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Maximilien de Robespierre

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Robespierre

Maximilien Marie Isidore de Robespierre, né le 6 mai 1758 à Arras (en Artois), et mort guillotiné le 28 juillet 1794 à Paris, était un révolutionnaire français. Il était surnommé « L'Incorruptible » (car peu sensible aux pressions des autres). À partir des derniers mois de l'an 1793, il devient, en tant que leader du Comité de Salut public (un organe révolutionnaire), le dirigeant de fait du pays, et ce jusqu'à sa mort.

Biographie[modifier]

Portrait de Maximilien de Robespierre, Adélaïde Labille-Guiard, 1791.

Fils de François de Robespierre et de Jacqueline-Marguerite Carraut, fille d'un brasseur d'Arras. Aîné d'une famille de cinq enfants, dont un frère Augustin Robespierre et deux sœurs Charlotte et Henriette. Chef des Montagnards, il incarna la tendance démocratique de la Révolution française, mais aussi ses méthodes terroristes, « Incorruptible » pour les uns, « dictateur sanguinaire » pour les autres, il reste un personnage très controversé de l'Histoire.

Sa famille paternelle appartenait à la noblesse de robe, après avoir fait de brillantes études au collège Louis-le-Grand où il eut pour camarades Camille Desmoulins et Louis-Marie Stanislas Fréron il a d'abord exercé la fonction d'avocat, comme son père et son grand-père. Imprégné des idées des philosophes du Modèle:XVIIIe siècle, notamment de Rousseau, il participe à la vie politique dans sa province, puis à Paris comme député du tiers état pour l'Artois aux États généraux de 1789 puis à l'Assemblée constituante où il fut un des rares défenseurs du suffrage universel et de l'égalité des droits. Membre du Club des jacobins, il en est le principal animateur, il est partisan d'une démocratie intégrale, tout en restant favorable à une monarchie constitutionnelle. Il dénonça l'entrée en guerre de la France contre l'Autriche (1792), décision qu'il jugeait imprudente, faisant le jeu de Louis XVI. Il ne devient républicain qu'en 1792, année où il participe à la Commune insurrectionnelle de Paris. Devenu membre de la Commune insurrectionnelle de Paris, il commença à jouer un rôle politique de premier plan. Il est à l'origine de la Convention nationale, élue au suffrage universel, où il siège avec les Montagnards, il combattit violemment les Girondins hostiles à l'exécution de Louis XVI puis contribua à leur éviction après la trahison de Charles-François Dumouriez (2 juin 1793). Il entre au Comité de salut public le 9 Thermidor an I (27 juillet 1793), il devint l'âme de la "dictature jacobine" imposant un régime de terreur, mesures d'exception jugées indispensables pour sauver la République gravement menacée à l'intérieur (guerre de Vendée) comme à l'extérieur et instaure un régime fondé à la fois sur la vertu et la Terreur, selon ses propres termes. Après l'élimination des Ultra-révolutionnaires (Hébertistes et Enragés) (24 mars 1794) jugés "démagogiques", puis des "Indulgents" groupés autour de Georges Danton (5 avril]] 1794), Maximilien de Robespierre tenta d'imposer son idéal de république démocratique et vertueuse, constituées de petits propriétaires libres et égaux en droit, lui donnant son couronnement spirituel avec l'institution du Culte de l'Être suprême. Il participe à l'élaboration de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ainsi qu'à la première constitution française en 1791. On lui donne le surnom d'Incorruptible, tant ses convictions et son mode de vie austère incitent au respect. Mirabeau dira de lui en 1789 : « Cet homme est dangereux, il croit tout ce qu'il dit ». Souvent malade (dépressif) et absent des réunions du comité, il inquiète ses collègues aussi bien les plus terroristes des conventionnels (Fouché, Barras) que les députés du Marais, après l'instauration de la Grande Terreur (loi de prairial an II - 10 juin 1794) jugée inutile après les victoires militaires (Fleurus 26 juin 1794). Arrêté par la réaction le 9 Thermidor an II (27 juillet [[1794), il est exécuté le lendemain sans procès ainsi que vingt et un de ses amis politiques dont Saint-Just et Couthon. Les vingt-deux têtes furent placées dans un coffre en bois, et les troncs rassemblés sur une charette se dirigeant vers le cimetière des Errancis. On jeta le tout dans une fosse commune et l'on répandit de la chaux afin que le corps du "tyran" (Maximilien de Robespierre) ne laisse aucune trace. Il fut inhumé au cimetière des Errancis. Sa chute mit fin à la Terreur et brisa l'élan démocratique de la République.

A sa chute, ceux qui avaient organisé la Terreur et en avaient largement profité en mettant la main sur les biens des nobles et des banquiers exécutés chargèrent Robespierre de tous leurs méfaits, quitte à falsifier les documents historiques.

La sexualité de cet homme mystérieux reste une énigme. Constamment valétudinaire (il recevait chaque jour son médecin), il ne s'afficha avec aucune femme. De 1791 jusqu'à sa mort, il séjourna chez un petit bourgeois de la rue Saint-Honoré, le menuisier Duplay, qui tenta de le fiancer à l'une de ses filles. Dès sa chute, tous les Duplay furent emprisonnés, parfois pour des années. Eléonore Duplay ne se maria jamais et vécut le reste de sa vie dans le regret de son grand homme.

En 1840, des Robespierristes fouilleront le sol du cimetière des Errancis fermé depuis une trentaine d'années, ils ne découvriront rien.

