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Belle-Île-en-Mer

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47° 19′ 55″ N 3° 10′ 01″ W / 47.332075, -3.166809

Belle-Île-en-mer
Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Morbihan
Localisation
Superficie 85,63 km2
Démographie
Population 5 326 hab.
Densité 62 hab./km2
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Belle-Île-en-Mer (souvent appelée simplement "Belle-Île") est une île française située en Bretagne, dans le Morbihan (dont elle forme un canton), en face de Quiberon1.

Belle-Île-en-Mer est la troisième plus grande île française (85 km2), derrière la Corse et l'île d'Oléron2. Elle comporte quatre communes : Le Palais (la plus importante), Sauzon, Locmaria et Bangor. La côte mesure environ 100 km.

Cette petite île relativement bien conservée attire chaque année 380 000 visiteurs3. Elle vit principalement du tourisme et des activités qui y sont liées.

Géographie[modifier | modifier le wikicode]

Géographie
Belle-Île-en-Mer, vue aérienne.

Belle-Île-en-Mer est formée d'un plateau à 40 m d'altitude (point culminant à 71 m). Sur la côte Sud, on trouve de très nombreux rochers très découpés et de nombreuses grottes qui servent de refuge aux oiseaux comme les cormorans. La côte Nord, beaucoup plus calme, abrite des ports et de grandes plages4.

Minéralogie

Les roches sont des schistes, des micaschistes et des quartz, le tout recouvert d'une terre argileuse. La végétation est composée d'aulnes, de saules cendrés près des cours d'eau et surtout de bruyères. Pour la plus grande partie, c'est une lande5.

Climat

La côte Sud-Ouest est très exposée aux vents et à la mer. Le climat de type océanique est très doux. Le temps est changeant, parfois pluvieux et ensoleillé dans la même heure.

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le wikicode]

Belle-Île-en-Mer fut très tôt habitée : la vie humaine à Belle-Île-en-Mer est attestée pendant la Préhistoire, à partir de 30 000 av. J.-C., grâce à la découverte d'un crâne humain aujourd'hui conservé au Musée Dobrée, à Nantes.

L'île bénéficie d'une position clairement stratégique : située au large des côtes bretonnes, elle comporte de nombreuses ressources comme ses réserves en eau douce utile aux marins.

Pendant l'Antiquité, Belle-Île-en-Mer est baptisée « Vindilis » par les Vénètes, tribu gauloise du sud de la Bretagne qui s'y installe. Lors d'une des expéditions de Jules César en Bretagne, des combats contre les armées romaines eurent lieu sur le sol de l'île.

Moyen-Âge[modifier | modifier le wikicode]

Albert de Gondi
Fort de la Pointe des Poulains, construit en 1859, rénové par Sarah Bernhardt.

À partir du Ve siècle, les Bretons envahissent l'île. La plupart des villages prennent des noms bretons, ainsi que l'île elle-même qui s'appelle désormais « Guedel ».

À partir du Xe siècle, l'île est progressivement évangélisée par des moines missionnaires. L'île est d'ailleurs successivement la propriété de deux abbayes bretonnes : Redon et Quimperlé. Cependant, l'île est la cible d'attaques répétées de la part de Vikings et autres pirates : ils y trouvent des sources où se ravitailler en eau douce sans avoir à se rendre jusqu'au continent.

Ces attaques régulières pourrissent la vie sur cette île autrement très calme. Les habitants locaux sont sans défense et n'ont aucun moyen de se protéger. Leurs cultures sont ravagées et leurs biens volés devant leurs yeux impuissants. Très tôt, ce problème préoccupe les propriétaires de l'île. L'abbaye de Quimperlé essaye même de construire au XIVe siècle un petit fort, mais il est loin d'être suffisant.

Après l'annexion de la Bretagne à la France en 1532, les rois s'intéressent à Belle-Île-en-Mer et aux moyens de la protéger. En 1572, Henri II convainc les moines de Quimperlé qui possèdent toujours l'île de la céder à Albert de Gondi, en leur affirmant que le riche militaire aura l'argent pour la fortifier.

