Bertrand Barère de Vieuzac

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Barère en 1793-1794

Bertrand Barère de Vieuzac est né à Tarbes (Hautes-Pyrénées) en 1755 et est mort à Paris en 1841. Avocat de profession, député du Tiers-État aux États généraux en 1789, il devient un des hommes politiques les plus importants pendant la Convention nationale en 1793-1794.

Barère est le fils d'un procureur du roi qui a été maire de Tarbes et président du Tiers État aux assemblées de Bigorre. En 1775, Bertrand Barère devient avocat au parlement de Toulouse, puis conseiller de la sénéchaussée de Bigorre. Il ajoute à son nom de famille le nom de Vieuzac, une très petite seigneurie lui appartenant.

En avril 1789, il est élu député aux États généraux. Il siège alors parmi les députés appelés constitutionnels qui veulent une monarchie constitutionnelle et deux assemblées se partageant le pouvoir législatif (le bicaméralisme). Il créé Le Point du Jour, un journal qui rend compte des débats et des décrets de l'Assemblée constituante. Il fréquente le club politique modéré des Feuillants et les milieux liés à la coterie du duc d'Orléans cousin du roi. Il est favorable à l'égalité des droits entre les blancs et les hommes libres de couleur à Haïti (alors colonie française).

Pendant l'été 1792, il est élu député des Hautes-Pyrénées à la Convention. Député du centre il se rapproche des députés montagnard.

En décembre 1792, comme président de la Convention il préside le début du procès de Louis XVI. Son attitude convainc les députés du centre (la Plaine) de soutenir les Montagnards. Il vote la mort du roi, sans appel ni sursis.

En avril 1793, il est le député le mieux élu au Comité de Salut public. Il est réélu en juillet 1793. Barère s'occupe des relations diplomatiques et de l'instruction. Grand travailleur, esprit clair, brillant orateur il est chargé des rapports quotidiens que le comité fait à la Convention. Il fait décréter que la « Terreur est à l'ordre du jour ». Il est un adversaire des hébertistes ou Exagérés. Cependant il traîne derrière lui son passé de modéré. Pour éviter les ennuis il doit se montrer ferme partisan des mesures extrêmes.

En thermidor an II (juillet 1794) il ne soutient pas Robespierre quand celui-ci est accusé de dictature.

Pendant la réaction thermidorienne, il est exclu dès septembre 1794 du Comité de Salut public. Il est arrêté en mars 1795. Pendant son procès il défend l'œuvre collective accomplie par le gouvernement révolutionnaire afin de sauver la République. Il échappe de peu à la guillotine et est condamné à la déportation en mars 1795, mais parvient à rester en France. En 1797, il est élu au Conseil des Cinq-Cents, mais son élection est invalidée. Il est amnistié après le coup d'État du 18 brumaire de Napoléon Bonaparte.

Il est alors subventionné pour rédiger des écrits favorables à Bonaparte.

Pendant les Cent-Jours Napoléon Ier le nomme membre de la Chambre des représentants.

Comme régicide il doit s'exiler en 1816, il ne revient en France qu'après la Révolution de 1830. De nouveau élu député son élection est une nouvelle fois annulée.

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