Charles Borromée

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Charles Borromée est un évêque catholique italien, né le 2 octobre 1538 au château d'Arona, dans une petite ville piémontaise, et mort le 8 novembre 1584 à Milan.

Biographie[modifier | modifier le wikicode]

Charles Borromée en prière

Né au milieu de l'opulence et de la grandeur, issu d'une famille de l'aristocratique lombarde, Charles Borromée grandit néanmoins dans une famille très fervente dans sa foi catholique. Neveu de Giovanni Angelo de Médicis, il entre dans le clergé à douze ans.

Il fait ses études à Milan, puis les poursuit à Pavie.

En 1558, son père meurt, et il doit reprendre en main les affaires familiales.

En 1559, son oncle maternel (Giovanni Angelo de Médicis) est élu pape sous le nom de Pie IV. Celui-ci ne tarde pas à appeler son neveu près de lui, et, le jugeant apte, il le nomme cardinal secrétaire d’état. Il devient ensuite légat apostolique à Bologne, puis en Romagne. En 1564, promu au rang d’archevêque de Milan, il se démet de toutes ses autres fonctions pour se consacrer tout entier à son diocèse qui était alors dans un état de désorganisation complète. Il emploie ses rentes pour les bonnes œuvres, vend ses meubles et ornements pompeux. Il en vient bientôt à se nourrir rien qu’au pain et à l’eau. Il répondait à ceux qui l’incitaient au repos : « Pour éclairer, la chandelle doit se consumer ». Le pape exige alors de lui qu’il modère ses pénitences. Charles forme ensuite plusieurs ecclésiastiques, dont plus de vingt évêques.

Il lutte contre les hérésies, notamment contre le protestantisme et une autre hérésie dite « Ordre des humiliés » qui tente de l'assassiner.

En 1576, lors de l’épidémie de peste qui ravage Milan, il y montre une grande activité : il prie, soigne, console tant et si bien, qu’il sauve, dit-on, 70 000 personnes.

Il participa ensuite au concile de Trente, et fait rédiger le célèbre « catéchisme du concile de Trente ».

Une des principales fondations qu’il fit est une congrégation de prêtres séculiers, qui sont aujourd’hui « les oblats de St Charles ».

En octobre 1584, il tombe malade, et meurt le 8 novembre de la même année, installé sur son lit de cendres, à l’âge de 46 ans (ce qui à l'époque est très courant comme âge de décès). Saint Charles est fêté le 4 novembre par l'Église catholique. Il fut "pleuré" jusqu’aux confins de l’Europe, car il avait partout de nombreux admirateurs.

Canonisation[modifier | modifier le wikicode]

Quand le pape Grégoire XII apprit la mort de Charles Borromée, il s’écria : « Une grande lumière s’est éteinte en Israël ». Le cardinal Sirletti dira plus tard : « Sa science fut celle d’un docteur, sa vie celle d’un confesseur, et sa politique celle d’un vrai pasteur. Il eût l’innocence d’Abel, la probité de Noé, la foi d’Abraham, l’obéissance de Jacob, la chasteté de Joseph, la charité de Moïse, l’humilité de David, le zèle d’Élie... ». Des guérisons miraculeuses auraient eu lieu sur son tombeau et ses reliques. L’hôpital majeur « acheta » les haillons de l’archevêque plus cher que leur poids en or, pour en faire des reliques, attirant des malades qui espèrent trouver la guérison en faisant un pèlerinage auprès d'elles. Après sa mort, Charles serait apparu à plusieurs personnes, notamment à son confesseur, Andorno.

Le procès de canonisation demandé par les oblats de saint Charles fut retardé par la mort de Clément VIII en 1605, puis par celle de Léon XI qui régna 26 jours seulement. Charles Borromée fut canonisé en 1606 sous le Pape Paul V. Lorsque sa tombe fut ouverte le 4 mars 1606, son corps fut retrouvé presque entièrement conservé, malgré l’humidité de la châsse.

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