Dieux romains

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Jupiter, le dieu le plus important du panthéon romain. Statue en bronze du Ier siècle, représentant le Jupiter Capitolin

Les Romains sont polythéistes. Les Romains avaient des dieux nationaux, surtout agraires ou guerriers, qu'ils vénéraient dès les époques les plus lointaines de Rome. Ces dieux n'avaient pas de mythologie propre. Mais à partir du VIe siècle av. J.-C., sous l'influence des Étrusques et surtout avec l'extension de la conquête romaine sur les pays voisins de la mer Méditerranée, les Romains importent des dieux étrangers. Quelquefois les Romains ont fusionné un dieu national avec un dieu importé dont les fonctions sont assez voisines. Les Romains ont alors donné à ces dieux fusionnés la mythologie des dieux étrangers, surtout pour leurs dieux confondus avec les dieux grecs.

Les dieux nationaux des Romains[modifier | modifier le wikicode]

Janus, un des plus anciens dieux des Romains. Sculpture en marbre. Musée du Vatican
  • Carmenta, déesse des sources puis déesse de la prédiction en particulier sur l'avenir des enfants (voir la fête des Carmentalia rites contre les maléfices);
  • Faunus dieu du bétail, le loup-cervier. Appelé aussi Lupercullus. Confondu avec le dieu Pan des Grecs. (voir la fête des Lupercales)
  • Janus, dieu de la lumière. Ouvreur des portes. Donne son nom au mois de janvier qui dans le calendrier romain sera le premier mois de l'année à partir de 153 av. J.-C. (voir Âge d'or règne conjoint de Saturne et de Janus). Un des premiers dieux importants, il faisait partie de la première Triade avec Jupiter et Mars, mais y est remplacé par Quirinus (déification de Romulus)
  • Jupiter, dieu du ciel et du tonnerre. Pris à témoin au cours d'un serment. Membre de la première Triade (avec Mars et Janus), puis de la Triade capitoline avec Junon et Minerve. C'est le Zeus des Grecs.
Le temple de Vesta à Rome
  • Liber dieu de la vigne. Voir la fête des Liberalia, rite agraire pour célébrer le printemps. Confondu avec le dieu grec Dionysos.
  • Mars, dieu de la végétation puis de la guerre. Membre de la première Triade avec Jupiter et Quirinus. Honoré par la fête des Équirria qui sont un rite guerrier avec des jeux équestres. Confondu avec l'Arès des Grecs. Donne son nom au mois de mars, premier mois du calendrier romain jusqu'en 153 av. J.-C..
  • Minerve, déesse de la stratégie guerrière, l'intelligence et des arts. Membre de la Triade capitoline avec Jupiter et Junon. Confondue avec l'Athéna des Grecs.
  • Pales, d'abord un dieu, puis une déesse des pâturages et des bergers.
  • Pomona, déesse des fruits et des arbres.
  • Quirinus, un des plus anciens dieux romains. Viendrait de la religion des Sabins. Serait la déification de Romulus. Membre de la première Triade avec Jupiter et Janus.
  • Saturne, dieu des semailles et des moissons. Célébré par la fête des Saturnales qui correspond au solstice d'hiver afin d'aider les graines à pousser sous l'action du soleil dont l'éclairement recommence à croître. Confondu avec le Cronos des Grecs.
  • Tellus (ou Terra Mater) ; déesse de la terre ou des moissons.
  • Vertumus, dieu des saisons et du commerce.
  • Vesta, déesse du foyer. Ses prêtresses les vestales entretenaient le feu sacré de la Cité de Rome. Confondue avec l'Hestia des Grecs.

L'introduction des dieux étrangers[modifier | modifier le wikicode]

L'appolon du Belvédère

À partir du VIe siècle avant Jésus-Christ, avec l'ouverture des Romains sur les autres peuples, de nouveaux dieux entrent dans leur mythologie. Les Romains leur donnent un autre nom, tout en conservant l'essentiel de leurs fonctions et de leur mythologie. Désormais les Romains créent des statues de leurs dieux.

Vénus, déesse de l'amour et de la beauté féminine. confondue avec l'Aphrodite des Grecs.

  • Pluton, le dieu des Enfers. Confondu avec l'Hadès des Grecs.
  • Apollon, dieu des Arts. Introduit par les Grecs vivant en Grande Grèce dans le sud de l'Italie. A conservé son nom, car les Romains n'avaient pas de dieu remplissant cette fonction.
  • Diane, la déesse de la faune sauvage et de la chasse. Confondue avec l'Artémis des Grecs.

Au premier siècle av. J.-C., à la fin de la période républicaine, des cultes promettant une vie après la mort, connaissent une grande vogue. Ils pratiquent à la fois un culte public mais aussi des cérémonies secrètes réservées aux seuls initiés. C'est le cas pour :

  • Cybèle, appelée aussi la Grand Mère ; introduite depuis le royaume de Pergame. Le culte , avec les sacrifices sanglants en l'honneur de son amant Attis sont interdits par l'empereur Auguste, mais autorisés par l'empereur Claude.
  • Mithra, dieu perse du ciel, de la terre et des morts. Son culte sera un concurrent sérieux du christianisme naissant. Il sera assimilé au ’’Sol invictus dont le culte est établi par l'empereur Aurélien qui règne de 270 à 275.
L'empereur Auguste représenté comme Jupiter. Statue romaine

L'empereur divinisé[modifier | modifier le wikicode]

Après la mort de l'empereur Auguste en 14, le Sénat romain, l'élève au rang des dieux (divus Augustus) par la cérémonie de l'apothéose et un culte est alors rendu au génie de l'empereur. Les empereurs lui succédant maintiendront ce culte impérial pour eux-mêmes et celui de leurs prédécesseurs. Au premier siècle, des empereurs comme Caligula et Domitien se feront adorer comme des dieux alors qu'ils sont encore vivants.

Pour compléter sur la religion romaine[modifier | modifier le wikicode]

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