Garçon devant un ordinateur.jpg
LeSavant.svg

la cabane  •  le Savant  •  le Livre d'or

Participez ! Cet article, comme tous les articles de Vikidia, est peut-être incomplet et tu peux l'améliorer. Tu as des connaissances sûres sur le sujet (texte ou illustration) ? Alors n'hésite pas à les ajouter. Ta contribution est la bienvenue ! C'est à toi de jouer ! Clin d'œil

Virus de l'immunodéficience humaine

« Virus de l'immunodéficience humaine » expliqué aux enfants par Vikidia, l’encyclopédie junior
Aller à : navigation, rechercher
Attention Cet article traite du virus en lui-même. Pour l’article sur la maladie, voir Syndrome d'immunodéficience acquise.

Le virus de l'immunodéficience humaine (VIH), est un rétrovirus qui est responsable du SIDA. C'est pour cela qu'il est aussi appelé virus du SIDA. C'est un lentivirus.

Il se transmet par contact sanguin et sexuel, est donc la cause d'une infection sexuellement transmissible. Une fois l'infection installée, on ne sait pas encore la guérir, les traitement ne savent que bloquer ou ralentir l'avancée du virus.

Beaucoup de personnes atteintes du SIDA vivent dans des pays ou les traitements ne sont pas financièrement accessibles et le VIH continue de faire des ravages dans les pays du tiers monde. Selon l'ONUSIDA, le VIH a causé 1,6 millions de décès au cours de l'année 2012.

Qu'est-ce qu'un rétrovirus ?[modifier]

(voir l'article en question)

D'où vient le VIH ?[modifier]

À la base, ce virus est un virus que l'on aurait trouvé chez une espèce de singe. Ce virus aurait muté et se serait « propagé » dans l'espèce humaine après, on suppose, un contact plus ou moins prolongé avec ce singe.

C'est vers le début des années 1980 que le virus est rééllement apparu de manière épidémique chez l'Homme. Dès 1981, un organisme de contrôle de la santé aux États-Unis (le CDC) constate cette année-là une forte augmentation de l'achat d'un médicament destiné à stimuler les défenses et réseaux immunitaires dans l'organisme. Ces consommateurs sont des jeunes homosexuels américains ayant une maladie inconnue. On nomme cette maladie inconnue le « gay syndrome ». On se rend compte peu à peu que le virus contamine les toxicomanes s'échangeant des seringues, et les enfants de parents possédant le virus. Après l'isolation du virus en 1983, on se rendra compte que le virus est aussi bien chez les homosexuels que chez les hétérosexuels.

Ensuite...[modifier]

Vers 1982, on constate que des toxicomanes attrapent cette maladie en s'injectant de la drogue dans le sang (avec des seringues, donc).

Entre mai 1983 et 1984, l' Institut Pasteur de Paris (France) isole le virus du sida pour la première fois et le nomme d'abord virus LAV.

En 1986, le dénommé LAV devient le VIH ou virus de l'immunodéficience humaine.

Vers 1987, on constate différents grands types de virus, les VIH-1 et VIH-2, d'Europe et d'Afrique.

En 2008 : le sida a 25 ans officiels. On estime à environ 50 millions de personnes touchées dans le monde actuellement.

Comment fait-il pour proliférer ?[modifier]

Après avoir réussi à pénétrer dans l'organisme par voie sanguine, sexuelle ou parentérale, le virus va proliférer dans une cellule-hôte (en général un lymphocyte T4, en général) dans l'ordre suivant1 :

  1. Le virus a des protéines gp41 et gp120 sur sa surface et rentre dans la cellule-hôte dans laquelle il veut se multiplier. Ce sont ces deux types de protéine qui vont faciliter l'accès à l'intérieur de la cellule : elles sont compatibles pour s'emboîter avec les marqueurs CD4 du lymphocyte, comme une clé rentre dans une serrure.
  2. Un élément du virus, la transcriptase inverse, va faire devenir ADN, l'ARN pour qu'il puisse ultérieurement s'unir avec l'ADN cellulaire. Les parties 1 et 2 se sont déroulées dans le cytoplasme de la cellule-hôte TCD4 pendant un procédé qu'on nomme décapsidation : le virus se débarasse des éléments secondaires, gardant le core, la transcriptase inverse et d'autres enzymes virales.
  3. Tout cet ensemble pénètre le noyau cellulaire. Un autre élément important, l'intégrase, intègre le nouvel ADN viral à l'ADN cellulaire. Un constituant de la cellule-hôte, l'ADN polymérase, va participer à l'élaboration de nouveaux ADN.
  4. Ces nouveaux ADN sortent du noyau. Ces ADN sont ensuite retraduits, en ARN cette fois, et un assemblage massif est fait pour le final.
  5. De nouveaux virions s'apprêtent à bourgeonner. Ils sortent de la cellule-hôte et vont proliférer dans d'autres cellules-hôtes lymphocytes T4.

