Address to the Nation on Civil Rights (1963)

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JFK, le 11 juin 1963

Le 11 juin 1963, J.F. Kennedy, le président des États-Unis, annonce un projet de loi. Il souhaite mettre fin à la ségrégation raciale aux États-Unis. Le Civil Rights Act sera signé en 1964. Cet article de Vikidia donne des passages du discours dans lequel JFK annonce le projet de loi à la nation : Address to the Nation on Civil Rights.

Dans ce discours, il dénonçait avec force le racisme contre les Noirs dans les années 1960.

Cinq mois plus tard, J.F. Kennedy est assassiné le 22 novembre 1963. Pour autant, ce discours et les lois qui vont suivre vont marquer l'histoire des États-Unis, et la conquête de droits par les minorités du pays, qui souffrent de nombreuses discriminations à l'époque.

Extraits choisis du discours[modifier | modifier le wikicode]

[...] Today we are committed to a worldwide struggle to promote and protect the rights of all who wish to be free. And when Americans are sent to Viet-Nam or West Berlin, we do not ask for whites only. It ought to be possible, therefore, for American students of any color to attend any public institution they select without having to be backed up by troops.

[...] Aujourd'hui, nous sommes engagés dans une lutte mondiale pour promouvoir et protéger les droits de tous ceux qui souhaitent être libres. Et quand les Américains sont envoyés au Viêt Nam ou à Berlin Ouest, on n'envoie pas seulement des Blancs. Il devrait être possible, par conséquent, aux étudiants américains de toute couleur d'intégrer les écoles publiques de leurs choix sans l'appui des troupes.

It ought to be possible for American consumers of any color to receive equal service in places of public accommodation, such as hotels and restaurants and theaters and retail stores, without being forced to resort to demonstrations in the street, and it ought to be possible for American citizens of any color to register to vote in a free election without interference or fear of reprisal.

Il devrait être possible aux consommateurs américains de toute couleur de recevoir un service égal dans les lieux d'accueil public, comme les hôtels, les restaurants, les théâtres et les magasins de détail, sans être forcés de recourir aux manifestations dans la rue ; et il devrait être possible pour les citoyens américains de toute couleur de s'inscrire sur une liste électorale sans l'ingérence ni la crainte de représailles.

[...] The heart of the question is whether all Americans are to be afforded equal rights and equal opportunities, whether we are going to treat our fellow Americans as we want to be treated. If an American, because his skin is dark, cannot eat lunch in a restaurant open to the public, if he cannot send his children to the best public school available, if he cannot vote for the public officials who will represent him, if, in short, he cannot enjoy the full and free life which all of us want, then who among us would be content to have the color of his skin changed and stand in his place ? Who among us would then be content with the counsels of patience and delay ?

[...] Le cœur de la question, c'est : Tous les Américains doivent-ils recevoir les mêmes droits et les mêmes chances ? Allons-nous traiter nos camarades Américains comme nous voulons être traités ? Si un Américain, parce que sa peau est noire, ne peut manger son déjeuner dans un restaurant public, s'il ne peut pas envoyer ses enfants dans la meilleure école publique possible, s'il ne peut pas voter pour les responsables publics qui le représenteront, si, en bref, il ne peut profiter pleinement et librement de la vie que nous souhaitons tous, alors qui parmi nous serait satisfait d'avoir sa couleur de peau et de se retrouver à sa place ? Qui parmi nous serait alors satisfait même avec des conseils de patience et d'attente ?

One hundred years of delay have passed since President Lincoln freed the slaves, yet their heirs, their grandsons, are not fully free. They are not yet freed from the bonds of injustice. They are not yet freed from social and economic oppression. And this Nation, for all its hopes and all its boasts, will not be fully free until all its citizens are free.

Cent ans de retard depuis que le Président Lincoln libéra les esclaves ; et pourtant, leurs héritiers, leurs petit-fils, ne sont pas pleinement libres. Ils ne sont pas encore libérés des chaînes de l'injustice. Ils ne sont pas encore libérés de l'oppression sociale et économique. Et cette nation, malgré tous ses espoirs et toutes ses vantardises, ne sera pas pleinement libre, tant que tous ses citoyens ne le sont pas.

