Centre régional de recherche agronomique de Sérédou

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Le Centre Régional de Recherche Agronomique de Sérédou est un établissement public guinéen à caractère scientifique. Il a été depuis son origine le deuxième centre de recherche sur le quinquina après le Congo belge d’alors. Il a permis à Sérédou de connaître un rapide développement économique et démographique surtout après l’installation de l’usine de quinine d’alors. Du village de Séré Mai, par la déformation, il est devenu Sérédou, relevant du cercle administratif colonial de Kouankan, il est devenu un centre administratif très important à cause de la forte agglomération. Le colon pour réduire les déplacements des travailleurs, a créé un poste administratif pour traiter les dossiers de ceux-ci sur place. Il fut donc détaché de Kouankan pour être aujourd’hui Sous préfecture de Sérédou suivant les reformes administratives de 1985 pendant la deuxième république.

Situation géographique[modifier | modifier le wikicode]

La Sous préfecture de Sérédou est l’une des 14 Sous préfectures de Macenta. Elle est située sur la Route Nationale 2 de N’Zérékoré –Conakry à 38 km de La préfecture de Macenta et à une distance de799 km de la capitale Conakry, elle se trouve à une altitude de 570 m, entre 8° 22'563’’ de latitude nord et:9° 17’ 574’’ de longitude ouest dans la région forestière au Sud du pays. Elle est limitée: – Au Nord par la sous-préfecture de Sengbédou ; – Au Sud par la sous-préfecture de Fassankony et celle de Zébéla ; – A l’Est par la sous-préfecture de Kouankan; – A l’Ouest par la sous-préfecture d’Orémai.

Elle couvre une superficie de 640 km² avec une population de 11367 habitants. La densité moyenne est de 45 hts/km². Elle est composée de huit (8) districts qui sont : Avilissou, Boussédou, Boo, Irié, Koïma Togolo, Baloma, Sérédou 1 et Sérédou 2. La population de la S/P de Sérédou est essentiellement à vocation Agropastorale et elle est constituée de Toma, Toma-manian, Guerzé, Kissi, malinké, peulhs etc.

Présentation du centre[modifier | modifier le wikicode]

centre Régional de recherche Agronomique pour la Guinée Forestière (CRRA-GF) est situé sous le pied du mont Ziama à 1 km du chef lieu de la Sous préfecture de Sérédou. Elle couvre toute la Guinée forestière définie en tant que région naturelle par ces activités. Elle comprend 2 grands programmes de recherche en fonction de la spécificité de la région naturelle : - Le programme des Cultures Pérennes ; - Le programme de la Foresterie et de l’agro foresterie. A coté de ces deux programmes fonctionnent les correspondances de certains programmes basés dans les autres centre régionaux du pays.( correspondances programme riz, plantes à racines et tubercule, bio diversité etc.) Les résultats de recherche sont mis à la disposition de la population rurale, des ONG et des projets de développement agricole de la région.

Historique[modifier | modifier le wikicode]

Le centre régional de recherche agronomique est le fruit de longues années de recherche menées par les agronomes français pendant la colonisation,. En 1936, il a été créé le poste expérimental de Sérédou après être assuré des conditions édapho climatique du milieu. Après trois années d’expérimentation, le poste est devenu en 1939 une station de quinquina pour la production de la quinine. Pendant cette période que l’usine de quinine a été construite, qui fut la deuxième usine en Afrique après celle du Congo belge. La station a fonctionné pendant 20 ans sous le régime colonial. En 1959, il est devenu une station autonome de Sérédou où il a été introduit, en plus des travaux de recherche sur le quinquina, la recherche sur les autres plantes médicinales et les cultures industrielles (palmier, caféier, cacaoyer, kolatier etc.) Les actionnaires étaient, la France l’Allemagne, la Belgique et la Suisse dont le financement était cent pourcent métropolitain. En 1981, il a eu scission au niveau de la station autonome de Sérédou. Cette scission a donné naissance au centre de recherche sur les plantes médicinales et les cultures industrielles. En 1988, le centre de recherche agronomique a été créé après le transfert du volet recherche sur les plantes médicinales à Dubreka

Le centre a eu comme objectifs :[modifier | modifier le wikicode]

Promouvoir une agriculture durable des vivriers sur les coteaux et les bases terres ; Mettre au point des systèmes intensifs de production des principales cultures de rente (caféier, palmier à huile, colatier, bananier et plantain) ; Initier un élevage économique des porcins et des ruminants, Le tout dans le respect et la protection de l’environnement qui, ici, mieux que partout ailleurs en Guinée ; recèle des ressources précieuses à préserver notamment les forêts et la faune. Le financement des activités étaient assurées par l’état guinéen (salaire des fonctionnaires), le Fond d’aide à la coopération de l’état français (FAC) et la banque mondiale.