On estime à entre 1 et 10 milliards de virions VIH bourgeonnant, pour une cellule infectée.

Pourquoi nargue-t-il les médecins depuis 25 ans ?[modifier]

Tout simplement parce que ce n'est pas un virus ordinaire.

Prenons l'exemple de la varicelle. Son virus ne mute pas à mesure qu'il prolifère dans la cellule-hôte ; il est donc combattable par les lymphocytes. Les lymphocytes Bmémoire peuvent préparer une « recette » d'anticorps qui pourrait anéantir le virus de la varicelle si celui-ci revenait. Pour le cas du VIH, la transcriptase inverse commet des erreurs pendant les rétro-transcriptions (passage de l'ARN à l'ADN) : environ cent fois plus que pour un autre virus. Ainsi, à cause de ces mutations fréquentes, un VIH n'est jamais totalement identique à un autre VIH. On ne peut donc pas faire pour l'instant un vaccin pour tous les contrer, puisqu'ils sont tous différents !

Pour la même raison, les médicaments utilisés pour lutter contre le VIH sélectionnent des souches résistantes d'autant plus facilement que le virus mute vite. En d'autre termes, les médicaments utilisés pour le traitement des patients deviennent tous plus ou moins vite inefficaces. C'est pour éviter cela que les médicaments antirétroviraux sont toujours donnés en associations, le plus souvent par trois. Ce sont les trithérapies.

Par ailleurs, le VIH cible les lymphocytes T CD4+, c'est-à-dire les cellules immunitaires qui orchestrent les défenses immunitaires. En fait, ce virus détruit les cellules du corps qui sont les plus utiles dans la lutte contre les virus ! (mais il semblerait en fait que le VIH parasite d'autres cellules, notamment immunitaires).

À cause de cela, le sida favorise les maladies opportunistes (exemple : la toxoplasmose cérébrale), c'est-à-dire des maladies qui ne peuvent toucher que des personnes dont les défenses immunitaires sont très diminuées (immunodépression ou immunosupression). Ces maladies peuvent devenir très graves : en général, ce sont elles qui font courir un risque vital aux patients en stade SIDA.

Les médicaments utilisés[modifier]

L'effort de recherche pour lutter contre l'infection par le VIH a été (et est toujours) très important, pour identifier des cibles, c'est-à-dire comment gêner ou tuer le virus. Les médicaments les plus utilisés sont des molécules qui gênent la synthèse de l'ADN ou de l'ARN : la réplication du virus est donc ralentie ou bloquée. On utilise aussi des molécules qui gênent la fusion du virus et de la cellule-cible.

Les médicaments utilisés aujourd'hui parviennent à bloquer l'avancée du virus pour la majorité des patients qui y ont accès, et à leur éviter ainsi de mourir du SIDA. Cependant ils ont aussi des effets secondaires importants.

Dans certains pays, le cout des traitement est pris en charge par l'état ou par des ONG. Mais ce n'est pas le cas partout. On estime que dans le monde deux tiers des personnes infectées n'ont pas accès au traitement.

Dépistage du sida[modifier]

Une personne infectée par le VIH, on ne présente aucun symptôme visible durant plusieurs années. De nombreuses personnes sont ainsi infectées sans le savoir. Il est donc important de faire régulièrement des dépistages VIH afin d'éviter d'infecter d'autres personnes si l'on a soi-même été infecté. Par ailleurs, les médicaments utilisés contre le VIH ont plus de chance de bien fonctionner s'ils sont pris suffisamment tôt.

Le test fonctionne en recherchant dans le sang des anti-corps dirigés contre le VIH. Si une personne possède des anticorps contre le VIH, on en déduit qu'elle est infectée. Les anticorps sont détectés par les tests au plus tard 3 mois après l'infection. Aujourd'hui on fait un deuxième test en même temps que la recherche d’anticorps: on recherche l'antigène P24. L'antigène P24 est un fragment du virus qui est détectable dans le sang au début de l'infection. En combinant les deux tests, on arrive à détecter le virus au plus tard 6 semaines après l'infection.

On utilise la technique du Test ELISA.

En France, il est possible de se faire dépister de façon anonyme et gratuite dans les CDAG. On peut en trouver une liste ici: Où faire un test de dépistage anonyme et gratuit ?

Voir aussi[modifier]

Source[modifier]

  • La partie « Ensuite... » a été copiée sur le site Medical, soit le site personnel de l'utilisateur l'ayant rédigée. (Page consultée le 12 février 2008)

Note[modifier]

  1. Les connaissances médicales préliminaires requises pour comprendre sont au programme de SVT de terminale S en France.
Portail de la médecine - Tout sur la médecine, les médecins, les maladies...