Population de l'Italie

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La population de l'Italie est d'environ 60 millions d'habitants. La population stagne du fait d'un effondrement de la natalité et du vieillissement de la population. Jusqu'après la Seconde Guerre mondiale, l'Italie était un pays d'émigration, mais depuis, c'est un pays d'immigration, en particulier pour des personnes venant d'Afrique du Nord, d'Afrique de l'Ouest et d'Europe de l'Est. De ce fait, les étrangers représentent 5 % de la population. Les deux tiers des Italiens vivent dans des villes. Celles-ci sont très anciennes et ont un passé prestigieux (comme Rome, Naples, Venise ou Florence). Elles sont nombreuses, surtout dans la plaine du Pô et dans le nord de l'Apennin.

Une population stagnante et qui vieillit[modifier]

La population de l'Italie est d'environ 60 millions de personnes. L'Italie avait 22 millions d'habitants en 1861 et 56 millions en 1977. L'augmentation annuelle moyenne de la population est pour cette période d'environ 290 mille personnes. Elle aurait été plus forte si des millions d'Italiens n'avaient pas émigré pendant les années 1880-1930, puis pendant quelques années après la Seconde Guerre mondiale. Dans les trente dernières années la population n'augmente plus que de 125 mille personnes par an en moyenne, alors qu'elle bénéficie d'une très forte immigration. La population italienne est quasiment stagnante.

Autrefois terre de familles nombreuses, l'Italie est devenue un pays où les enfants se font rares. Le taux de la natalité est de 9,5 pour mille en 2008 alors qu'il atteignait 18,1 en 1952. L'indice de fécondité qui était de 2,33 en 1952, n'est plus que de 1,38 (il a même atteint 1,18 en 1995). On pense que pour assurer le renouvellement satisfaisant des générations il faut un taux de fécondité de 2,1. Les difficultés des jeunes à trouver un logement ou un emploi, la moindre emprise du catholicisme (en particulier son opposition à la contraception et à l'avortement) peuvent expliquer cette chute importante. Il est à noter que les familles d'immigrés sont plus prolifiques que les familles italiennes.

De ce fait l'Italie est un des trois pays les plus âgés du monde (derrière l'Allemagne et le Japon). L'Italie est le pays d'Europe où on vit le plus longtemps. Il y a plus de personnes âgées (les plus de 65 ans), presque 20% de la population, que de très jeunes enfants (les moins de 14 ans), environ 14% de la population. Le faible accroissement naturel risque donc de s'aggraver dans les années à venir.

L'Italie terre d'immigration[modifier]

Aujourd'hui l'Italie compte près de 3 millions d'étrangers « connus » (et certainement près d'un million de « clandestins »). Cela représente environ 5% de la population du pays.

Entre 1860 et 1930, l'Italie du fait des insuffisances de son agriculture et de son industrie, ne pouvait pas nourrir correctement toute la population. Des millions d'Italiens ont alors quitté le pays pour aller s'installer en Amérique du nord, en Amérique du sud, en France ou en Belgique. Généralement ils y occupaient les emplois les plus durs délaissés par la population déjà installée. Le mouvement a repris dans les années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale. Mais à partir des années 1960, l'Italie a connu un fort développement économique. Une partie des émigrés les plus récents sont alors revenus s'installer en Italie. En même temps des Italiens du sud (le Mezzogiorno) ont gagné le nord du pays qui s'industrialisait fortement.

Des émigrants africains clandestins arrivant par mer en Italie

Mais depuis les années 1990, l'Italie manque de main d'œuvre, en particulier pour occuper les emplois les moins qualifiés dans l'agriculture et l'industrie ou dans les services domestiques. L'ouverture des pays de l'Europe de l'Est après la fin de l'URSS et des démocraties populaires ont favorisé le déplacement de travailleurs venant de ces pays, en particulier de Roumanie, d'Albanie et d'Ukraine. Les émigrés venus d'Afrique du Nord et d'Afrique de l'Ouest (Côte d'Ivoire, Sénégal...) tentent de pénétrer en Italie. Les difficultés de contrôler efficacement près de 8000 kilomètres de côtes maritimes font de l'Italie la porte d'entrée « idéale » en Europe. Ces immigrés prennent de grands risques et les gardes-côtes italiens doivent très souvent venir en aide à des bateaux de fortune où s'entassent des morts et des survivants en très mauvais état sanitaire.

Dans les années 1990, les différents gouvernements italiens ont régularisé assez massivement la situation des clandestins. Mais les autres pays européens ont protesté car une fois installés légalement en Italie ces étrangers peuvent circuler et s'établir librement dans les autres pays de l'espace Schengen. Depuis quelques années le gouvernement italien pratique une politique beaucoup plus dure vis à vis des immigrés qui tentent de pénétrer en Italie.

Les Italiens sont des urbains[modifier]

Plus des deux tiers de la population vivent en ville. Les villes sont très anciennes en Italie. Les grecs colonisent le sud de la botte et une partie de la Sicile et y implantent des villes comme Syracuse, Tarente, Naples... Puis Rome « romanise » l'Italie en y développant des villes à son image. Le morcellement géographique du pays a fait que chaque petite région était pourvue d'une capitale. Certaines de ces villes se sont fortement développées au Moyen Âge. Les villes de Venise, Florence, Pise, Gènes étaient alors des républiques marchandes prospères avant de devenir les capitales de petits états indépendants et rivaux. L'unification tardive de l'Italie (dans la seconde moitié du XIXe siècle) a permis à ces villes de ne pas être étouffées par les grandes métropoles comme Milan, Rome ou Naples.

L'industrialisation tardive a favorisé les villes du nord proches des Alpes, d'où provient l'énergie électrique, où de la plaine du Pô riche en gaz naturel. Les entreprises y trouvent une main d'œuvre abondante, qualifiée et un marché de consommation important. Les villes du sud, résidences des riches propriétaires terriens se sont assoupies dès le XVIIIe siècle. Elles ont été réveillées par la politique volontariste mise en place pour développer économiquement le Mezzogiorno (l'Italie du sud) à partir des années 1950. Elles sont aussi gonflées par l'afflux de ruraux sans emplois à la campagne et qui viennent s'entasser dans les quartiers populaires souvent aux allures de bidonvilles.

L'Italie dispose de nombreuses villes millionnaires (si on tient compte de toute la population de l'agglomération) : Milan (7 millions d'habitants), Naples (5 M), Rome (4 M), Venise (3,3 M), Turin (1,7 M), Florence (1,5 M), Gènes (1,4 M), Bari (1 M), Palerme (1 M). S'y ajoutent des dizaines de villes moyennes.


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