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Radio

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Un récepteur de radio
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Attention, on utilise la même abréviation « radio » pour désigner la radiophonie (quand on dit : « J'écoute la radio ») et la radiographie (« Après sa chute, on lui a fait passer une radio de la jambe »). C'est de la radiophonie qu'il s'agit ici.

L'invention de la radio[modifier]

De nombreux chercheurs participèrent à la création de la radio qui s'appelait au début TSF, c'est-à-dire télégraphie ou téléphonie sans fil, parce que, pour la première fois, cette technique permettait d'envoyer et de recevoir des messages sans être relié à un câble, comme actuellement celui du téléphone fixe.

La découverte des ondes électromagnétiques[modifier]

Vers la fin du XIXe siècle, des scientifiques physiciens découvrirent que des ondes (vibrations en forme d'ondulation) émises par un appareil électromagnétique pouvaient se transmettre dans l'espace et même à travers des obstacles, à la vitesse de la lumière. Ce sont les ondes radio qui font partie des ondes électromagnétiques. C'est le nom de l'un de ces chercheurs, Heinrich Rudolf Hertz, qu'on a donné à l'unité de mesure de la fréquence, le hertz, qui s'applique notamment aux ondes radio.

La sélection de la longueur d'onde que l'on veut écouter[modifier]

Comme de très nombreuses ondes circulent dans l'espace, un autre chercheur, Branly, inventa un moyen de sélectionner la longueur d'onde que l'on veut recevoir. On pouvait alors téléphoner de plus en plus loin, sans avoir besoin d'un fil de liaison, mais seulement une grande antenne, au début plus grande que celles de nos toits pour les téléviseurs. Il restait ensuite à amplifier ces ondes pour pouvoir entendre correctement ce qu'elles transmettaient.

La portée de plus en plus grande des communications par radio[modifier]

Après de multiples expériences, on parvint à communiquer ainsi à longue distance. À la fin du XIXe siècle, c'est principalement Marconi qui expérimenta la communication à distance, d'abord d'un navire à son port, à 5 km, puis à 16 km et ensuite à travers la Manche, l'océan Atlantique et même le Pacifique. 50 ans plus tard, la communication par satellite permettra, de couvrir toute notre planète.

La radio, moyen de communication collective[modifier]

Désormais, il était possible d'émettre des paroles ou de la musique pour de nombreux auditeurs équipés de postes récepteurs de radio. Les postes du début étaient encombrants car ils contenaient des lampes spéciales, un gros haut-parleur (les plus anciens portaient une énorme trompe de cuivre, comme les premiers phonographes). Pour les nombreux habitants n'ayant pas encore l'électricité chez eux, il fallait des accumultateurs électriques, comme les batteries actuelles de nos automobiles.

Le premier émetteur français, appelé Radio Paris, fut placé en 1921 en haut de la tour Eiffel, car l'antenne d'émission devait être située le plus haut possible pour que la plus grande surface soit couverte par ses ondes. C'est la TSF qui sauva la tour Eiffel de la démolition, puisque, pour certains, elle était devenue inutile depuis l'exposition universelle de 1889 pour laquelle elle avait été construite. L'expérimentation scientifique de la télégraphie sans fil à partir de 1903, puis son utilisation par l'armée dès 1911, l'avait rendue indispensable,

Par la suite, les stations de radio se multiplièrent dans toutes les régions et tous les pays. Avec un bon poste récepteur et une bonne antenne, on pouvait capter des émissions de pays éloignés. Il fallut se mettre d'accord sur la longueur d'onde utilisée par chaque émetteur, pour qu'ils ne se brouillent pas les uns les autres.

La radio, arme de la Seconde Guerre mondiale[modifier]

Militairement, la radio fournit un moyen de communication entre les chars et engins militaires en déplacement. Sur le principe de l'écho revenu après l'envoi de certaines ondes, fut créé ensuite le radar qui permettait de repérer la présence d'avions ou de navires ennemis.