En 2009 à la suite d’une nouvelle restructuration, il est devenu centre Régional de Recherche Agronomique de Sérédou (CRRAS). Il comprend actuellement 2 grands programmes de recherche en fonction de la spécificité de la région naturelle : - Le programme des Cultures Pérennes ; - Le programme de la Foresterie et de l’agro foresterie. A coté de ces deux programmes fonctionnent les correspondances de certains programmes basés dans les autres centre régionaux du pays (correspondances programme riz, fruits, plantes à racines et tubercule, bio diversité, agro alimentaire etc.)

Les ressources humaines[modifier | modifier le wikicode]

Le centre de recherche avait au départ 22 chercheurs, 09 cadres constituant le personnel d’appui à la recherche, le personnel contractuel est recruté au besoin.Au jour d'aujourd'hui, il existe 12 chercheurs et 6 cadres compte tenue de plusieurs facteurs (retraites, manque de financement,...)

Les infrastructures de base[modifier | modifier le wikicode]

Le centre de recherche a bénéficié du bloc administratif colonial dans lequel sont installés tous les programmes et correspondances de programme avec tous leurs chercheurs, des magasins de stockage des produits de recherche et le matériel agricol, une unité d’extraction de l’huile de palme, les bâtiments à usage d’habitation de l’ancienne cité des travailleurs.

La rupture des financements[modifier | modifier le wikicode]

De 2000 à 2009, les financements de la banque mondiale et du FAC étaient à terme. Il n'est resté que le financement de l'État à travers le Budget National de Développement (BND). Cette phase d’arrêt de financement a eu des conséquences néfastes sur la vie du centre. Le manque de contractuels temporaires pour l’exécution des travaux de recherche, l’enherbement excessif des collections qui a fait disparaître un grand nombre de variétés à tous les niveaux, l’immobilité des chercheurs qui ne permettait pas le déplacement de ceux-ci vers les producteurs.

Les perspectives après la reprise du financement[modifier | modifier le wikicode]

En 2009, le gouvernement guinéen a repris en main le financement de la recherche agronomique du pays vu l’importance de celle-ci. Il a été question de faire face à toutes les collections de travail du centre (réhabilitation de celles qui existent et la création de nouvelles, la mise à niveau du personnel de recherche et d’appui, la réhabilitation de certaines infrastructures, l’acquisition du nouveau matériel de recherche et de l’équipement pour les travaux agricoles, le recrutement et la formation des stagiaires, la reprise des travaux de recherche et de production. Il a été aussi réitéré la confiance auprès de nos partenaires de terrain, bénéficiaires de nos résultats de recherche, qui sont surtout la population rurale, les projets de développement agricoles et les ONG évoluant dans la région forestière.

L’impact du centre de recherche[modifier | modifier le wikicode]

Depuis sa création en 1936, le village de Sérédou est devenu un centre d’activités dans tous les domaines (économique, social et culturel). Du village il a été porté au rang des sous préfectures, la plus importante de la Préfecture de Macenta. La population a bénéficié des résultats de recherche agronomique et médicinale :

L’installation de l’usine à quinine qui avait employé près de 300 travailleurs tout confondu ; La mise à la disposition de la population des nouvelles variétés de riz de coteau et de bas fond, de caféier, de colatier, de palmier à huile, de niébé, de cacaoyer etc.

La mise en place d’un jardin botanique qui regroupe un bon nombre d’espèces médicinale qui sont à la porté des tradi-praticiens ; La formation des planteurs sur les itinéraires techniques des différentes variétés introduites et les méthodes de protection de l’environnement ; L’appui technique des cadres du centre dans la gestion administrative des autorités locales à tous les niveaux, le suivi rapproché des planteurs dans leur exploitation; L’intervention des cadres du centre dans la vie culturelle et sportive de la Sous préfecture ; En fin les résultats de recherche adoptés par la population améliorent substantiellement les conditions de vie de la population de Sérédou.

Conclusion[modifier | modifier le wikicode]

L’état dans sa lettre de politique de développement doit mettre un accent particulier sur le financement des centres de recherches agronomique de l’Institut de Recherche Agronomique de Guinée (IRAG) cage de tout développement économique dans un pays. Le fonctionnement correct de ce centre va augmenter les rendements des différentes cultures qui aboutiront à l’amélioration du niveau de vie de la population de Sérédou.

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