André Jeanbon

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Jean Bon Saint-André, portrait réalisé par Jacques-Louis David en 1795

André Jeanbon dit Jean Bon Saint-André est né à Montauban (Lot-et-Garonne) en 1749 et est mort de typhus à Mayence (Allemagne) en 1813. En 1793-1794, il a été un des hommes politiques les plus importants de la Révolution française.

Fils d'un ouvrier foulon protestant, il devient capitaine de la marine marchande. Puis il étudie la théologie à Genève et devient pasteur protestant en 1773, il réside alors à Castres puis à Montauban.

En septembre 1791, dans le Lot il échoue aux élections pour l'Assemblée Législative.

Pendant l'été 1792, Jean Bon Saint-André est élu député du Lot à la Convention. Il siège d'abord avec les Girondins puis dès octobre 1792 parmi les députés montagnards. Il vote la mort de Louis XVI.

Le 10 juillet 1793 il est élu au Comité de Salut public. Il est, avec Prieur de la Marne, responsable de la marine militaire. Il prend des mesures extrêmement brutales pour rétablir la discipline parmi les marins et les officiers. Il est souvent en mission dans les ports.

En mission à ce moment-là, il ne participe pas au complot qui aboutit à la chute des robespierristes en thermidor an II (juillet 1794).

Pendant la réaction thermidorienne il est arrêté (mai 1795) ; mais bénéficiant de l'amnistie générale, il est libéré en octobre 1795.

En 1795, il est nommé consul général de France à Alger, qui alors relève en théorie de l'empire ottoman. Puis en 1798 il occupe le même poste à Smyrne dans l'empire ottoman, où il est arrêté et emprisonné pendant trois ans.

Napoléon Bonaparte le nomme commissaire général des départements de la rive gauche du Rhin qui viennent d'être rattachés à la France. En 1802, il est nommé préfet du département du Mont-Tonnerre (Mayence). En 1809, il est nommé baron.

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