Belle-Île-en-Mer est alors érigée en marquisat. La famille de Gondi fait construire une petite forteresse au dessus du port de Palais : grâce à ces défenses, le commerce se développe et la vie devient plus sûre. Une période de prospérité va alors commencer pour tout un siècle.

En 1658, la famille de Gondi est en difficultés financières. La mauvaise position politique de son héritier, le frondeur Paul de Gondi recherché par le Roi, n'arrange rien. Belle-Île-en-Mer, par sa position isolée du continent, sert plusieurs fois de refuge à des opposants au Roi : à Paul de Gondi, cardinal persécuté par le Roi et Mazarin, mais également en 1573 par Gabriel Ier de Montgomery, un chef protestant.

Finalement, Paul de Gondi est forcé de vendre le terrain au surintendant des Finances Nicolas Fouquet pour la somme d'un million quatre cent mille livres. Ce dernier termine et consolide la forteresse des Gondi mais, deux ans plus tard, le ministre est déchu et emprisonné sur ordre de Louis XIV et tous ses biens sont confisqués. Belle-Île-en-Mer devient une propriété royale.

Sur demande du Roi, Vauban se rend par trois fois à Belle-Île-en-Mer dans le projet de la fortifier : en 1683, 1685 et 1689. L'architecte militaire du Roi fait de l'île une véritable place forte : il transforme la forteresse des Gondi en une véritable citadelle et fortifie d'autres endroits sensibles de l'île.

Belle-Île-en-Mer en elle-même sort affaiblie de ce changement de propriétaire. La famille des Gondi comme Nicolas Fouquet, qui avait des intérêts en Bretagne, avaient cherché à développer une activité économique sur son sol. Avec Louis XIV, elle est réduite au simple rôle de place militaire.

En 1761, pendant la guerre de Sept ans, les Anglais débarquent sur Belle-Île-en-Mer et pénètrent dans la citadelle en la trouant d'une faille. L'île reste sous domination anglaise pendant deux ans, avant d'être échangée contre l'île de Minorque.

En 1765, 78 familles acadiennes arrivent sur l'île et se mêlent aux Belle-Îlois pour devenir paysans. Durant la Révolution française, l’île est un enjeu important dans la lutte contre les Britanniques : aussi est-elle fortement militarisée, avec une garnison de près de 10 000 hommes (pour une population d’environ 5 000 habitants). Elle ne sera cependant jamais attaquée.

Époque contemporaine[modifier | modifier le wikicode]

Les fortifications de Belle-Île-en-Mer seront régulièrement consolidées et modernisées jusqu'en 1870. Les plus imposantes de ces améliorations sont les enceintes autour de la ville de Palais, construites entre 1803 et 1814, ainsi que quatorze fortins construits par l'Armée sous le Second Empire.

L'économie reprend progressivement sur l'île, avec l'agrandissement des ports de Palais et Sauzon. Les chantiers navals, la pêche et la conserverie sont les principales activités. L'île finit également par bénéficier de la sécurité assurée par la garnison, présente jusqu’en 1920 : par ailleurs, un centre de détention créé en 1848 se maintient jusqu'en 1977, accueillant d'abord des prisonniers politiques puis des jeunes délinquants à partir de 1880.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Belle-Île-en-Mer est occupée par les Allemands. Faisant partie du Mur de l'Atlantique décrété par Hitler en mars 1942, elle se couvre de plusieurs dizaines de points de défense afin d'empêcher tout débarquement. La plupart des bunkers sont toujours visibles.

Aujourd'hui, les habitants de Belle-Île-en-Mer ne vivent plus essentiellement de pêche, de l'agriculture (élevage de moutons) et de la conserverie. Les activités sont surtout tournées vers le tourisme balnéaire.

Tourisme[modifier | modifier le wikicode]

C'est à l'aube du XXe siècle que les premiers touristes apparaissent sur l'Île. On peut, parmi eux, apercevoir Claude Monet, ou la réputée Sarah Bernhardt. Autrefois, les trajets maritimes étaient assurés par la compagnie Belle-Îloise. De nos jours, c'est la compagnie Océane qui a la charge des liaisons entre le continent et l'île.

