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Dictature des colonels

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Les colonels grecs au pouvoir de 1967 à 1974

La dictature des colonels (ou régime des colonels) est le gouvernement de la Grèce par une junte militaire entre 1967 et 1974.

Situation politique avant le coup d'État[modifier | modifier le wikicode]

L'ex roi Constantin II de Grèce en 1997.

En 1963, en Grèce, les élections sont remportées par le parti de l'Union des Centres dirigé par Georges Papandréou qui devient premier Ministre. Papandréou souhaite contrôler l'armée et tente de renvoyer certains officiers, proches de l'extrême-droite. L'opposition de droite lui reproche alors de ne pas combattre fermement les groupes communistes. Pour conserver le soutien de l'armée, le roi Constantin II de Grèce (il a succédé à son père Paul Ier en 1964) renvoie Georges Papandréou en 1965. Plusieurs gouvernements se succèdent, plongeant le pays dans l'instabilité politique.

Le coup d'État[modifier | modifier le wikicode]

En 1967, Georges Papandréou est annoncé comme le futur vainqueur des prochaines élections, qui doivent avoir lieu en mai. Mais en avril 1967, un groupe de militaires (le colonel Georges Papadopoulos, le général Stylianós Pattakós et le colonel Nikolaos Makarezos) s'empare du pouvoir par la force. Le roi semble d'abord les soutenir, puis il tente de reprendre le pouvoir en décembre 1967 ; mais sa tentative échoue et il part en exil en Italie avec sa famille. La royauté n'est pas abolie, un des colonels prend alors le titre de « régent ».

La dictature[modifier | modifier le wikicode]

Les colonels abolissent la Constitution, ils font arrêter leurs opposants et nomment leurs partisans aux postes importants. Les partis politiques sont interdits, les libertés individuelles sont réduites et la presse est censurée. Des personnalités politiques et des artistes soupçonnés d'être proches des partis de gauche sont emprisonnés (comme le compositeur Mikis Theodorakis qui est arrêté et torturé avant d'être exilé), d'autres (notamment l'actrice Melina Mercouri) sont obligés de partir en exil, d'où ils continuent de s'opposer à la dictature. Le régime des colonels est soutenu par les États-Unis, qui craignent l'installation d'un gouvernement proche du communisme en Grèce.

En 1973, la royauté est abolie suite à un référendum et la république est proclamée. La même année, une révolte d'étudiants, qui occupent l'École Polytechnique d'Athènes, est stoppée par les chars de l'armée grecque qui évacuent brutalement l'école ; d'autres manifestations du peuple grec ont lieu.

Fin de la dictature[modifier | modifier le wikicode]

En 1974, dans l'île de Chypre, la garde nationale chypriote - soutenue par les colonels grecs -, tente de renverser monseigneur Makarios (le président chypriote) pour établir une dictature comme celle de la Grèce. La Turquie, sous le prétexte de protéger la minorité turque qui vit dans l'île, réagit aussitôt et occupe le nord de Chypre. Cette crise avec la Turquie provoque la chute du régime des colonels et le retour en Grèce de la démocratie et des opposants exilés.

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

Lien externe[modifier | modifier le wikicode]

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