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Seconde République (France)

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Histoire de la France
Avant la chute de Rome
Moyen Âge
XIXe et XXe siècles

En France, la Seconde République, parfois appelée Deuxième République1, est le régime politique connu par le pays entre la révolution de 1848 et le coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte en 1851 (plus précisément du 24 février 1848 au 2 décembre 1851). C'est une période instable, où s'affrontèrent violemment les partisans d'une république qui ferait des réformes sociales et ceux d'une république qui se contenterait de réformes politiques, voire qui se terminerait par un retour à la monarchie. Elle se situe entre la monarchie de Juillet et le Second Empire.

La création de la Seconde République[modifier]

L'établissement définitif du suffrage universel masculin en 1848

Du 22 au 25 février 1848, une révolution parisienne renverse la monarchie de Juillet. Un gouvernement provisoire dirigé par Ledru-Rollin et le poète Lamartine prend quatre mesures essentielles. La République est proclamée, c'est la deuxième après celle de 1792. Une Assemblée constituante doit être élue au suffrage universel masculin. L'esclavage est aboli dans les colonies françaises et la peine de mort est supprimée pour les délits politiques. Un climat d'euphorie s'installe alors : c'est « l'esprit de 1848 ». Les Français semblent réconciliés autour d'un idéal de fraternité. Les femmes s'expriment, mais sans obtenir le droit de vote. Le gouvernement, dont font partie le socialiste Louis Blanc et l'ouvrier Albert, entend régler la question sociale négligée par le précédent régime.

De la question sociale à la guerre civile[modifier]

Les républicains modérés, majoritaires à l'assemblée élue le 23 avril 1848, ne souhaitent pas une intervention trop forte de l'état dans le domaine social. Mais les républicains radicaux ou socialistes, qui constituent une minorité agissante, réclament la reconnaissance du droit du travail. Le gouvernement est divisé. Il crée une commission pour les travailleurs, chargée de réfléchir à la question sociale, et organise des ateliers nationaux pour employer les ouvriers parisiens au chômage. Cette mesure est financée par une hausse des impôts qui irrite les paysans. Le gouvernement décide de fermer les ateliers. Cela provoque l'insurrection des quartiers populaires de l'est de Paris du 23 au 26 juin 1848; le soulèvement est violemment écrasé par l'armée.

La République aux mains des monarchistes[modifier]

Le gouvernement, sous la pression des monarchistes, prend alors contre les socialistes des mesures qui limitent la liberté d'expression. La République ne sera pas sociale et elle n'est plus vraiment démocratique. Elle ne parvient pas non plus à se doter d'institutions claires. La Constitution votée le 4 novembre 1848 prévoit une assemblée législative unique et un président élu au suffrage universel direct. C'est un compromis entre le régime parlementaire et le régime présidentiel, car on ne sait pas si les ministres sont responsables devant l'assemblée ou devant le président.

Ces ambiguïtés font le jeu de Louis Napoléon Bonaparte, neveu de Napoléon Ier, qui est élu le 10 décembre 1848 président de la République, car il sait rassurer les notables et séduire le peuple. Il gouverne d'abord avec les monarchistes qui ont gagné les élections législatives de 1849. Le suffrage universel est limité par la loi du 31 mai 1850. Le cléricalisme est encouragé par la loi Falloux qui accroît le contrôle de l'Église catholique sur l'enseignement.

Puis, Louis Napoléon s'éloigne des royalistes parce qu'il veut recréer une dynastie en sa faveur. Par le coup d'État du 2 décembre 1851, il installe un nouveau régime, et ce, malgré la résistance républicaine dans certaines régions. La Constitution de 1852 donne tous les pouvoirs au « Prince-Président ». La République agonise jusqu'à la proclamation du Second Empire, le 2 décembre 1852.

Voir aussi[modifier]

Note[modifier]

  1. En principe, on devrait employer l'expression Deuxième République, car la France a eu ensuite d'autres régimes républicains (de nos jours, c'est la Cinquième République). Comme il a fallu attendre toute une génération pour que survienne une autre république, il est logique qu'elle se soit appelée ainsi pendant le... Second Empire. Pour plus d'explications sur l'usage des mots « deuxième » et « second(e) », voir : « Second et deuxième ». Banque de dépannage linguistique de l'OLFQ. [Page consultée le 21 septembre 2008]


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