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Carl Spitzweg

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Autoportrait de Carl Spitzweg
Le Rat de bibliothèque (1850)

Carl Spitzweg, né le 5 février 1808 et mort le 23 septembre 1885 à Munich, est un peintre allemand du XIXe siècle. Ses petits tableaux témoignent d'un sens aigu de l'observation, d'un humour subtil et d'une part de critique sociale.

Peintre romantique, il est un parfait exemple de ces artistes bourgeois qui, méfiants à l'égard de l'État allemand redevenu une monarchie, refusent de peindre des grands idéaux politiques et y préfèrent des sujets anodins de la vie quotidienne : la famille, le foyer, les amis, les paysages.

Le Pauvre poète (1839)

Biographie[modifier | modifier le wikicode]

Né dans une famille de commerçants de Munich, Carl Spitzweg est doué en dessin dès son plus jeune âge mais il s'oriente vers des études de chimie. Talentueux à l'école, récipiendaire de nombreux prix, il devient pharmacien dès 1832.

Cependant, il est vite rattrapé par sa vocation originelle. Forcé de garder le lit des suites d'une longue maladie, il redécouvre sa passion d'enfant, le dessin. Carl est autodidacte : il apprend seul, en copiant les tableaux des maîtres hollandais qu'il peut admirer à la Pinacothèque de Munich.

Finalement, abandonnant onguents, béchers et éprouvettes, il décide de se consacrer pleinement à la peinture en 1833. Il garde un souvenir amer de ses premiers travaux, rejetés par les grandes galeries d'exposition. Même une fois célèbre, il n'accepte de peindre que pour les revues, les journaux et les particuliers.

Ses peintures, à son image, sont bonhommes, modestes. Carl n'a pas de grandes prétentions et il mène tranquillement sa petite vie de bourgeois. Ses seules escapades sont ses voyages, nombreux, de longues marches le plus souvent à pied qui nourrissent son style. Peintre itinérant, il découvre ainsi Prague, Venise, Paris, Londres, l'Italie et la Belgique.

Peintures[modifier | modifier le wikicode]

Carl Spitzweg, signataire de plus de 1 500 tableaux, est exposé dans presque tous les musées d'art des grandes villes d'Allemagne. Ce sont généralement des tableaux de petits formats, si ce n'est même parfois des illustrations de revues.

Spitzweg, grand peintre romantique, aimait à dépeindre des scènes pittoresques, sentimentales ou poétiques, comme dans le Veilleur de nuit où l'intéressé semble s'être malencontreusement endormi, se soustrayant ainsi à sa tâche principale.

Ses tableaux mettent souvent en scène des personnages, mais ils sont isolés dans un décor ou un paysage bien plus vaste qu'eux. Les tableaux sont empreints de toute l'ironie, l'humour et le sens de l'observation de Spitzweg, comme Le Rat de bibliothèque où un libraire, perché sur un escabot, livres coincés dans les bras et les jambes, feuillette un livre.

Dans tous les cas, on peut voir que ces tableaux racontent une histoire. Il faut s'aider du titre et saisir le détail important pour comprendre la situation, comme dans Une visite où un oiseau a fait irruption dans le cabinet de travail d'un érudit ou comme dans La Lettre d'amour où un jeune homme fait parvenir à sa bien-aimée une lettre au moyen d'un fil.

Ils peuvent aussi véhiculer un message politique, une satire sociale. Des tableaux comme Le Corbeau où un prêtre renfrogné est caricaturé en corbeau ou Le Curé amateur de cactus où le dévot est tourné en ridicule témoignent de l'anticléricalisme de Spitzweg (son opposition forte à la religion).

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

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