À cette époque, la citadelle Vauban n'est plus considérée comme un fort militaire. La citadelle est d'ailleurs achetée et rénovée par des particuliers, puis rachetée en 2005 par un hôtel « de luxe ». Les commerces et les étals touristiques prennent alors le dessus sur la pêche et l'agriculture.

Au XXIe siècle, Belle-Île-en-Mer vit beaucoup grâce à son tourisme6. Le micro-climat qui s'y installe l'été est aimé des Français. Grâce à ses lieux charmants, ses musées et ses monuments, son golf réputé,7 ses plages et ses petits sentiers côtiers, le quartier du Palais et les différents clubs de surf, Belle-Île-en-Mer est un grand lieu de villégiature où beaucoup de citadins ont acheté une résidence secondaire.

Certaines enseignes profitent grandement du tourisme, comme la Conserverie de la Belle-Îloise8 ou la Biscuiterie de la Bien Nommée9 par exemple.

Démographie[modifier | modifier le wikicode]

Lit de Sarah Bernhardt à la pointe des Poulains

L'année 1872 a connu la plus forte population avec 10 804 habitants selon le recensement de la base Cassini de l'EHESS ; depuis cette date, le nombre d'habitants a baissé jusqu'en 1982 (4 191 habitants) où la croissance a repris. Le dernier recensement a été effectué par la base Insee, en 2009 ; on y dénombrait 5 126 habitants.

Le tourisme fait énormément varier la densité de population. En été, on passe de 5 120 personnes à 25 000, voire 30 000 parfois et 35 000 en août10.

Des graphiques précis concernant la démographie de Belle-Île-en-Mer sont disponibles sur Wikipédia. Ils sont consultables en cliquant ci-dessous.

Démographie de Belle-Île-en-Mer.

Langues[modifier | modifier le wikicode]

Avant tout, le français est parlé à Belle-Île-en-Mer. Cependant, le breton y était de temps-à-autre utilisé jusqu'au XXe siècle. « Le breton de Belle-Île-en-mer » est une œuvre écrite par Patrick Le Besco, publiée en 1992 et en 1996 suite à une enquête qu'il a menée en 1986 et en 1987. Celle-ci traitait des derniers locuteurs de la langue bretonne à Belle-Île-en-Mer.

Lieux majeurs[modifier | modifier le wikicode]

  • Belle fontaine —  Monument créé par Vauban pour pouvoir approvisionner Belle-Île-en-Mer en eau de pluie.
  • Citadelle Vauban —  Plusieurs ingénieurs se sont succédé pour la construire, mais c'est Vauban qui l'a achevée.
  • La pointe des Poulains —  Site protégé par le conservatoire du littoral, avec la plage des Poulains et le fort Sarah Bernhardt.11
  • La grotte de l’Apothicairerie —  Spacieux endroits, déjà lieu de visite il y a longtemps, principalement pour ces drôles de nids alignés dans la grotte.
  • Aiguilles de Port-Coton —  Représentées pour leur beauté par Claude Monet.

Vie des insulaires[modifier | modifier le wikicode]

Belle-Île-en-Mer compte 5 200 insulaires qui y habitent toute l'année. La plupart des activités sont tournées vers le tourisme et des 380 000 visiteurs par an. Dans une moindre mesure, la pêche (environ 12 bateaux en activité), l'agriculture (40 exploitations de producteurs de lait, éleveurs d’ovins, maraîchers et éleveurs de bovins) et le bâtiment (13% des emplois) occupent une grande place3.

L'île compte 6 écoles et 2 collèges12. Les lycéens sont en général en internat dans un lycée sur le continent en reviennent chez eux le week-end.

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Galerie d'images[modifier | modifier le wikicode]

Vikiliens[modifier | modifier le wikicode]

Quelques visiteurs de Belle-Île-en-Mer[modifier | modifier le wikicode]

Autres[modifier | modifier le wikicode]

Liens externes[modifier | modifier le wikicode]


Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

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Source : cette page a été partiellement adaptée de la page Belle-Île-en-Mer de Wikipédia.
Article mis en lumière la semaine du 17 mai 2015.
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