Agen

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Le passage piétons sur la Garonne, à Agen

Agen est une ville du sud-ouest de la France, dans le département du Lot-et-Garonne (dont c'est la préfecture) et la région Nouvelle-Aquitaine. Elle est située sur la rive droite de la Garonne, presque à mi-distance des deux principales villes bordant ce fleuve : Toulouse et Bordeaux.

Les habitants sont les Agenais (ou Agenois, appellation ancienne devenue très peu utilisée).

C'est une ville particulièrement célèbre pour ses pruneaux et son équipe de rugby.

Le blason d'Agen[modifier | modifier le wikicode]

sur fond rouge, dans la moitié gauche, un aigle argenté serrant un bandeau; dans la moitié droite un château doré avec trois tourelles
le blason d'Agen

Le blason d'Agen se lit ainsi : Parti: au premier de gueules à l'aigle de de trois-quarts, la tête de profil, d'argent empiétant un listel du même chargé du mot Agen en lettres onciale de sable ; au deuxième de gueules au château d'or crénelé, sommé de trois tourelles couvertes et pavillonnées du même, le tout maçonné de sable.

Ce blason figure sur le sceau d'une charte datée du 27 mars 1243. Dans celle-ci les consuls de la ville d'Agen promettent au roi Louis IX de tout faire pour obliger Raymond VII de Toulouse, le comte de Toulouse, à respecter les clauses de la Paix de Paris, qui depuis 1229, a mis fin fin à la Croisade contre les Albigeois.

L'histoire d'Agen[modifier | modifier le wikicode]

Agen, vu du canal.

Agen dans l'Antiquité[modifier | modifier le wikicode]

Agen était dès le IVe siècle av. J.-C. la capitale des Nitiobriges, un peuple celte qui occupait un éperon rocheux situé au nord de la ville. D’abord amis des Romains, ils participent à la défense de Gergovie contre l'armée de Jules César et font partie de l’armée de secours envoyée pour aider Vercingétorix assiégé dans Alésia.

Pendant la « paix romaine », les habitants d'Agen ( à l'époque « Agedinum ») abandonnent l'éperon et s'installent dans la vallée de la Garonne près du confluent avec la Masse. Les invasions germaniques du Ve siècle, puis celles des Normands arrêtent l'expansion de la ville. Abandonnant un grande partie de la ville, les habitants se regroupent alors dans une enceinte fortifiée autour de la cathédrale (aujourd'hui l'emplacement du marché couvert).

Agen au Moyen Âge[modifier | modifier le wikicode]

Agen devient une ville frontière entre les possessions des ducs d'Aquitaine (qui sont également les rois d'Angleterre) et celles du roi de France.

De la fin du XIIème siècle à 1370, Agen change onze fois de seigneur : les comtes de Toulouse, puis à Richard Cœur de Lion, ensuite Simon de Montfort, seigneur de la France du Nord et chef de la Croisade contre les Albigeois. Puis elle revient au roi de France.

Les Temps modernes[modifier | modifier le wikicode]

Le diocèse d'Agen est confié à divers évêques italiens : de 1476 à 1586, se succèdent sans interruption des prélats, dont plusieurs de la famille Della Rovere, parents du pape Jules II. Les Italiens amènent avec eux des clercs, des juristes, des musiciens, des artistes, des médecins parmi lesquels Jules César Scaliger. La ville connait alors un grand essor.

Cet essor est brisé par les guerres de religion. Le protestantisme y devient influent avec la proximité de Marguerite d'Angoulême, sœur de François Ier, épouse d'Henri d'Albret qui vit à Nérac. Les chefs protestants tels que Melanchton, Jean Calvin mais aussi le poète Clément Marot fréquentent la petite cour de Nérac. Pour lutter contre les protestants, le tribunal catholique de l’Inquisition s’installe à Agen. Il condamne et fait brûler les protestants. En 1562 et 1569, les protestants à leur tour se rendent maîtres de la ville d’où ils sont chassés à deux reprises par les catholiques de Monluc, lieutenant du roi en Guyenne et possesseur du château d’Estillac, à quelques lieues d’Agen.

Cette période difficile par la ville ne cesse qu'en 1589, avec l'arrivée sur le trône de France d'Henri de Navarre, petit-fils de Marguerite d'Angoulême.

Entre-temps, la ville s’est développée. Elle déborde une première puis une seconde enceinte qui englobait la collégiale St-Caprais, (aujourd'hui la cathédrale). Au XVIIIème siècle, des avenues plantées d’arbres sont aménagées le long des remparts (c'est aujourd’hui la promenade du Gravier). Des hôtels particuliers pour la noblesse et la haute-bourgeoisie agenaises sont construits.

Agen est alors une ville industrielle spécialisée dans le tissage de la toile à voile pour la marine royale, dans la fabrique de bure et d’étamine, dans le tannage du cuir et dans la ganterie.

L’ère industrielle[modifier | modifier le wikicode]

Mais le blocus continental, puis la Première Révolution industrielle du début du XIXème siècle, surtout basée sur le charbon, qui manque dans la région, sont fatals pour les activités anciennes. Agen devient surtout un centre agricole et commercial important.

La ville bénéficie alors de la construction du Canal latéral à la Garonne avec le pont-arche construit entre 1839 et 1843. La Garonne était navigable jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale grâce à des bateaux plats.

Les activités économiques d'Agen aujourd'hui[modifier | modifier le wikicode]

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Lien externe[modifier | modifier le wikicode]


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44° 12′ 18″ N 0° 37′ 16″ E / 44.204931, 0.621153