Phare

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Le phare des Poulains, à Belle-Isle-en-mer

Un phare est un bâtiment de grande hauteur, situé au bord de la mer ou sur un îlot et permettant aux marins de se repérer.

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Liste de phares.

Histoire[modifier]

Le phare de Cordouan (Gironde) construit entre 1584 et 1611

Origine du mot[modifier]

Le mot phare vient de l'île de Pharos où avait été construit, au IIIe siècle av. J.-C., le phare d'Alexandrie, en Égypte.

Avant l'existence du positionnement par satellite (ou GPS), les marins n'avaient pas de moyens pratiques de savoir instantanément où ils étaient à l'approche des côtes, et ils ne pouvaient également pas savoir comment aborder la côte. En conséquence, il y avait des naufrages.

Mais avec le temps, on a construit des bâtiments de haute taille pour qu'on puisse les voir de loin le jour, et on les a équipés de lumière pour qu'on les voie de loin la nuit.

Phares anciens[modifier]

Les phares construits par les Grecs et les Romains étaient des tours édifiées sur des hauteurs près des ports pour en signaler la situation. De nuit, la lumière était produite par des brasiers.

Au Moyen Âge, les ordres religieux (les Templiers, les Hospitaliers, puis les Chevaliers de Malte) ont de nombreux navires qui parcourent la mer Méditerranée entre l'Europe et la Terre Sainte (Palestine). Pour sécuriser la navigation, ils assurent le fonctionnement des phares.

À partir de la Renaissance, la construction des phares devient l'affaire des princes, mais aussi de groupes de négociants pratiquant le commerce maritime. Au XVIIe siècle, Vauban organise un réseau de phares côtiers. Au XVIIIe siècle, le charbon de terre remplace le bois pour fournir la lumière.

Autrefois, dans certaines régions maritimes, à proximité des passages côtiers dangereux, des naufrageurs allumaient de faux feux de position pour tromper l'équipage des navires et provoquer un naufrage. Les naufrageurs pillaient ensuite les épaves.

Un dur métier[modifier]

Jusqu'à récemment, tous les phares étaient habités par des gardiens de phare. Leur métier était de faire fonctionner le phare, c'est-à-dire d'allumer la lampe tous les soirs ou en pleine tempête, quand la visibilité était très mauvaise.

Pour les phares situés en pleine mer et signalant des hauts-fonds très dangereux pour les navires, c'était une vie isolée loin de la terre, parfois pendant des semaines !

L'automatisation[modifier]

De nos jours, presque tous les phares sont automatiques : ils s'éteignent et s'allument tout seuls, et personne n'y habite. Le système automatique peut signaler une panne à distance. Les phares ont été électrifiés au début du XXe siècle.

Fonctionnement[modifier]

Le port du Palais (Belle-Isle-en-mer), avec les phares sur chaque jetée.

Les phares émettent une lumière, souvent blanche (elle signale alors une mer sans danger), mais parfois teintée (rouge ou vert) et portant plus ou moins loin sur la mer en fonction de la hauteur du phare et de la puissance de sa lampe.

Pour éviter que les marins ne confondent un phare avec un autre, la lumière émise est codée : chaque phare a ses caractéristiques:

  • L'élévation du foyer lumineux est la distance verticale des lentilles au-dessus du niveau de la mer. Il s'agit donc de l'altitude du lieu où est établi le phare, augmentée de la hauteur de celui-ci.
  • La portée de la lumière varie selon les phares. On calcule la portée théorique dans de bonnes conditions météorologiques (visibilité à 10 milles marins). La portée géographique est calculée pour un observateur situé en mer et placé à cinq mètres au-dessus du niveau de la mer : elle correspond à la distance à partir de laquelle cet observateur commence à apercevoir le feu, car il faut tenir compte de la rotondité de la Terre.
  • Le phare a un rythme. Généralement il n'éclaire pas en continu, mais par impulsions. Les phares à éclats, les plus nombreux, émettent un éclair très bref revenant de manière isolée ou groupée : par exemple, un éclat seul toutes les six secondes suivi de deux éclats groupés toutes les six secondes. C'est la signature lumineuse du phare. Il est impossible alors de le confondre avec un phare voisin.

Certains phares éclairent surtout l'horizon, d'autres seulement dans une direction donnée : les premiers signalent une position, un point de repère ; les seconds une direction.

Les ports, eux aussi, sont équipés de phares : ils ont un phare rouge et un phare vert pour signaler leur entrée.

Autres moyens pour s'orienter à l'approche des côtes maritimes[modifier]

Il existe d'autres moyens pour aider les navigateurs à approcher des côtes :

  • les balises sont des bouées ou signaux indiquant un danger localisé ou la direction d'un chenal d'accès au port ;
  • un bateau-feu est un navire équipé d'un feu, qui stationne toujours au même endroit ;
  • un amer est repère terrestre visible de la mer : clocher d'église, château d'eau...

Liens internes[modifier]

Phares remarquables[modifier]

Phares antiques[modifier]

Phares modernes[modifier]


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