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Victor Hugo

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Un dessin de Victor Hugo. Vianden (1871)

Victor Marie Hugo, né le 26 février 1802 à Besançon et mort le 22 mai 1885 à Paris, est un poète, écrivain et homme politique français du XIXe siècle. Il est considéré comme le plus important des écrivains romantiques (XIXe siècle) de langue française. En 1841, il est élu à l'Académie française.

Ses œuvres sont très diverses : romans, poésie, pièces de théâtre... Ses romans les plus connus sont Les Misérables et Notre-Dame de Paris.

Il est également connu pour être un écrivain très engagé (contre la peine de mort par exemple) et pour avoir fait de grands discours politiques. En 1848, il devient député de Paris. En décembre 1851, il s'oppose à la dictature de Napoléon III et doit vivre en exil dans les îles Anglo-Normandes jusqu'à la fin du Second Empire en septembre 1870.

Il meurt à l'âge de 83 ans et est enterré au Panthéon (Paris) avec des obsèques nationales, le 31 mai 1885.

L'enfance et la formation de Victor Hugo[modifier]

Victor Hugo est le fils d'un général d'empire, que Napoléon fera comte. Avec sa mère et ses frères aînés, il suit son père dans les pays où combattent les armées napoléoniennes, l'Italie et l'Espagne. Ces déplacements sont cependant entrecoupés de longs séjours à Paris, avec sa mère et ses frères, (en 1804-1807, 1809-1811, puis à partir de 1813) dans la propriété familiale des Feuillantines.

Ses parents se séparant, Victor Hugo entre comme interne dans une pension parisienne et suit les cours du Lycée Louis-le-Grand, à Paris, de 1815 à 1818. C'est là qu'il compose ses premiers poèmes. En 1816, il écrit : « Je veux être Chateaubriand ou rien ». L'Académie française, en 1817, et l'Académie des Jeux floraux de Toulouse, en 1819, lui décernent des prix littéraires. Il renonce à être polytechnicien et même à des études de droit comme l'aurait souhaité son père. En 1819, avec ses frères, il fonde une revue, Le Conservateur littéraire, qui recherche l'appui de Chateaubriand. Il y développe des idées catholiques et royalistes.

En 1822, il épouse Adèle Foucher. Ils auront quatre enfants : Léopoldine (1824), Charles (1826), François (1828) et Adèle (1830).

Le chef du romantisme littéraire[modifier]

Victor Hugo en 1829

Victor Hugo est à la fois un poète, un dramaturge et un romancier. Il a également peint. Il est le chef du mouvement romantique en France.

Pour ses débuts dans le monde littéraire parisien (il fréquente alors Charles Nodier, Alfred de Vigny et Alphonse de Lamartine), Hugo ne prend pas parti pour le mouvement romantique : il se place à mi-chemin entre le classicisme et le romantisme. Il collabore à la Muse littéraire. Il publie en 1822, Les Odes son premier recueil de poésies (qui deviendra en 1826 Odes et ballades). Il écrit également deux romans Han d'Islande (1823) et Bug-Jargal (1826).

Cependant, Hugo évolue et devient le théoricien du romantisme. En 1827, il publie Cromwell, un drame en vers, difficilement jouable. La pièce est précédée d'une Préface, qui est le manifeste du romantisme littéraire français. Hugo y développe ses idées anti-classiques sur le théâtre et définit ce qu'est le drame romantique (pour lui l'avenir du théâtre). En 1829, Hugo publie Les Orientales, recueil de poèmes dont la préface défend la liberté d'inspiration. La même année, il publie un roman humanitaire, Le Dernier jour d'un Condamné et un drame, Marion Delorme, qui sera interdit par la censure royale jusqu'en 1831. Le 25 février 1830, il arrive à faire jouer par la troupe de la Comédie française Hernani, un drame, qui va déclencher le scandale. Les spectateurs se battent dans la salle. Le camp de la Jeune France (favorable au romantisme), mené par Théophile Gautier et Gérard de Nerval, s'en prend aux perruques (qui refusent le drame romantique). Cette bataille d'Hernani fait de Victor Hugo le chef du mouvement romantique. Depuis 1827, il réunit dans son salon (appelé le Cénacle), une grande partie des écrivains romantiques comme Balzac, Dumas, Mérimée, Sainte-Beuve, Gautier, Nerval, Vigny.

Alors qu'il est vénéré comme un dieu, Hugo connaît des difficultés sentimentales. Sa femme le trompe avec Sainte-Beuve. Lui-même s'éprend avec passion de Juliette Drouet. Ses amis mènent peu à peu leur propre chemin.

Victor Hugo continue son œuvre littéraire. En 1831, il publie le roman Notre-Dame de Paris et Les Feuilles d'Automne, un recueil de poèmes. En 1835, ce sera Les Chants du Crépuscule, puis Les Voix intérieures en 1837 et, en 1840, Les Rayons et les Ombres. Parallèlement, il écrit des pièces de théâtre : Le Roi s'amuse en 1832, Lucrèce Borgia et Marie Tudor, drames en prose, en 1833, et, en 1838, Ruy Blas, drame en vers. En 1841, il est élu à l'Académie française. Cependant, en 1843, son drame Les Burgraves est un échec.

