Vestale

« Vestale » expliqué aux enfants par Vikidia, l’encyclopédie junior
Aller à : navigation, rechercher
Tête de vestale, IIe siècle.

Une vestale était une prêtresse dédiée à Vesta, déesse du foyer à Rome. Vesta est une divinité italique dont le culte est probablement originaire de Lavinium et qui fut ensuite assimilée à la déesse grecque Hestia. Avec l'installation officielle du christianisme dans l'empire romain, la fonction de vestale est interdite en 389, par l'empereur Théodose Ier.

La désignation des vestales[modifier]

Plan et coupe de la maison des vestales à Rome.

Les vestales existent depuis les premiers temps de Rome (Rhéa Silvia, la mère de Romulus et Rémus), était une vestale. Les vestales provenaient des familles patriciennes. Pendant longtemps elles étaient quatre, puis on atteignit le nombre de sept.

D'après les traditions romaines c'est le roi Numa Pompilius qui aurait organisé le collège des vestales.

Le roi, puis après la chute de la royauté à la fin du VIe siècle av. J.-C., le Grand Pontife, choisissait des petites filles entre 6 et 10 ans. Il y avait au total 18 vestales. Elles devaient être sans défauts corporels, ni psychiques. On enquêtait même sur le profil de leurs ancêtres. Être vestale au temps des Romains étaient considéré comme un grand honneur.

Les jeunes filles étaient rasées et leurs cheveux étaient ensuite accrochés à l'arbre sacré du Temple de la déesse Vesta. Lorsqu'elles franchissaient le seuil du Temple, elles faisaient le vœux de ne pas se marier et de rester là trente ans. Les dix premières années elles font leur apprentissage et leur éducation. Les dix années suivantes elles pratiquent les activités des vestales (voir ci-dessous). Enfin les dix dernières années elles enseignent aux nouvelles venues à devenir vestale. Pendant tout le temps de leur fonction elles devaient rester chastesPrécision sous peine d'être enterrées vivantes dans une fosse voutée et fermée du campus sceleratus. Une fois les trente années finies, elles redeviennent libres et peuvent partir. Elles peuvent alors se marier. Cependant si elles le voulaient elles pouvaient continuer à vivre dans la maison des vestales.

Les vestales étaient logées au frais de l'État romain, dans une maison particulière (l'atrium vestae) située sur le Forum romain, à proximité se trouvait le temple de Vesta. Tout homme qui entrait dans cette maison était sacrilègePrécision et punissable de mort (seul le Grand Pontife avait accès à la maison des vestales). Les vestales étaient dirigées par la Grande Vestale.

Les vestales avaient les cheveux coupés, et la tête était couverte par une sorte de turban. Elles portaient une longue tunique de toile grise et blanche, qui était recouverte d'un manteau de couleur pourpre.

Le rôle des vestales[modifier]

Le rôle essentiel des vestales est d'entretenir le feu sacré de la cité. Ce feu ne devait pas s'éteindre sous peine des plus grands malheurs pour Rome, mais aussi pour la vestale fautive.

Les privilèges des vestales[modifier]

Contrairement aux autres femmes romaines qui toute leur vie demeuraient des mineures soumises à leur père puis à leur époux, les vestales étaient des femmes qui échappaient à l'autorité de leur père. Elles pouvaient intervenir directement dans les affaires judiciaires. Elles pouvaient assister aux représentations des jeux où elles disposaient de places réservées.

Personne, pas même les tribuns de la plèbe, pourtant eux aussi personnages sacrés, ne pouvaient interdire le déplacement des vestales. Lorsqu'elles se déplaçaient en ville elles étaient précédées d'un licteur. Les consuls et les préteurs leur cédaient le passage et faisaient abaisser les faisceaux de leurs licteurs en marque de respect.

Les vestales pouvaient gracier un condamné à mort qu'elles rencontraient par hasard alors qu'il était amené sur son lieu d'exécution.

Contrairement aux autres Romains, les cendres funéraires des vestales étaient inhumées dans l'enceinte sacrée de la ville (le pomérium).

Source[modifier]


Source : cette page a été partiellement adaptée de la page Vestale de Wikipédia.
Page consultée le 9 mars 2009 et le 22 décembre 2012
Portail Rome antique - Histoire romaine, langues et civilisations italiques.