André Léo

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Portrait d'André Léo

André Léo (1824-1900), de son vrai nom Victoire Léodile Béra, est une des rares femmes à avoir participé à la Commune et à avoir écrit des livres sur les différents types d'inégalités (entre hommes et femmes...).

Ses débuts[modifier | modifier le wikicode]

Victoire Léodile Béra est née le 20 août 1824 à Lusignan dans la Vienne. Le 17 décembre 1851, elle épouse Pierre Grégoire Champseix en Suisse. Puis en 1853, elle donne naissance à deux jumeaux : André Champseix et Léo Champseix. D'où son surnom d'André Léo. Elle perd son mari en 1863. Elle vit alors de sa plume comme romancière et journaliste en faisant des reportages dans les milieux ouvriers.

L'engagement[modifier | modifier le wikicode]

Revenue à Paris en 1860, elle s’engage avec les républicains, milite avec les féministes et l'anarchiste Louise Michel. André Léo publie un livre, Le mariage Scandaleux, en 1862, où elle dénonce les inégalités : différences de salaire entre villes et campagnes et entre hommes et femmes.

Elle adhère à l'Association Internationale des Travailleurs fondée à Londres en septembre 1864. En 1866, elle crée l'« Association pour l'amélioration de l'enseignement des femmes » et en 1868, elle publie un texte défendant l'égalité des sexes qui est à l'origine de la première vague féministe en France.

Elle participe à la défense de Paris pendant la Commune (gouvernement révolutionnaire mis en place à Paris entre mars et mai 1870) et écrit dans La Sociale, journal fondé en 1871 par Vermesh, Vuillaume et Humbert. Puis en septembre 1871, elle veut « dénoncer les horreurs commises et demander aux hommes qui se posent philosophes et législateurs, de mettre au ban de l’humanité, les immondes égorgeurs et calomniateurs de Versailles . » Mais on ne lui laisse pas la parole.

L'exil[modifier | modifier le wikicode]

Entre septembre 1871 et 1900, elle s'exile à Genève, en Suisse, après avoir échappé à la Semaine sanglante en mai 1871.

En 1871, elle publie à Neuchâtel La Guerre sociale, sur l’histoire de la Commune. Elle adhère à l'Alliance internationale de la démocratie socialiste fondée par Bakounine. Elle collabore au journal La Révolution sociale où elle critique Karl Marx pour son autoritarisme.

Elle prend une part éminente dans la publication de la revue Le Socialisme progressif.

Voyageant en Europe, elle se consacre à l'étude de la condition féminine de son temps.

De retour en France, elle entame une période d'oubli, mais elle continue d’écrire des livres. En 1899, elle recommande la séparation entre l’Église et l’État : la Loi de séparation des Églises et de l'État sera votée en 1905.

Elle décède le 20 mai 1900, à cause du chagrin procuré par la mort de ses deux fils. Elle est enterrée au cimetière d'Auteuil.

Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

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