Maximilien Robespierre fut victime de deux "tentatives d'assassinat" :

L'une perpétrée par le royaliste Henri Admirat le 22 juin 1794. Henri Admirat traqua Maximilien de Robespierre et, par suite de hasards, ne réussit pas à le rencontrer et décharge, en vain, deux coups de pistolets sur Jean-Marie Collot d'Herbois, un conventionnel qui haussait l'assassinat au niveau d'un des beaux arts. Il est arrêté et exécuté en compagnie d'un groupe de personnes qu'il ne connaissait pas, qu'on accusa d'avoir comploté avec lui.

L'autre tentative fut celle de Cécile Renault le 23 mai 1794. Inspirée par le geste de Charlotte Corday, elle quitta son domicile avec deux petits couteaux cachés au fond d'un panier, et se rendit à la maison des Duplay. Eléonore Duplay, la jugeant suspecte, l'empêcha d'entrer et appela la garde. Emmenée au Comité de Salut public, Cécile Renault nia avoir voulu tuer Robespierre. Elle fut néanmoins condamnée à mort, en même temps que sa famille et ses voisins, dans un climat d'hystérie meurtrière. Elle fut exécutée avec les siens le 17 juin 1794 (29 prairial an II), pendant la Révolution française.

Un jeune avocat[modifier]

Fils d'un avocat, Maximilien de Robespierre suit les traces de son père, et devient à son tour avocat, après de brillantes études au Collège Louis Le Grand (où il rencontre Camille Desmoulins, un autre révolutionnaire célèbre) et à la Faculté de droit de Paris. Il retourne ensuite à Arras, sa ville natale, pour y exercer sa profession, ainsi que des activités académiques. Il s'engage également dans la vie politique locale, et est élu député du Tiers Etat dans l'Artois aux États généraux de mai 1789 (les États généraux sont une grande assemblée, présidée par le Roi, et qui regroupe des représentants des trois ordres féodaux : le clergé, la noblesse et le tiers-état), convoqués par Louis XVI pour tenter de résoudre la grave crise économique et financière que la France subit.

Assemblée constituante et Club des Jacobins[modifier]

Caricature montrant le débat sur la guerre au club des Jacobins en janvier 1792 (Bibliothèque nationale de France, Paris.

Aux États généraux, il s'exprime peu, mais noue beaucoup de contacts, notamment avec le ministre Necker (qui le déçoit très vite) et Mirabeau. Comme les autres députés du tiers-état, il vote le Serment du jeu de paume, qui prévoit que les représentants ne se quitteront pas tant qu'ils n'auront pas doté la France d'une Constitution.

Une Assemblée constituante est donc créée. Robespierre y participe activement, contribuant notamment à la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, et militant pour l'abolition de l'esclavage, l'égalité ou encore le droit de vote des gens de couleur. Le 3 septembre 1791, la nouvelle constitution, instituant une monarchie constitutionnelle, voit le jour.

Parallèlement à ces activités, Robespierre devient l'un des principaux animateurs du club (aujourd'hui, on dirait parti politique) des Jacobins (partisans d'un État centralisé, c'est-à-dire avec très peu de pouvoirs locaux). Il en prend la présidence le 28 novembre 1791.

Robespierre, Danton, et Marat, peinture d'Alfred Loudet (1882). Robespierre est représenté avec son chien danois (dogue allemand) « Brount », qu'il avait ramené de son voyage en Artois en 1791.

La Convention[modifier]

Le 21 septembre 1792, l'Assemblée législative est remplacée par un nouvel organe, la Convention. Robespierre y siège. Il est l'une des principales figures de la Montagne, avec Danton et Marat.

Le 16 janvier 1793, il vote la mort de Louis XVI, qui avait été arrêté quelques mois auparavant, suite à une insurrection populaire. Le roi est exécuté le 21 janvier.

La Convention est, dans un premier temps, dominé par le parti girondin, avec lequel Robespierre n'est pas vraiment en phase. Mais, mi-1793, la Convention bascule du côté des Montagnards (ainsi appelés car ils siègent en haut de l'Assemblée), auxquels sont affiliés les Jacobins de Robespierre. C'est pour celui-ci le début de la marche vers le pouvoir.

Comité de salut public et Terreur[modifier]

L'arrestation de Robespierre

Le 27 juillet 1793, Robespierre fait son entrée au comité de salut public, l'organe exécutif de la Révolution, dont il devient l'un des membres les plus influents. Son pouvoir, et celui de ses amis, s'accroît alors sans cesse, et Robespierre parvient à imposer certains aspects de la politique qu'il souhaite voir appliquer.

Tout d'abord, de nombreux opposants vont être guillotinés : c'est la politique dite de « la Terreur ». Danton et ses partisans (plus modérés que Robespierre), mais également les hébertistes (à l'inverse plus radicaux que « l'Incorruptible ») sont condamnés et exécutés.

Robespierre parvient alors à imposer certaines de ses vues : il fait de l'égalité, plutôt que de la liberté, la pierre angulaire de sa politique, et institue par ailleurs le culte dit de « l'Être suprême », en remplacement de la religion catholique .


La chute de Robespierre[modifier]

Sa politique devenant chaque jour plus radicale (tyranique), de nombreuses inquiétudes commencent à faire jour à la Convention, les députés ont peur que Robespierre les fassent tuer. Finalement, le 27 juillet 1794, Robespierre est empêché de s'exprimer puis placé, avec ses compagnons, en état d'arrestation. Il est guillotiné le lendemain.


Source : cette page a été partiellement adaptée de la page Maximilien de Robespierre de Wikipédia.
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