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Étienne Charles Loménie de Brienne

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Loménie de Brienne

Étienne Charles de Loménie de Brienne est né à Paris en 1727 et est mort à Sens en 1794. Évêque catholique, puis cardinal (1788) , il a été d'avril 1787 à août 1788, le contrôleur général du Trésor (ministre de l'Économie et des finances) du roi Louis XVI. Confronté au déficit colossal du Trésor royal (plus de dette que de recettes depuis des décennies), il a tenté d'imposer une réforme des impôts qui aurait touchée tous les propriétaires (privilégiés ou non). Pour passer outre l'opposition des privilégiés, dans un premier temps il refuse de convoquer les États généraux et essaie vainement de faire adopter ses réformes par une assemblée de notables dont il a choisi les membres mais ceux les rejettent les réformes. Il tente d'imposer ses réformes par la force mais rencontre l'opposition des parlements qui provoque une très grande agitation dans le royaume. Il doit alors consentir à la convocation des États généraux prévue pour mai 1789. Il est remplacé par Necker.

Premières fonctions[modifier | modifier le wikicode]

Loménie de Brienne est issu d'une famille noble d'origine limousine. Il a a fait ses études au collège d'Harcourt, un établissement secondaire parisien réputé ; il est ensuite étudiant à la Sorbonne (alors la faculté de théologie de l'Université de Paris). Il obtient son doctorat en théologie en 1751. En 1760, il est nommé évêque de Condom puis archevêque de Toulouse en 1763. De 1766 à 1769 il est également abbé cvommandataire (qui ne séjourne pas mais touche les revenus) du Mont Saint-Michel. Il fréquente les milieux philosophiques et s'intéresse aux questions économiques et sociales. En 1781, à cause de ses convictions religieuses peu sûres il n'obtient pas l'archevêché de Paris. En 1788, il est nommé archevêque de Sens.

Il fait partie de l'entourage de la reine Marie-Antoinette. Loménie de Brienne est élu président de l'assemblée des notables que Calonne avait créée pour fait admettre ses réformes. Loménie est alors un farouche opposant à Calonne. Aussi lorsque Calonne est démis de ses fonctions en avril 1787 Loménie de Brienne le remplace au gouvernement.

Un ministère agité[modifier | modifier le wikicode]

Loménie parvient à éviter la banqueroute (cessation de paiement des dettes de l'État) grâce à un nouvel emprunt de 67 millions de livres. Puis il doit reprendre les projets de Calonne son prédécesseur afin de réformer les impôts et l'administration royale, afin d'assurer pour l'avenir des rentrées d'impôts suffisantes pour le Trésor.

Loménie de Brienne rétablit la liberté de commerce des grains, supprime les douanes intérieures qui freinaient l'activité économique. La corvée royale est abolie et remplacée par une contribution en monnaie. La noblesse et le clergé catholique, sont soumis au paiement d e la subvention territoriale, un nouvel impôt foncier. Loménie tente de mettre en place des assemblées provinciales où le Tiers-État aurait autant de députés que la noblesse et le clergé réunis. L'assemblée des notables refuse ces réformes, et le 25 mai 1787, Loménie de Brienne la dissout.

La lutte contre les Parlements[modifier | modifier le wikicode]

Le Parlement de Paris, suivis par la Cour des comptes et la Cour des Aides prend la relève de l'opposition à toutes réformes fiscales. Et contre certains aspects de l'absolutisme monarchique (lettres de cachet, lois fondamentales du royaume). Pendant cette lutte qui s'étend d'août 1787 à mai 1788, Loménie est contraint de retirer les réformes projetées.

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : tentatives de réformes sous Louis XVI.

Dès le début de 1788, Brienne est en grande difficultés. Les attaques juridiques du parlement de Paris contre l'absolutisme se multiplient. Les assemblées provinciales refusent les nouveaux impôts. Les officiers (tous d'origine noble) s'agitent.

Brienne doit capituler. Le 5 juillet 1788, il fait savoir qu'il demande la convocation des États généraux pour le 1er mai 1789. Il démissionne le 24 août 1788, alors que la banqueroute de l'État est imminente.

Pendant la Révolution[modifier | modifier le wikicode]

En décembre 1788, Brienne se rend à Rome où il est créé cardinal.

En 1790, il accepte la Constitution civile du clergé votée par l'assemblé constituante et est élu évêque constitutionnel de Sens (Yonne). Lorsque le pape Pie VI condamne la Constitution civile du clergé, Loménie de Brienne doit, en mars 1791, démissionner de son titre de cardinal.

Il est considéré comme suspect et est arrêté en novembre 1793. Il meurt quelque jours plus tard en prison.

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