Conflans-Sainte-Honorine

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Localisation de Conflans-Sainte-Honorine (en rouge)

Conflans-Sainte-Honorine est une commune du département des Yvelines. Elle est située pour l'essentiel sur un plateau calcaire qui domine d'une trentaine de mètres et en amont, le confluent de la Seine et de l'Oise sur la rive droite de la Seine. Elle a environ 35 800 habitants. Elle est considérée comme la capitale de la batellerie française.

Conflans-Sainte-Honorine fait partie de l' intercommunalité Grand Paris Seine et Oise (GPS&O).

Origines du nom[modifier | modifier le wikicode]

  • Le nom de Conflans provient d'une déformation du mot confluent.
  • Le nom de Sainte Honorine, fait allusion aux reliques d'Honorine, une sainte catholique du IIIe siècle qui vivait dans l'actuelle Normandie. Ces reliques, au IXe siècle ont été transportées du village de Graville (aujourd'hui dans l'agglomération du Havre) pour qu'elles échappent aux destructions opérées par les envahisseurs normands. Les reliques ont été déposées à Conflans dans le château-fort, alors en bois, qui défendait la position du confluent. Elles sont aujourd'hui visibles dans l'église Saint-Maclou le dimanche qui suit la Sainte-Honorine fin février.
Le centre historique de Conflans avec les péniches sur la Seine.

Histoire de la ville[modifier | modifier le wikicode]

  • Le site de Conflans est habité dès la période néolithique. On y a mis à jour un dolmen (détruit au XIXe siècle) et une allée couverte (aujourd'hui visible au Château de Saint-Germain-en-Laye) ;
  • Au Moyen Âge Conflans n'était qu'un petit village de paysans, avec quelques carriers et des pêcheurs. Il avait pour suzerain l'évêque de Paris. L'évêque avait confié la défense du confluent et du passage sur la Seine, a des vassaux : la famille des Bouchard alliée aux Montmorency. Ces familles nobles avaient construit deux châteaux-forts dont il ne subsiste qu'un donjon carré du XIe siècle. Un autre seigneur de Conflans était le prieur bénédictin dépendant de l'abbaye du Bec-Helluin en Normandie (il subsiste trois salles semi-souterraines des constructions du prieuré). Les seigneurs percevaient un droit de travers payé par toutes les embarcations qui faisaient du commerce sur la Seine afin d'assurer le ravitaillement de Paris ;
  • La vocation fluviale de Conflans ne commence qu'au milieu du XIXe siècle. La construction de barrages à épis (avec des écluses) permet d'élever le niveau d'eau dans les deux rivières et de le maintenir haut toute l'année. Les péniches chargées de charbon du bassin houiller du Nord et du Pas de Calais, après avoir descendu l'Oise, séjournaient à Conflans. Elles attendaient quelques jours afin d'être assez nombreuses pour pouvoir être accrochées à un bateau à moteur à vapeur (le toueur) qui s'agrippait sur une chaîne immergée dans la Seine entre Paris et Conflans. Ce système permettait de vaincre le courant du fleuve et de le remonter jusqu'à Paris. Des réparateurs de bateaux, des commerces de ravitaillement des bateliers se sont établis sur les bords de la Seine et de l'Oise.

Depuis 1936 le Je Sers, un bateau chapelle destiné au culte catholique et à l'entraide sociale des bateliers est amarré à Conflans. Chaque année au mois de juin se déroulent pendant deux ou trois jours les cérémonies et festivités du pardon national de la batellerie.

  • Deux ponts routiers et deux ponts de chemin de fer permettent le franchissement de la Seine et de l'Oise. Placée dans une position stratégique, la ville de Conflans a été bombardée plusieurs fois en 1940 (par les Allemands) puis en 1944 (par les Anglo-américains) : les dégâts et les victimes ont été nombreux.

Conflans aujourd'hui[modifier | modifier le wikicode]

À la fin des année soixante-dix, la ville a perdu une grande partie des industries qui fournissaient du travail à une grande partie de la population (il s'agissait de fabrication de câbles pour les lignes télégraphiques et téléphoniques puis de fibres optiques…). La création de plusieurs zones d'activités a permis de les remplacer par des petites entreprises de mécaniques, de câblage… Pour l'essentiel la ville sert de résidence à des ouvriers et employés qui vont quotidiennement travailler à Paris ou dans la proche banlieue ouest. Les déplacements vers Paris (environ une demi-heure) sont facilités par l'existence de deux gares SNCF (ligne de Paris Saint-Lazare à Mantes) et par une gare de RER A (ligne de Cergy-Pontoise à Paris).

À partir de 1977, la ville est dirigée par des coalitions, plus ou moins permanentes, de partis de gauche (PS, PCF, écologistes). Les maires ont été Michel Rocard (parti socialiste, ancien premier ministre) et Jean-Paul Huchon, parti socialiste, ancien président du conseil régional d'île-de-France, puis Philippe Esnol (PRG) également sénateur des Yvelines. Aux élections municipales de mars 2014, la droite (UMP-UDI) reprend la ville (40% des suffrages exprimés).

48° 59′ 57″ N 2° 05′ 54″ E / 48.9992, 2.0983

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