Michel de Montaigne

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Portrait de Michel de Montaigne par Daniel Dumonstier

Michel Eyquem, seigneur de Montaigne (né en 1533 au château de Montaigne, dans le Périgord où il meurt en 1592) est un écrivain, homme politique, moraliste et philosophe français de la fin de la Renaissance.

Son enfance[modifier]

Il est issu d'une famille de négociants bordelais riches et anoblis. Son père, Pierre Eyquem de Montaigne, est magistrat à Périgueux. Avec sa femme, Antoinette de Louppes, ils ont 8 enfants dont Michel de Montaigne qui est l'aîné.

Ses études et sa vie publique[modifier]

Il commence sa scolarité au collège de Guyenne à Bordeaux. Il étudie le droit et devient, en 1554, Conseil à la Cour des Aides de Périgueux. Puis, quinze ans durant, il siège au ParlementPrécision de Bordeaux, ville dont il devient maire de 1580 à 1585. Monarchiste, il soutient le roi Henri III qui le nomme gentilhomme ordinaire de la cour dès 1573. Il prendra part à la guerre civile en défendant l'idée de paix entre catholiques et protestants. En 1571 il quitte ses charges et il se consacre à l'étude et à la réflexion.

Vie privée[modifier]

À la faculté il rencontre Étienne de la Boétie, auteur de l'ouvrage pamphlétaire De la Servitude volontaire. Une grande amitié naît alors, faisant dire à Montaigne dans le premier volume de ses Essais (I, 28) la célèbre formule: « Parce que c'était lui, parce que c'était moi ». À la mort précoce de La Boétie en 1563, à l'âge de 33 ans, Montaigne se retrouve totalement anéanti. Son premier mariage avec Françoise de la Chassaigne, en 1565, n'y fait rien tandis que la mort de son père survient peu après (en 1568). En 1580 il entreprend un voyage de dix-sept mois à travers la Suisse, l'Allemagne et l'Italie pour soigner sa maladie. Il est de religion catholique et il respecte rigoureusement toutes les pratiques jusqu'à sa mort. Il est atteint de la gravelle, il en meurt le 13 septembre 1592.

Œuvre[modifier]

Il hérite en 1568 de la fortune de son père et fait le choix de se retirer dans son domaine de Montaigne où il commence, dans sa célèbre « librairie » en 1571 (son immense bibliothèque personnelle), à rédiger les Essais dont le premier recueil paraît en 1580. Jusqu'à sa mort, cette tâche l'occupe, l'écrivain philosophe n'ayant de cesse de corriger ses propres textes.

Vie intellectuelle[modifier]

Montaigne est un écrivain étrange pour beaucoup, la forme des Essais étant peu pratiquée. Son choix de faire de lui-même, la « matière de son livre », annonce les autobiographies modernes. Humaniste (c'est-à-dire qu'il considère que l'homme n'a pas à se plier aux règles sociales mais bien que celles-ci ont à s'harmoniser pour lui faciliter la vie), sa vie politique inspire de nombreux passages des Essais où il traite de la « police », terme qui, au XVIe siècle, englobe les questions de régimes et pratiques politiques. Mais Montaigne ne traite pas uniquement de politique : il élargit sa réflexion vers la philosophie, l'histoire, la théologie, faisant de ses œuvres la première expression de ce que l'on appelle aujourd'hui les « sciences humaines ».

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