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École et éducation dans la Rome antique

« École et éducation dans la Rome antique » expliqué aux enfants par Vikidia, l’encyclopédie junior
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Des tablettes de cire, qui servaient a écrire avec un stylet un texte ou des exercices.

L'école et éducation dans la Rome antique étaient bien différentes de celles de nos jours. Il existait des écoles, mais tous les enfants n'y allaient pas, et les études étaient le plus souvent assez courtes.

À Rome, beaucoup d'hommes et une grande partie des esclaves savent lire et écrire. Chez les Romains, on accorde de l'importance à l'éducation des enfants.

Les filles sont moins nombreuses à aller à l'école : elles restent chez elles et leurs mères leur apprennent comment mener une maison et une famille.

L'éducation des enfants[modifier]

Jeune fille en train de lire (Ie siècle).

Qui allait à l'école ?[modifier]

Au temps des Romains, pour recevoir une bonne éducation, il fallait être d'une famille aisée. Dans ce cas, l'éducation des enfants était confiée à un esclave instruit de la famille, le pédagogue, qui les accompagnait à l'école. Par contre, quand les familles étaient pauvres, les enfants n'allaient pas à l'école et restaient illettrés comme la plupart des Romains.

La salle de classe[modifier]

La classe se fait sur le forum, dans des sortes de boutiques (pergula en latin), à peine séparé des activités du forum par une bâche. L'aménagement de la salle de classe est simple. Il n'y a pas de tableau. Les enfants, assis sur des bancs ou des escabeaux, écrivent sur leurs genoux. Le maître, lui, était installé sur une chaire (cathedra).

L'éducation des filles[modifier]

Les filles ne pouvaient pas aller très loin dans les études (à partir de 12 ans, elles ne vont plus à l'école), car elles devaient retourner auprès de leurs mères pour apprendre leur rôle de future mère de famille (elles apprennent avec leurs petits frères et sœurs), à filer la laine, à cuisiner, tenir une maison. Les filles de condition aisée étaient confiées à un précepteur ou à une école privée où elles étudiaient les auteurs classiques latins et grecs. Elles apprenaient également à chanter ou à jouer d'un instrument de musique, comme la cithare ou la lyre.

À partir de l'âge de six ans, quelques filles issues de bonne famille sont choisies pour être vestales (une vestale est une prêtresse dédiée à Vesta la déesse du foyer).

L'éducation des garçons[modifier]

Jeune Romain habillé d'une toge prétexte.

Jusqu'à sept ans, l'enfant était éduqué uniquement à la maison. Dès leur plus jeune âge, ils apprenaient la pratique religieuse ou le respect des lois. Puis, si l'enfant était de famille aisée, il était confié à un précepteur. Sinon, il allait à l'école de sept à douze ans. Ensuite, de douze à quinze ans, il suivaient les leçons du grammaticus. De seize à dix-huit ans, les jeunes gens pouvaient recevoir l'éducation d'un rhéteur.

La majorité des garçons commençait à travailler ou apprenait un métier sur le lieu de travail.

La toge prétexte[modifier]

Les enfants portent la toge prétexte (ce qui veux dire ornée, décorée) blanche, bordée d'une bande rouge verticale de chaque côté. Il portent aussi la bulle (bulla) : c'était une sorte d'amulette que les enfants portaient autour du cou depuis la petite enfance, censée écarter les mauvais sorts et dédiée aux dieux Lares qui protégeaient la maison et la famille.

À l'âge de dix-sept ans, les garçons étaient considérés comme adultes. Lors d'une cérémonie, ils recevaient la toge virile aussi appelée « toge virile » (de vir : l'homme) ou « toge unie » qui est celle des citoyens libres. Ils abandonnaient la toge prétexte et les d'autres signes de l'enfance. Cette cérémonie avait lieu au mois de mars, lors des fêtes de Bacchus et des Liberalia. Puis ils étaient accompagnés au Forum ou au Capitole pour y faire des offrandes.

Les différents niveaux d'enseignement[modifier]

L'enfant romain ne commence à aller à l'école qu'à l'âge de sept ans.

Il y avait trois niveaux d'enseignement :

  • l'enseignement primaire ;
  • l'enseignement secondaire ;
  • l'enseignement supérieur.