We preach freedom around the world, and we mean it, and we cherish our freedom here at home, but are we to say to the world, and much more importantly, to each other that this is the land of the free except for the Negroes ; that we have no second-class citizens except Negroes ; that we have no class or caste system, no ghettoes, no master race except with respect to Negroes ?

Nous prêchons la liberté à travers le monde, et nous lui donnons sens, et nous chérissons notre liberté ici-même, mais devons-nous dire au monde, et bien plus important, à nous-mêmes, que c'est la terre de la liberté sauf pour les Nègres ? Que nous n'avons aucun citoyen de seconde classe sauf les Nègres ? Que nous n'avons aucun système de classe ou de caste, aucun ghetto, aucune race supérieure, sauf ce qui concerne les Nègres ?

The fires of frustration and discord are burning in every city, North and South, where legal remedies are not at hand. Redress is sought in the streets, in demonstrations, parades, and protests which create tensions and threaten violence and threaten lives.

Les flammes de la frustration et de la discorde brûlent encore dans chaque ville, dans le Nord et dans le Sud, où les solutions légales n'existent pas. Les remèdes sont recherchés dans les rues, dans les manifestations, dans les mouvements de protestation qui créent les tensions, attissent la violence et menacent les vies.

We face, therefore, a moral crisis as a country and as a people. It cannot be met by repressive police action. It cannot be left to increased demonstrations in the streets. It cannot be quieted by token moves or talk. It is time to act in the Congress, in your State and local legislative body and, above all, in all of our daily lives.

Nous traversons, par conséquence, une crise morale comme pays et comme peuple. Elle ne peut pas se satisfaire par une action policière répressive. Elle ne peut pas être laissée aux manifestations grandissantes dans les rues. Elle ne peut pas être calmée par des mesures prises ou des discours. Il est temps d'agir au Congrès, dans votre État et dans les corps législatifs locaux et, surtout, durant toute votre vie quotidienne.

[...] I am, therefore, asking the Congress to enact legislation giving all Americans the right to be served in facilities which are open to the public—hotels, restaurants, theaters, retail stores, and similar establishments.

[...] Je demande donc au Congrès de décréter une législation donnant à tous les Américains le droit d'être servis dans les établissements ouverts au public : hôtels, restaurants, théâtres, magazins de détails, et établissements similaires.

[...] My fellow Americans, this is a problem which faces us all—in every city of the North as well as the South. Today there are Negroes unemployed, two or three times as many compared to whites, inadequate in education, moving into the large cities, unable to find work, young people particularly out of work without hope, denied equal rights, denied the opportunity to eat at a restaurant or lunch counter or go to a movie theater, denied the right to a decent education, denied almost today the right to attend a State university even though qualified. It seems to me that these are matters which concern us all, not merely Presidents or Congressmen or Governors, but every citizen of the United States.

This is one country. It has become one country because all of us and all the people who came here had an equal chance to develop their talents.

[...] Mes camarades Américains, c'est un problème auquel nous devons tous faire face, dans chaque ville du Nord comme du Sud. Aujourd'hui, il y a des Nègres sans emploi, deux ou trois fois plus que des Blancs, ayant une éducation insuffisante, déménageant dans les grandes villes, incapables de trouver un travail, des jeunes en particulier hors du marché du travail et sans espoir, refusés des droits, refusés de la possibilité de manger dans un restaurant ou un bar ou d'aller dans un cinéma, refusés le droit à une éducation convenable, refusés le droit d'intégrer une université publique malgré leurs aptitudes. Il me semble que ces sujets concernent nous tous, pas seulement les Présidents, les membres du Congrès ou les Gouverneurs, mais chaque citoyen des États-Unis.

C'est un unique pays. C'est devenu un unique un unique pays parce que nous tous et toutes les personnes qui vinrent ici avions une chance de développer nos talents.

Texte complet (en anglais)[modifier | modifier le wikicode]

  • Le discours complet est disponible sur le site JFKlibrary.
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