Krach de 1929

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Le krach de 1929 ou Jeudi noir est une crise boursière qui se déroula à la bourse de New York entre les 24 et 29 octobre 1929. Le krach de 1929 est la conséquence de la spéculation boursière. Cet événement marque le début de la Grande Dépression, la plus grande crise économique du XXe siècle, qui va durer jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.

Le déroulement de la crise boursière[modifier]

La chute de l'indice boursier (le Dow Jones) à Wall Street en octobre 1929

Le mercredi 23 octobre 1929, à Wall Street, siège de la bourse des valeurs de New York, six millions d'actions sont mises en vente. L'importance des ventes provoquent une chute des cours boursiers de ces actions. Des investisseurs en profitent pour réaliser des achats à bon compte. Mais le lendemain, le « jeudi noir », et le surlendemain la baisse des cours continue. Les spéculateurs effrayés par la situation, afin de récupérer une partie des fonds qu'ils ont placés, vendent en catastrophe dans les pires conditions. Cet afflux massif d'ordres de vente aggrave la baisse. Afin d'enrayer la chute, un groupement de banquiers réunis autour de la banque Pierpont Morgan, déboursent 240 millions de dollars pour acheter des actions. Le mardi suivant, le 29 octobre, la baisse reprend. Les actions cotées ont alors perdu la moitié de la valeur atteinte au début octobre. Ceux qui avaient investi en bourse avec leurs économies les ont perdues. La situation des spéculateurs qui avaient investi en bourse grâce à des emprunts bancaires est dramatique. Ils ne peuvent rembourser l'argent qu'ils doivent, il risquent donc la prison pour dettes. Certains se suicident. Puis la situation se stabilise à un niveau très bas.

Le gouvernement américain dirigé par le président Herbert Hoover, ne réagit pas. Pour les Républicains américains, l'État doit intervenir le moins possible dans l'économie qui doit être laissée aux initiatives des hommes d'affaires. Pour eux le marché, c'est-à-dire le jeu de l'offre et de la demande, et la libre concurrence sont les plus aptes à faire fonctionner l'économie. De plus, élevés dans un certain puritanisme religieux, ils trouvent moral que ceux qui ont joué avec de l'argent emprunté afin de s'enrichir facilement soient punis pour leurs imprévoyances. D'ailleurs, au printemps 1930, une certaine reprise à la hausse des cours boursiers se manifeste. Alors ceux qui avaient acheté pendant le Krach de l'automne précédent vendent pour récupérer leurs fonds. Les cours s'effondrent de nouveau.

Or la spéculation boursière a été financée par les banques. Les spéculateurs ruinés ne peuvent rembourser leurs emprunts. Les banques qui avaient été les plus généreuses, et intéressées, dans l'ouverture des crédits ont leurs caisses vides. Elles sont d'autant plus vides que les déposants, qui ont des difficultés parce qu'ils ont spéculé, ou qui sont sont effrayés, retirent l'argent de leurs comptes de dépôts. sans compter que les banques ont elles-mêmes spéculé. Les banques ne pouvant faire face aux demandes de remboursement de leurs clients font faillite. La crise boursière devient alors une crise financière.

Pourquoi y a-il-eu une crise boursière ?[modifier]

Dans les années 1920, les États-Unis ont connu une période de prospérité extraordinaire. La production agricole et industrielle a été fortement augmentée. La consommation de biens et de services, même si elle est inégale selon les catégories sociales, explose. Les entreprises ont dû investir pour augmenter leurs capacités de production. Les consommateurs ont dû emprunter pour acheter. Les banques américaines ont fourni les capitaux nécessaires.

Mais les banques travaillent avec l'argent (les économie et les dépôts courants) de leurs clients déposants. Pour attirer les déposants les banques doivent leurs offrir des avantages : des intérêts élevés mais aussi des possibilités d'avances de fonds pour acheter, à crédit, des actions cotées en bourse. Environ un million et demi d'Américains sur 123 millions d'habitants sont actionnaires. Les entreprises se développant, les spéculateurs confiants dans l'avenir, achètent à crédit des actions et ainsi font grimper les cours boursiers. Mais il arrive un moment où certains s'aperçoivent que le coût d'achat d'une action (capital et intérêts dus) est supérieur à la valeur réelle que l'action représente. Cela arrive quand l'entreprise ayant du mal à vendre ses produits, voit réduire ses bénéfices et doit baisser les dividendes versés à ses actionnaires. Les actionnaires les plus informés vendent alors afin de récupérer dans les meilleures conditions leurs fonds (en fait l'argent qu'ils ont emprunté).

Or au début de 1929, l'économie américaine commence a montrer des signes d'essoufflement de la consommation et une surproduction industrielle. Les particuliers qui peuvent emprunter sont suréquipés ; pour les autres, la médiocrité des salaires freine l'accès à ces biens de consommation. Les entreprises qui ont surinvesti, voient gonfler leurs stocks, baisser leurs bénéfices trimestriels et laissent entrevoir une diminution des dividendes. De plus l'argent devient plus rare et plus cher. Une partie des capitaux américains sont attirés vers la France ou la stabilisation monétaire de Poincaré laisse espérer de bonnes affaires à réaliser. Les gros spéculateurs vendent alors leurs actions pour placer leur capitaux en France. En septembre la faillite d'une banque américaine alarme les autres banquiers. Pour éviter pareille mésaventure ils augmentent le taux de leurs crédits. Les emprunts devenant ainsi plus chers certains spéculateurs boursiers doivent vendre. C'est le début de la défiance.

Voir aussi[modifier]

Vikilien pour compléter[modifier]

Sources[modifier]

  • Divers auteurs,Dictionnaire d'histoire économique de 1800 à nos jours, Hatier.
  • Michel Mourre,Dictionnaire encyclopédique d'Histoire, Bordas
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