Ahmed Kaïd

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Ahmed Kaïd (également Kaïd Ahmed) est né en 1924 dans les environs de Tiaret en Algérie et est décédé à Rabat au Maroc le 5 mars 1978. Il a été un des responsables militaires des combattants algériens pendant la guerre d'Algérie, puis un ministre et le responsable du parti FLN dans les premières années de l'Algérie indépendante.

La formation[modifier | modifier le wikicode]

Ahmed Kaïd est le fils d’un garde communal qui sera torturé puis assassiné par l’armée française en 1957 à Mostaganem.

Ahmed Kaïd fait des études à la Médersa de Tiaret et suit un stage d'instituteur.

Il adhère à des organisations rejetant la domination coloniale de la France sur l'Algérie : le Parti du peuple algérien fondé par Messali Hadj puis les Amis du manifeste de la liberté de Ferhat Abbas.

Après avoir accompli son service militaire dans l'armée française durant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint en 1946 l'UDMA (Union démocratique du manifeste algérien). Il est élu conseiller municipal de Tiaret de 1951 à 1954.

Pendant la guerre d'Algérie[modifier | modifier le wikicode]

Après l'insurrection du 1er novembre 1954, qui enclenche la guerre d'Algérie, Ahmed Kaïd organise un réseau clandestin dans la région de Tiaret. Il ne rejoint le FLN (Front de Libération nationale) qu'en 1956.

Engagé dans l'armée de libération nationale, il combat dans la région de Figuig puis dans celle d'Oujda dirigée par Abdefhafid Boussouf, puis par Houari Boumediene. Il prend alors le surnom de commandant Si Slimane.

Il participe aux premières rencontres à Évian avec des émissaires envoyés par le gouvernement français du général De Gaulle afin de négocier l'indépendance de l'Algérie.

Pendant l'Algérie indépendante[modifier | modifier le wikicode]

En 1962, dans la lutte pour le pouvoir entre le GPRA et le FLN qui suit l'indépendance algérienne, il soutient Ahmed Ben Bella leader du FLN. Cependant il sera un des membres du coup d'État-militaire qui renverse Ben Bella le 19 juin 1965. Il est élu député de Tiaret.

Ahmed Kaïd a été ministre du tourisme en 1963-1964 puis de 1965 à 1969 ministre des finances et du développement, poste où il met en place la nationalisation des banques et un code des investissements pour les capitaux étrangers. Puis en 1967, il devient le « responsable » principal du parti FLN qui dirige l'Algérie. Il renouvelle la vie interne du parti , « reprend en main » (c'est-à-dire replace sous l'autorité du parti FLN) les organisations officielles qui encadrent la population algérienne : celle des paysans (l’UNPA), celle des femmes (l’UNFA) puis celle de l’unique confédération syndicale (l’UGTA), et l’UNEA les étudiants. Ce faisant il se crée de nombreux adversaires. Sur de nombreux problèmes (mise en place autoritaire et bureaucratique de la réforme agraire, fonctionnement du parti, mise en place d'institutions stables) il s'oppose à Boumediene. Il est renvoyé, pour « raisons impérieuses de santé » en décembre 1972.

En exil, il participe à de nombreux regroupements d'opposants qui critiquent la politique menée par le président Houari Boumediene.

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