L'enseignement primaire[modifier]

Il n'y avait pas d'école publique. L'enseignant, aussi appelé litterarius ou ludi magister, était privé, c'est-à-dire qu'il n'enseignait pas dans un lieu fixe. Il était d'un niveau social modeste. Il apprenait aux enfants âgés de 7 à 12 ans à lire, écrire et compter. Les leçons se passaient la plupart du temps dehors, sous des portiques, des balcons (« pergula ») des immeubles ou encore dans des enceintes publiques. L'enseignant avait un salaire par mois et par élève payé par les familles. Leurs méthodes d'enseignement étaient sans doute le plus souvent de répéter sans cesse les leçons, et de travailler le mémorisation. « unum et unum, duo ; duo et duo quattuor… » cette phrase était quelque chose qu'ils répétaient souvent en math, c'est l'équivalent de « un et un, deux ; deux et deux, quatre.. » en français. Les enfants pouvaient être frappés à la baguette de bois (la férule) comme punition.

L'enseignement secondaire[modifier]

Bas-relief représentant une école romaine

Peu d'élèves recevaient un enseignement secondaire, composé de deux cycles : la grammaire (de 12 à 16 ans) et la rhétorique (de 16 à 18 ans). On y travaille beaucoup sur des textes latins et grecs qui font la littérature classique de l'époque.

Le grammaticus enseignait toutes les règles de grammaire ainsi que la diction (bien lire à voix haute). Il faisait également des commentaires d'œuvres grecques.

Après que la religion chrétienne s'est affirmée en tant que religion d’État, les chrétiens s'opposèrent à l'enseignement qui était basé sur des textes païens (classiques), mais la tradition était tellement forte qu'il n'y eut aucun changement.

De douze à seize ans[modifier]

Entre douze et seize ans, l'enfant va chez le grammaticus (voir le musée vivant de l'antiquité sur Google). Il commence sa leçon, la praelectio, explication de texte (latin ou grec). Puis ils doivent apprendre des textes latins par cœur pour pouvoir les réciter.

Après seize ans[modifier]

Dans le deuxième degré de cet enseignement les élèves se préparent à bien parler en public (comme au forum) grâce à des exercices de récitation et de débat. Ils y apprennent aussi la vie politique et juridique.

Les étudiants devaient aussi écrire et réciter des compositions. Le rhéteur (enseignant de ce niveau) devait enseigner l'éloquence hellénique (c'est le fait d'être convaincant et de bien s'exprimer à l'oral en grec). S'agissant d'une autre langue, cela prenait du temps à l'apprendre, et cela limitait la possibilité pour les enfants issus de la Plèbe de faire concurrence à ceux de la classe supérieure (« nobilitas »).

L'enseignement supérieur[modifier]

Pour les plus riches des élèves romains, les études pouvaient se finir par un séjour dans de grandes écoles de Grèce ou d'Asie Mineure, car à certaines époques, c'était les seules qui étaient capables de donner l'enseignement supérieur. Ces grandes écoles où on allait parfaire son éducation étaient le lycée, l'Académie, le Gymnase à Athènes, ou à Téos en Asie mineure.

À partir de la période de l'Empire, beaucoup de villes provinciales seront capables d'offrir des spécialisations universitaires aux étudiants.

À Rome on pouvait aussi étudier la philosophie et le droit, c'est le premier cours où on créa un diplôme spécifique qui était essentiel pour pratiquer la profession d'avocat.

La médecine était une spécialité très demandée et s'étudiait à Athènes ou à Alexandrie (Voir Médecine dans la Rome antique).

Le matériel scolaire[modifier]

Pour écrire, les romains utilisaient de l'encre qui était constituée d'eau et de suie pulvérisée, ou d'encre de seiche. Ils s'entraînaient à écrire sur des petites tablettes de bois enduites de cire. Ils utilisaient des stylets pour écrire dessus. Grâce à sa partie plate, ils pouvaient effacer les fautes. Les textes étaient copiés sur des rouleaux fabriqués à partir de papyrus d'Égypte, ils étaient protégés dans des étuis de cuir de forme circulaire.

Pour les calculs on se servait d'un boulier, ou bien d'un un abaque, qui est une tablette à calculer et à l'aide de cailloux ou de jetons appelés « calculi », que les enfants font glisser dans les rainures de cette tablette ils apprennent à compter.

Les vacances[modifier]

Eux aussi avaient des vacances, 5 jours en mars et pendant tout l'été. Durant leurs vacances, ils se distrayaient en jouant aux osselets, au cerceau ainsi qu'à la poupée. Ils adoraient également attacher des animaux (pigeons, oies, souris…) à des petits chars et les regarder ensuite faire la course. [source ?]

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