Paganisme

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Le monument mégalithique de Stonehenge, en Angleterre

Le paganisme est le nom donné par des chrétiens aux religions de ceux qui ne sont ni chrétiens, ni juifs. Il vient du latin paganus (paysan, villageois, païen). Il est utilisé depuis le VIe siècle.

Ce terme désigne les religions non monothéistes. Les non-chrétiens préfèrent lui donner le nom de « religion polythéiste » (croyance en plusieurs dieux).

Les Vikings, les Gaulois, par exemple, s’inspiraient de cette forme de croyance. Toutefois, l’origine du paganisme remonte aux civilisations les plus anciennes, bien avant l’apparition des religions chrétiennes, judaïques..., un peu partout dans le monde. Il ne s’agit pas d’une religion précise, commune : chaque peuple avait ses propres dieux, ses propres rites et ses propres particularités.

« C'est surtout à l'époque moderne, avec l'essor de l'histoire des religions que le paganisme a commencé a été perçu et étudié comme une religion parmi d'autres » (Wikipedia)

De nos jours, diverses traditions dites « néo-païennes » (néo-paganisme) se réfèrent au paganisme, telles la Wicca, le Néodruidisme, les Traditions nordiques et celtiques, le chamanisme...

Le paganisme serait donc une discipline polythéiste ou panthéiste, l'adoration de la nature, parfois liée aux forces cosmiques et telluriques, un ensemble d'idées philosophiques et de pratiques mystiques et religieuses, non chrétiennes ou juives.

Origine du mot, étymologies[modifier]

Le mot « païen » provient du mot latin paganus. Ce mot, pour les écrivains antiques, signifie « habitant du pays », ou indigènes, c'est-à-dire les personnes continuant à pratiquer la religion polythéiste et à obéir aux lois impériales d'avant l'officialisation du christianisme.

La racine plus ancienne est « pagus », qui signifie territoire, terroir, hameau, dans le sens territoire sacré du clan, limité par des bornes rituelles (pangere : borne fichée en terre pour limiter un territoire).

Le dictionnaire de l’antiquité précise que « Au Ie siècle, le terme prit le sens péjoratif de « celui qui reste chez lui », c’est à dire le civil, par opposition au soldat, et ainsi par rapport aux chrétiens « celui qui n’est pas un soldat du Christ ».

Le terme et ses dérivés se retrouvent aussi dans les civilisations indo-européennes et ses différents dialectes comme le vieux nordique [norrois] pour décrire ceux qui vivent « selon l'éthique et la vue du monde de nos ancêtres ». Dans cette conception, le paganisme européen est « l’ensemble de l’Ancienne Coutume » bien avant les trois grandes religions les plus connues.

Culte[modifier]

Cérémonie païenne, de nos jours, en Angleterre

Le paganisme se décrit comme un culte solaire. La connaissance et la religion se confondent dans une sorte de communion avec le cosmos dans son approche antique. Le soleil dans son sens symbolique se retrouve dans les origines mythologiques de tous les peuples.

Il n'y a pas véritablement de rites, de rituels, d’idolâtrie.

Le divin n'est pas représenté par un Dieu unique et par des commandements, mais il est partout. Cette conception se rapproche du shintoïsme japonais.

« Un vieil adage des Pays Nordiques exprime bien la croyance immédiate païenne en la Nature : le divin dort dans la pierre, respire dans la plante, rêve dans l’animal et s’éveille dans l’homme. » (Bojorix)

Le « sacré » ou le « divin » se situe au niveau naturel : les « dieux » sont représentés sous la forme cosmique, la nature, les animaux, les hommes.

Les identitaires européens font régulièrement référence au paganisme pour se différencier des doctrines des principales religions connues.

Les religions qualifient de païens ceux qui ne veulent pas les suivre, les païens eux-mêmes se définissent comme faisant référence à la Terre (Gaïa) et à la source primordiale.

Fêtes païennes[modifier]

Les fêtes païennes sont liées aux saisons et aux équinoxes. Les principales fêtes païennes celtiques sont :

  • Samain (du gaulois Samonios) : le 31 octobre, symbolise le passage de la saison claire (été) à la saison sombre (hiver) - c'est aussi la fête des morts. Elle est placée sous la classe sacerdotale des druides et donne l'occasion de grands banquets (un peu comme dans Astérix le gaulois). La forme moderne et commerciale est Halloween.
  • Imbolc (gaulois Involcus): le 1er février est une fête de purification. Correspond à la Chandeleur.
  • Beltaine, début mai : se rapporte au dieu gaulois Benelos, marquant le début des moissons, de la chasse, des combats. Symboliquement, cette fête est aussi liée aux fées et aux esprits magiques.
  • Lugnasad (du dieu Lug, lumière) : le 1er août. C'est un fête d'amitié et de partage, mais aussi de réflexion : on récolte ce qu'on a semé.
  • Yule : le 21 décembre, correspond à Noël.

Historique[modifier]

Selon les « sources sacrées », le véritable paganisme remonte à l'Atlantide, au niveau Hyperborée/Thulé, c'est à dire aux prémices des civilisations indo-européennes.

Liens externes[modifier]


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