alcinoos, un roi phéacien.

A la dot s'ajoute la douaire, qui est les présents que l'homme fait à sa future femme, ainsi, Iphidamas promet à Théano cent bœufs et mille autres plus tard.4

Extrait[modifier | modifier le wikicode]

Références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Homère, Odyssée (XV, 366-367)
  2. Homère, Odyssée (VIII, 318-320)
  3. Homère, Iliade (XIII, 356-357)
  4. Homère, Iliade (XI, 244)
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