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Aung San Suu Kyi

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Aung San Suu Kyi

Aung San Suu Kyi, née le 19 juin 1945 à Rangoon (75 ans) en Birmanie (actuel Myanmar), est une personnalité politique s'opposant à la dictature militaire en Birmanie. Elle a reçu le prix Nobel de la paix en 1991 pour ses actions non-violentes.

Elle est responsable du principal parti politique de Birmanie, la Ligue Nationale pour la Démocratie, mais n’a pas pu exercer son activité politique car elle était emprisonnée par la junte militaire au pouvoir (une junte est un gouvernement militaire qui s'est imposé après un coup d'État), jusqu’à sa libération en novembre 2010.

En 2015, elle accède au pouvoir ; elle est considérée comme le chef du gouvernement birman. Elle ne réussit pas à débarrasser le pays du rôle de l'armée et elle est critiquée parce qu'elle n'a pas fait grand chose pour lutter contre l'épuration des minorités Rohingyas. Elle est arrêtée et emprisonnée en 2021 pendant un coup d'état de l'armée1.

Biographie[modifier | modifier le wikicode]

Aung San Suu Kyi est la fille d'Aung San, qui a joué un rôle important dans l'indépendance de la Birmanie, et qui a été assassinée alors qu'elle avait deux ans. Elle fait ses études en Grande-Bretagne, s'y marie avec Michael Aris, un universitaire britannique, et y a deux enfants. Elle part ensuite vivre avec sa famille à New York, où elle devient secrétaire aux Nations unies.

En 1988, Aung San Suu Kyi retourne vivre en Birmanie afin de s’occuper de sa mère vieillissante. Cette année-là, des manifestations éclatent dans tout le pays afin d’obtenir plus de démocratie, elles sont violemment réprimées par l’armée. Une nouvelle junte militaire prend le pouvoir.

Fortement influencée par la philosophie non-violente du Mahatma Mahatma Gandhi, Suu Kyi entre petit à petit en politique afin de travailler pour la démocratisation du pays. Elle participe à la création de la Ligue Nationale pour la Démocratie et en devient présidente. Elle devient un symbole du désir populaire pour la liberté politique.

Elle est arrêtée le 20 juillet 1989, le gouvernement militaire lui propose la liberté à condition qu’elle quitte le pays, ce qu’elle refuse. Elle est mise plus tard en liberté « surveillée ».

En 1990, la junte militaire, sous la pression populaire, met en place des élections générales, qui sont gagnées très largement par le parti de Suu Kyi, la LND. Alors qu’elle doit ensuite prendre le poste de Premier ministre, la junte militaire refuse le scrutin et annule le résultat des élections. Cela provoque un scandale au niveau international. Suu Kyi reçoit cette année-là le prix Sakharov et le prix Rafto puis le prix Nobel de la paix l’année suivante. Elle reçoit la somme de 1,3 million de dollars (1,7 million d’euros) qu’elle utilise pour établir un système de santé et d’éducation pour le peuple de Birmanie.

Elle est libérée de sa détention surveillée en juillet 1995, cependant il est très clair que si elle quittait le pays afin de rendre visite à sa famille au Royaume-Uni, elle se verrait refuser le droit de revenir en Birmanie.

En 1997, son mari Michael Aris est atteint d'un cancer, cependant le gouvernement birman lui refuse le droit d’entrer pour visiter sa femme. La junte militaire essaie clairement de faire partir Suu Kyi afin de s’en « débarrasser ». Suu Kyi ne reverra jamais son mari qui meurt en 1999. De plus, elle reste séparée de ses enfants Alexander Aris et Kim Aris.

Après son arrivée au pouvoir en Birmanie en 2015, elle est très critiquée par la communauté internationale à cause de son implication dans la persécution des Rohingya, des musulmans birmans.

Le 1er févier 2021, elle est arrêtée et emprisonnée pendant un coup d'Etat de l'armée birmane. Les militaires prennent le pouvoir. L'ONU et l'Union européenne ont condamné le coup d'État et l'arrestation d'Aung San Suu Kyi.2,3

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

Voir aussi[modifier | modifier le wikicode]

Source[modifier | modifier le wikicode]

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