Entretien du linge

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Laverie artisanale au Maharashtra (Inde) en 2007

Au fil du temps, les méthodes d'entretien du linge ont beaucoup évolué.

Le lavage à la rivière[modifier | modifier le wikicode]

Autrefois, il n’existait pas d’autre possibilité que d’aller à la rivière pour tremper le linge, le savonner (à l’origine avec des cendres de bois), le battre avec les pieds nus ou avec un battoir de bois, puis le rincer, le tordre pour l’essorer et l’étendre sur l’herbe pour le faire sécher. Dans l'Odyssée, le poète grec Homère décrit comment Nausicaa et ses compagnes vont laver leur linge au bord du fleuve. Actuellement, dans le monde, beaucoup de populations privées de tout progrès technique n'ont pas d’autre solution que le lavage à la rivière.

Les lavoirs publics[modifier | modifier le wikicode]

On aménagea ensuite le bord de certaines rivières avec un rebord de bois ou de pierre permettant de rester soi-même au sec en lavant son linge. Pour les rivières dont le niveau d'eau est variable, on imagina même le bateau-lavoir qui ne naviguait pas, car il était solidement amarré au bord, mais avait pour avantage de toujours se trouver au niveau de l'eau. Dans les endroits non traversés par un petit cours d'eau, furent créés des lavoirs publics, alimentés par une canalisation, où l’on pouvait venir laver son linge. Dans les villes plus importantes, on a même ajouté au XIXe siècle des chaudières permettant d’obtenir de l’eau chaude.

Le métier de lavandière[modifier | modifier le wikicode]

Les gens qui ne pouvaient laver eux-mêmes leur linge pouvaient payer une lavandière, qui venait chercher leur linge sale et leur rapportait propre. Actuellement, pour les hôtels et restaurants qui remplacent tous les jours les draps, serviettes et nappes, il existe des blanchisseries qui se chargent de l'entretien du linge.

Le lavage à la maison[modifier | modifier le wikicode]

Pour laver le linge chez soi, le principal problème restait l’approvisionnement en eau courante à l’intérieur des maisons. Longtemps, il fallut aller aux bornes fontaines pour y remplir des seaux. L'eau courante au robinet se généralisa en France à la fin du XIXe siècle dans les grandes villes et seulement à la moitié du XXe siècle dans les campagnes.

Quand les maisons possédaient l’eau courante, on pouvait y laver le linge, parfois dans une pièce spéciale, appelée buanderie, où l’on ne craignait pas de répandre de l’eau. On faisait chauffer la lessive sur un petit poêle à bois, au charbon ou plus tard au gaz. Un progrès fut la création de la lessiveuse en tôle galvanisée avec un tube central où montait l'eau bouillante qui retombait sur le linge. Mais il manquait l'agitation du linge qui aurait évité l'obligation de le brosser et le frotter à la main.

Le lavage à la machine[modifier | modifier le wikicode]

Les premiers lave-linge étaient de simples baquets comportant sous leur couvercle un batteur de bois actionné avec une manivelle. Un autre système était un cylindre métallique perforé que l’on faisait tourner à la manivelle, dans le récipient de lessive, chauffé par dessous. Le tout fut ensuite rendu mécanique grâce à un moteur électrique. L’essorage se faisait encore en tordant à la main le linge lavé et rincé. Ensuite fut créée l'essoreuse à deux rouleaux qui, en tournant tout en pressant le linge, en chassait l’eau.

Enfin, les machines à laver modernes furent totalement fermées pendant le temps du lavage. L’eau de lessive fut d’abord chauffée au gaz, puis par une résistance électrique. Le remplissage et la vidange se font désormais par des tuyaux spéciaux qui évitent de répandre de l’eau sur le sol, ce qui permet de les intégrer dans une cuisine ou une salle de bain. Après avoir placé le linge sale et les produits de lessive, on peut programmer la température selon la nature du linge à laver. Désormais, l’essorage centrifuge fait jaillir l’eau du linge en le faisant tourner à grande vitesse.

Pendant longtemps le séchage nécessitait, malgré tout, un étendage en plein air ou sur des séchoirs intérieurs. Jusqu'à la création du sèche-linge électrique d’où le linge sort prêt au repassage.

Pour les gens ne possédant pas chez eux de machine à laver, il existe des laveries automatiques où l'on peut, en échange de quelques pièces de monnaie, effectuer soi-même le lavage de son linge. Il est possible aussi de confier ce travail à des professionnels, mais cela coûte plus cher.

Le repassage[modifier | modifier le wikicode]

Pour être bien lisse et sans faux-plis, le linge doit en effet être repassé avec un fer assez chaud. Au début, et pendant des siècles, il s’agissait d’un outil en fer plat et assez lourd avec une poignée. On le faisait chauffer sur un poêle et l’on vérifiait près de sa joue s’il n’était pas trop chaud pour le linge délicat. On créa au XIXe siècle des fers contenant un petit foyer de braises à l’intérieur. C’est avec le fer électrique et surtout la température réglable par thermostat que l’on peut désormais repasser sans risque toutes sortes de linge. Les fers à vapeur permettent de repasser plus vite, même les tissus épais. On a inventé des machines à repasser qui sont surtout utilisées par les professionnels des blanchisseries.

Le nettoyage à sec[modifier | modifier le wikicode]

Certains tissus ne supportent pas l’eau de lessive, même dans les machines les plus modernes. C’est pourquoi on les confie au nettoyage à sec, c’est-à-dire sans eau. Au début, ce travail se faisait avec des terres absorbant les taches, puis dans des bains spéciaux de liquides dégraissants. Maintenant, cela se fait dans de grosses machines qui évitent les émanations de produits chimiques toxiques. Après le nettoyage, on procède au repassage à la vapeur, souvent par pressage, d’où le nom anglais de « pressing » donné aux établissements où l’on effectue ce type de nettoyage.

Sources[modifier | modifier le wikicode]

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