Le 4 septembre 1843, sa fille Léopoldine se noie dans la Seine, à Villequier, près de Rouen. Hugo est inconsolable et arrête sa production littéraire.

L'homme politique[modifier]

Illustration pour les Châtiments par Honoré Daumier. L'aigle est le symbole de Napoléon III

Le drame familial qui vient de le toucher éloigne pour un temps Victor Hugo de la littérature et le pousse vers la politique. Il met alors en pratique ce qu'il pense depuis longtemps et a exposé dans plusieurs de ses œuvres : le poète doit éclairer le peuple et annoncer l'avenir, car il est guidé par la vérité. Le poète est un voyant. Cependant, les idées politiques de Victor Hugo ont beaucoup changé au cours du temps.

Au début de sa carrière politique, Victor Hugo soutient la monarchie des Bourbons : il est légitimiste. Après la Révolution de 1830, il se rapproche de la Monarchie de Juillet : il est sensible à l'admiration que lui porte la duchesse d'Orléans (femme de l'héritier du trône). La mort accidentelle du duc d'Orléans, en 1842, porte un coup à ses ambitions de jouer un rôle ministériel. En 1845, le roi le nomme à Chambre des pairs. Hugo s'y fait remarquer par des discours en faveur de la Pologne, maltraitée alors par les Russes ; il y dénonce également la peine de mort et l'injustice sociale. En 1848, au moment du renversement du roi Louis-Philippe Ier, il tente en vain, avec d'autres, de faire accorder la régence du royaume à la duchesse d'Orléans, mais la République est proclamée.

Pendant la Deuxième République française, de 1848 à 1851, Hugo est élu député de Paris à l'Assemblée Constituante, puis à l'assemblée législative. Il siège à la droite de l'Assemblée et est alors partisan du prince-président de la république Louis-Napoléon Bonaparte.

Pourtant en 1851, Victor Hugo rejoint la Gauche de l'Assemblée (celle qui combat la politique réactionnaire du prince-président et de ses soutiens conservateurs). Pour cela, il fonde le journal L'Événement. Au moment du coup d'État du 2 décembre 1851, qui va donner naissance au régime autoritaire de Napoléon III, Victor Hugo, avec quelques autres hommes politiques, appelle les Parisiens à la résistance et au soulèvement armé contre le nouveau pouvoir. Il doit s'enfuir et s'exiler.

Victor Hugo séjourne d'abord à Bruxelles (1851-1852), puis à Jersey (1852-1855) et à Guernesey ( 1855-1870) dans les îles Anglo-Normandes. Il devient un opposant politique. Il se consacre à la dénonciation du coup d'État et attaque Napoléon III : il écrit L'Histoire d'une crime (qui ne paraîtra qu'en 1877) et publie un pamphlet, Napoléon le Petit. Il compose Les Châtiments, où il attaque l'empereur avec ironie et éloquence. Diffusés clandestinement en France ces écrits connaissent un grand succès et font de Victor Hugo le chef spirituel des républicains.

L'écrivain républicain[modifier]

Victor Hugo, environ 70 ans, photographié par le comte Stanislaw Walery, vers 1875.

Victor Hugo reprend alors son œuvre littéraire. En 1856, il fait paraître Les Contemplations, recueil de poèmes écrits à diverses périodes depuis la mort de sa fille Léopoldine. C'est à Jersey que Victor Hugo s'initie au spiritisme. En 1859, il publie La Légende des Siècles une épopée humaine en vers. En 1862, paraissent Les Misérables, immense roman social et politique. En 1866, Hugo publie Les Travailleurs de la mer, un roman, et, en 1869, un autre roman, L'Homme qui rit. En 1865, il publie un recueil de poésies lyriques, Les Chansons des Rues et des Bois'

À l'annonce de la guerre franco-allemande de 1870, Hugo quitte Guernesey et part pour Bruxelles. Le 5 septembre 1870, au lendemain du renversement du Second Empire et de la proclamation de la République, il est à Paris. Élu député à l'Assemblée nationale de 1871, il vote contre la paix de Francfort, puis démissionne. Pendant la Commune de Paris, il retourne à Bruxelles, puis séjourne au Luxembourg. Revenu en France, il échoue à se faire élire député de Paris (cependant, en 1876, il sera nommé sénateur inamovible). Victor Hugo, écrivain populaire, est alors l'idole de la Gauche républicaine.

Sa production littéraire continue. En 1872, il publie L'année Terrible qui décrit les souffrances subies par la population à cause du siège de Paris par les Allemands en 1870-1871. Il complète La Légende des Siècles en 1877 et 1883. En 1874, il fait paraître un roman historique, Quatre-vingt-treize, qui décrit la Révolution française. En 1877, ce sera L'art d'être grand-père, inspiré par la tendresse qu'il porte à ses petits-enfants.

Victor Hugo meurt le 22 mai 1885. La République lui organise des funérailles nationales au Panthéon, dont les cérémonies seront suivies par des centaines de milliers de personnes.

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