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Montagnards (Révolution française)

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Pendant la révolution française de 1789, les Montagnards forment un groupe d'hommes politiques républicains qui siègent à l'Assemblée législative et à la Convention. Les personnalités les plus influentes sont Danton, Marat et Robespierre. Pour sauver la Révolution attaquée de l'intérieur (soulèvement vendéen) et de l'extérieur (première coalition), les Montagnards, bien que d'origine bourgeoise, acceptent de s'appuyer sur les Sans-culottes parisiens et pour cela acceptent de céder à une partie de leurs revendications politiques, économiques et sociales.

Les acquis révolutionnaires menacés[modifier]

Jean-Paul Marat

Les républicains de 1792-1793, veulent sauvegarder les acquis révolutionnaires obtenus depuis 1789: l'égalité d'accès aux fonctions publiques, une nouvelle répartition de la propriété de la terre après la confiscation des biens de l'Église catholique, la liberté d'opinion. Toutes ces mesures sont très favorables à la bourgeoisie qui dispose des compétences et des moyens financiers nécessaires. Mais ces mesures dressent contre le nouveau régime, la noblesse, une grande partie du clergé catholique. Elles horrifient les souverains européens qui craignent la « contamination » révolutionnaires dans leurs états.

La France, en avril 1792, déclare la guerre à l'Autriche à laquelle se joint la Prusse. La victoire française de Valmy, le 20 septembre 1792 n'est due qu'à la mobilisation des volontaires accourus de tous les départements. Mais l'entrée des armées françaises en Belgique, dans les principautés allemandes de la rive gauche du Rhin, en Savoie, ainsi que l'exécution du roi Louis XVI le 21 janvier 1793, dressent toute l'Europe monarchique contre la jeune république française. Pour faire face à cette menace, les républicains décident une levée de 300 000 hommes. Mais les conditions du recrutement, qui favorisent la bourgeoisie, provoquent, en mars 1793, un soulèvement populaire en Vendée. La guerre civile s'ajoute alors à la guerre étrangère..

Les Montagnards prennent le pouvoir[modifier]

Georges Danton

Les républicains se divisent alors. Les Girondins, qui exercent le pouvoir, refusent de prendre des mesures de limitation de la liberté économique et de la liberté politique que réclament les Sans-culottes. Les Sans-culottes sont pourtant indispensables pour fournir le nombre d'individus nécessaires pour que la république triomphe de ses ennemis. Les républicains Montagnards, quant à eux, acceptent de satisfaire partiellement et temporairement les Sans-culottes. À Paris, deux journées insurrectionnelles (le 31 mai et le 2 juin 1793) permettent aux Montagnards d'emprisonner ou de mettre en fuite les chefs Girondins. Les Montagnards désormais exercent le pouvoir.

En septembre 1793, commence ce que l'on a appelé la Terreur, c'est-à-dire un ensemble de mesures extraordinaires destinée à vaincre l'ennemi de la république. La loi du maximum des prix et des salaires, qui fixe le montant maximum des prix de certains produits alimentaires ou d'usage courant, limite fortement la liberté économique. Une « armée révolutionnaire », parcourt les campagnes autour de Paris pour obliger les paysans à céder leur production. En septembre, le tribunal révolutionnaire, créé en mars, est réorganisé afin de lutter plus énergiquement contre les ennemis de l'intérieur. La loi des suspects, votée en septembre, étend les motifs d'accusation. L'organisation de l'armée française est modifiée et les généraux sont étroitement surveillés par des députés détachés près d'eux par la Convention. Pendant l'automne 1793, les Montagnards doivent laisser la partie la plus radicale des Sans-culottes « déchristianiser » la France.

Les Montagnards se divisent[modifier]

Maximilien de Robespierre

À l'hiver 1794, les armées étrangères sont repoussées et le soulèvement vendéen est écrasé durement. Les menaces étant provisoirement écartées, faut-il maintenir la Terreur ? Les différentes tendances montagnardes se déchirent alors.

Les Hébertistes demandent un renforcement de la Terreur en particulier de nouvelles mesures sociales en faveur des Sans-culottes. Les Dantonistes pensent qu'il faut arrêter la Terreur et revenir à plus de libertés politiques et économiques. Robespierre et ses amis veulent établir une république de la vertu et du mérite, donc le maintien de la Terreur.

Les Hébertistes sont éliminés fin mars 1794, quelques jours plus tard c'est le tour des Dantonistes. Les Robespierristes renforcent les mesures contre leurs adversaires politiques assimilés aux ennemis de la république (c'est la grande Terreur). Mais ils décident de distribuer aux plus humbles des paysans les terres confisquées aux émigrés. Enfin, ils envisagent de régénérer la France en créant, en juin 1794, une religion républicaine avec le culte de l'Être suprême.

Menacés par la politique de « purification » menée par les Robespierristes, désireux de profiter enfin des acquis révolutionnaires qui ne semblent plus menacés par les ennemis de la République, les députés républicains non encore atteints par la Terreur décident d'éliminer Robespierre et ses amis. Ils y réussissent les 9 et 10 thermidor an II (27-28 juillet 1794).

Sources[modifier]

  • François Furet, la révolution française, Fayard
  • Georges Lefèbvre, La révolution française, PUF
  • Albert Soboul, La révolution française, Galliamard, collection Idées


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