Mais la radio était aussi une arme pour joindre de l'extérieur les populations des pays occupés. C'est de Londres que le général de Gaulle lança, le 18 juin 1940, son appel à la résistance contre les envahisseurs nazis. Comme ceux-ci contrôlaient désormais toutes les émissions françaises, c'est sur la BBC (radio de Londres) que beaucoup de Français écoutaient les informations de la « France Libre », malgré le brouillage volontaire qu'émettaient les Allemands sur la même longueur d'ondes. Parfois des messages bizarres informaient certains groupes de résistants français (par exemple : « Un ami viendra ce soir » signalait à un groupe précis de résistants que l'on allait parachuter des armes, la nuit suivante, au-dessus de leur maquis. Ou bien : « Denise a la scarlatine, elle restera au lit » signifiait que tel autre groupe ne devait pas se rendre au rendez-vous prévu, car les ennemis l'avaient appris).

La nationalisation des stations de radio et les radios périphériques[modifier]

Après la guerre, tous les émetteurs français de radio furent nationalisés par l'État. Certes, il exista peu à peu des chaînes différentes : France Inter, France Musique, France Culture, qui étaient toutes supervisées par l'État. Mais on ne put empêcher la création de radios privées différentes, installées hors de France, mais en bordure de ses frontières : Radio Luxembourg, Radio Monte-Carlo, Europe Un (installée dans la Sarre, à la limite de la Lorraine). On les appelait pour cela les radios périphériques.

La miniaturisation grâce au transistor[modifier]

Une petite révolution technique, le remplacement des lampes du poste par de minuscules pièces électroniques, appelées transistors, permit de diminuer la taille et le poids des postes de radio qu'on appela couramment des transistors. De plus, dépensant moins d'électricité, ces postes n'avaient pas besoin d'être rattachés à un prise de courant, mais pouvaient fonctionner avec des piles. Plus tard, pour réduire encore le volume de ces postes, on remplaça le haut-parleur par de petits écouteurs fixés à l'oreille.

L'amélioration de la qualité sonore[modifier]

Des Américains inventèrent la FM (modulation de fréquence, dont ils inversaient les initiales).

Il s'agissait de passer de la modulation d'amplitude pratiquée depuis le début (le dessin de la courbe des ondes montait plus ou moins haut) à la modulation de fréquence (la courbe gardant toujours la même hauteur, mais se tassant plus ou moins selon les sons). Cela permettait de diffuser un son plus net, mais à moins longue distance. Les relais s'étant multipliés pour les propager, cela ne posait plus de problème.

On passa ensuite à la stéréophonie qui permet d'entendre les sons en relief, comme si on se trouvait au milieu de l'orchestre. En effet, de même que nos deux yeux nous permettent de percevoir le relief et l'éloignement différent de certains objets, impossibles avec une simple photographie, nos deux oreilles ne perçoivent pas exactement les mêmes sons avec la même intensité. En émettant en même temps ce qu'entendrait chacune de nos oreilles, on donne la même sensation de relief. Simplement, il faut disposer de deux haut-parleurs suffisamment distants pour envoyer vers chaque oreille le son venant de son côté. À l'inverse de la miniaturisation, on assista alors au grossissement des haut-parleurs en hi-fi (signifiant haute-fidélité des sons). Mais ceux qui voulaient recevoir la stéréophonie sans tout ce matériel pouvaient mettre à gauche et à droite l'écouteur approprié. Pour les autres, il était toujours possible d'écouter comme auparavant, sans stéréophonie.

Les radios « libres »[modifier]

Dans les années 70, un nombre croissant de citoyens revendiquaient leurs droits d'expression sans passer obligatoirement par la radio contrôlée par l'État. La réaction de celui-ci était le brouillage ou les poursuites judiciaires pour atteinte au monopole public. Et pourtant, la liberté de la presse devait avoir son équivalent au niveau de la radio.

Enfin, en 1982, fut reconnu le droit de créer des radios locales sur des canaux ne brouillant pas les chaînes nationales. Un très grand nombre furent créées par des communes, des quartiers, des associations diverses. Même si beaucoup disparurent par la suite, faute de financement, cela donna à de nombreux jeunes l'occasion de jouer en direct le rôle d'animateur, de reporter ou simplement de participant à des échanges très divers, aussi bien par la parole que par le chant et la musique. Actuellement, ce sont plutôt les blogs sur Internet qui permettent ce type d'échanges divers.

Bon à savoir[modifier]

En France, en cas de danger national important, il faut essayer de se brancher sur France Inter qui donnera les consignes à suivre.

Différentes stations de radio françaises[modifier]

Voici une liste de grandes stations radios francophones :

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