Dilma Rousseff

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Dilma Rousseff
Dilma Rousseff, en 2023.
Dilma Rousseff, en 2023.
Fonctions
Présidente de la République fédérative du Brésil
1er janvier 2011 – 31 août 2016
(&&&&&&&&&&&020695 ans, 7 mois et 30 jours)
Élection 31 octobre 2010
Réélection 26 octobre 2014
Vice-président Michel Temer
Prédécesseur Luiz Inácio Lula da Silva
Successeur Michel Temer
Présidente de la Nouvelle banque de développement
En fonction après le 24 mars 2023
(&&&&&&&&&&&&034611 mois et 8 jours)
Prédécesseur Marcos Troyjo
Ministre de la Maison civile
21 juin 2005 – 31 mars 2010
(&&&&&&&&&&&017444 ans, 9 mois et 10 jours)
Président Luiz Inácio Lula da Silva
Prédécesseur José Dirceu
Successeur Erenice Guerra
Ministère des Mines et de l'Énergie du Brésil
1er janvier 2003 – 21 juin 2005
(&&&&&&&&&&&&09022 ans, 5 mois et 20 jours)
Président Luiz Inácio Lula da Silva
Prédécesseur Francisco Luiz Sibut Gomide
Successeur Silas Rondeau
Biographie
Nom de naissance Dilma Vana Rousseff
Date de naissance 14 décembre 1947
Lieu de naissance Belo Horizonte (Brésil)
Nationalité Brésilienne
Parti politique Parti des travailleurs
Profession Économiste
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Dilma Vana Rousseff est une femme politique brésilienne de gauche, née le 14 décembre 1947 à Belo Horizonte (Minas Gerais). Elle est la présidente du Brésil de 2011 à 2016, devenant la première femme présidente du Brésil.

Biographie[modifier | modifier le wikicode]

Fille d'un militant communiste et avocat bulgare, elle est élevée dans la bourgeoisie. Après le coup d'État de 1964, elle rejoint le mouvement trotskiste Polop, dont la branche paramilitaire combat la dictature militaire en place1. Elle subit la torture au cours de son emprisonnement, entre 1970 et 19732. Après sa libération, elle participe à la fondation du Parti démocratique travailliste (PDT)3. Elle prend de l'importance politiquement après la chute de la dictature, en étant nommée ministre de l'Agriculture en 1986 puis secrétaire d'État à l'énergie en 1991, où elle réalise de multiples travaux dans le domaine du transport et de l'énergie. Après des différends internes, elle déserte le PDT pour le Parti des travailleurs dirigé par Lula en 2001, avant de devenir ministre de l'Énergie après l'élection de ce dernier3. Elle réalise de nombreux investissements pour favoriser l'accès à l'électricité, et est responsable du remplacement du bras droit présidentiel José Dirceu en 2005 et du ministre de l'Économie Antonio Palocci en 2006, compromis dans des affaires de corruption et de violation du secret bancaire1. Désignée remplaçante de Lula, qui ne peut se représenter en 2010, elle remporte l'élection présidentielle contre le candidat social-démocrate José Serra, devenant ainsi la première femme présidente du Brésil.

Présidente du Brésil[modifier | modifier le wikicode]

Elle fixe ses priorités, en matière de politique intérieure, sur le développement économique, la lutte contre la pauvreté, des réformes fiscales et la création d'emplois, et le multilatéralisme et la paix sur le plan international. Elle prévoit la réduction des impôts dans le cadre de sa politique industrielle d'un « Brésil plus grand », ainsi qu'une commission de transparence sur les crimes commis pendant la période de la junte militaire4. Elle fait face dès 2011 à des accusations de corruption et de fraudes fiscales, qui amènent durant son mandat à la démission de plusieurs dizaines de responsables du gouvernement brésilien : l'affaire, surnommée le mensalão (en français plus gros pot-de-vin), est la plus importante en matière de corruption de l'histoire du pays. Celle-ci, entachant la réputation de la présidente et dont Lula a vraisemblablement joué un rôle, aurait été poussée au silence par l'octroi de pots-de-vins à des membres de la chambre des députés4.

La chute de l'économie nationale pousse à une politique d'austérité, la Banque centrale baissant les taux d'intérêt, ce qui permet alors le maintien d'un faible taux de chômage. Des manifestations commencent à émerger vers 2013, en raison des accusations de corruption et du faible financement des services publics, privilégié pour construire les infrastructures nécessaires à l'organisation de la Coupe du monde de football de 20144. En septembre 2013, Rousseff critique devant l'ONU la mise sur écoute de conversations prévoyant une visite d'État américaine au Brésil, qu'elle qualifie d'« atteinte au droit international »5.

Elle est réélue en 2014, malgré une baisse de popularité. En mars 2016, des manifestations massives de plusieurs millions de participants éclatent dans le pays, après la révélation de financements illégales de sa campagne électorale de 20146. Son engagement écologique est également perçu comme faible, plusieurs projets d'installation de barrages près de l'Amazone étant menés malgré l'opposition des tribus locales et de plusieurs organisations comme Greenpeace, et les salaires insuffisants ayant menés à des grèves3. En avril, la chambre des députés vote sa destitution, suivi du Sénat le mois suivant. Elle quitte volontiers ses fonctions en août 2016, Michel Temer assurant le reste de son mandat jusqu'en janvier 20193.

Après la présidence[modifier | modifier le wikicode]

Jugée après sa destitution comme responsable d'une « organisation criminelle », au côté de Lula, elle est finalement acquitée en 2019 et peut exercer des fonctions publiques7.

Le 24 mars 2023, elle est nommée à la tête de la Nouvelle banque de développement de l'organisation économique des BRICS7.

Références[modifier | modifier le wikicode]

Vikiliens pour compléter[modifier | modifier le wikicode]


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