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Mort

« Mort » expliqué aux enfants par Vikidia, l’encyclopédie junior
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La Faucheuse est une représentation allégorique de la mort : elle tranche la vie avec sa faux.

La mort est la fin de la vie. La définition biologique est qu'un être vivant meurt lorsqu'il cesse d'accomplir les fonctions de la vie, comme respirer, se nourrir, bouger, grandir ou penser. On peut mourir de vieillesse, de maladie, d'un meurtre, d'un accident grave ou du suicide.

Biologiquement[modifier]

La mort de quelqu'un arrive quand son cerveau cesse de fonctionner : c'est la mort cérébrale. Cette mort cérébrale peut survenir à cause d'une blessure dans le cerveau, ou d'un manque de sang. Ce manque de sang provient le plus souvent d'un arrêt du cœur.

Une fois le cerveau mort, le reste du corps cesse de fonctionner. La respiration s'arrête, le cœur ne bat plus, la digestion cesse. Tous le tonus musculaire disparaît : plus aucun mouvement n'est possible. Toutes les cellules du corps vont mourir progressivement. Comme la personne ne se nourrit plus et que ses défenses immunitaires sont mortes, son corps va se dégrader rapidement. C'est pour cela qu'on procède aux rites funéraires le plus vite possible après le décès.

L'homme et la mort[modifier]

Depuis la préhistoire[modifier]

L'être humain a ceci de particulier par rapport aux autres animaux : il sait qu'il va mourir. Cela va provoquer en lui plusieurs phénomènes, en particulier enterrer ses morts et ne plus les laisser aux charognards. Selon les paléontologues, honorer les morts est l'un des premiers signes de l'apparition de la conscience de l'homme. Honorer les morts signifie les enterrer, placer dans sa tombe les objets que le défunt aimait ; en fait, les modalités pour rendre hommage aux morts vont beaucoup varier dans les cultures et à travers le temps. L'apparition des premières cérémonies mortuaires date d'il y a environ 1,6 million d'années, au cours d'une période de la Préhistoire appelée Paléolithique. On utilise cette pratique pour faire une différence nette entre les êtres humains et tous les animaux, qui n'ont pas l'habitude d'honorer leurs morts.

Rites sociaux[modifier]

Lors de la mort d'une personne, on s'occupe de son corps. C'est une tradition universelle qui permet notamment d'empêcher la contamination des vivants par des maladies dues à la décomposition du cadavre, et qui doit témoigner du respect porté à la personne. On appelle ces préparations rites funéraires. Des entreprises de pompes funèbres peuvent prendre en charge le corps du défunt, le laver, l'habiller et le mettre dans un cercueil. En Europe, les rites les plus courants sont l'enterrement et la crémation (c'est-à-dire le fait de brûler le corps dans son cercueil), avec ou sans service religieux.

Les proches de la personne décédée (sa famille, ses amis) viennent assister aux rites. Ils sont là parce qu'ils sont tristes et pour témoigner de la sympathie à ceux qui sont également tristes.

Le deuil[modifier]

Procéder aux rites funéraires permet aux vivants de commencer leur deuil, c'est-à-dire le processus qui consiste à accepter que la personne qu'on aimait est morte et qu'on ne la reverra plus jamais.

Pourquoi est-on triste quand quelqu'un meurt ? Il y a une infinité de réponses à cela. Mais on peut quand même dire quelques généralités. Quand quelqu'un meurt, on est triste parce que c'est une personne qu'on aimait bien, et qu'on ne la reverra jamais. Nous gardons des souvenirs, mais nous n'en fabriquerons plus de nouveaux avec cette personne. On est triste aussi parce qu'il y avait des choses que nous voulions faire avec cette personne, des projets à accomplir ou des choses à dire. Mais il n'y a plus d'avenir avec quelqu'un qui est mort, alors on peut avoir des regrets.

De plus, la mort de quelqu'un nous rappelle que nous allons nous-mêmes mourir un jour, ce qui est source d'angoisse.

Religions[modifier]

Le jugement du mort par Osiris, dans l'antique religion égyptienne.

Dans certaines religions, on croit que les âmes des morts sont transportées vers un autre monde : c'est l'un des principes de nombreuses religions, telles les religions chrétiennes, pour lesquelles il existe un au-delà, où les âmes des morts vont attendre jusqu'à la fin des temps (jusqu'au jugement dernier). La notion de vie après la mort est souvent perçue comme la conséquence de la manière dont on a vécu. Ainsi, selon cette croyance, les personnes bonnes et honnêtes iraient au paradis, tandis que les personnes méchantes iraient en enfer.

Il existe d'autres religions, pour lesquelles les âmes des morts reviennent sur Terre, sous la forme de nouveaux êtres vivants (d'autres humains ou d'autres animaux). C'est le principe de la réincarnation, tel qu'on peut le trouver dans certains religions d'Asie. (Comme dans certaines branches du bouddhisme ou de l'hindouisme.)

Dans beaucoup de religions le noir est la couleur liée à la mort.

Vocabulaire[modifier]

Il existe un vocabulaire spécifique pour parler de la mort. On utilise des synonymes (comme décès) ou des euphémismes (comme départ, disparition ou perte). Pour parler de quelqu'un qui est mort, on dit parfois feu si cette personne est morte depuis peu de temps, ou défunt(e) si cette personne est morte depuis longtemps. Par exemple, pour parler de Xavier qui est mort, on peut dire feu Xavier ou le défunt Xavier. La racine grecque correspondant à mort est nécro-. On parle ainsi de nécrologie. La racine latine correspondant à mort est funé-, comme dans funérarium, qui est le nom de l'endroit où l'on expose les personnes mortes avant les rites funéraires.

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