Toi aussi, tu aimes Vikidia ? Dis-le autour de toi !
Téléphone
« Téléphone » expliqué aux enfants par Vikidia, l’encyclopédie junior.
Un téléphone est un instrument électrique ou électronique qui permet de communiquer par la voix avec des personnes situées loin de soi. Le mot « téléphone » a été formé avec deux mots grecs : tele, qui signifie « loin », et phone, qui signifie « voix ». Ce qui veut donc dire « entendre une voix lointaine ».
Il est maintenant difficile d'imaginer le monde sans le téléphone. Cette invention est devenue un objet courant dont on se sert sans y penser. Le développement du téléphone au cours du XXe siècle a apporté un progrès important. Il est le premier moyen de télécommunication pour les gens du monde entier.
Il est difficile de donner un nom précis pour l'inventeur du téléphone, car depuis le début du XIXe siècle, de très nombreuses personnes étaient préoccupées par la transmission du son à distance. Certains, comme l'Allemand Reis, sont morts trop jeunes avant d'être pris au sérieux par des scientifiques considérant ces recherches comme des amusements. Le principe était, dès le début, la vibration, sous l'effet des sons, de la membrane d'un micro, provoquant une variation de courant électrique se transmettant à l'autre bout du fil et faisant vibrer la membrane de l'écouteur. L'Américain Graham Bell est considéré comme le fondateur du téléphone parce qu'ayant repris les recherches précédentes d'Antonio Leucci qui n'avait pas réussi à faire breveter son invention, c'est lui qui fit breveter en 1876 son téléphone et à créer la Compagnie Bell pour le commercialiser grâce à des réseaux de câbles spéciaux.
[modifier] Le téléphone fixe
Le téléphone fixe fonctionne grâce à un microphone, qui transforme les sons en signaux électriques, relié à un fil conduisant à un récepteur lointain, qui fait l'inverse et transforme en sons les signaux électriques reçus. Avec les progrès de l'électronique, le système permet d'obtenir une communication satisfaisante avec un très faible courant. On peut ainsi notamment faire passer plusieurs liaisons téléphoniques par le même câble.
[modifier] Le téléphone mobile
Aujourd'hui, il existe aussi des téléphones mobiles, appelés aussi portables, GSM ou téléphones cellulaires, que l'on peut emporter avec soi et qui permettent de téléphoner, sans être relié par un fil et sans rester au même endroit. Les portables récents permettent aussi d'envoyer des images et du texte (SMS, MMS) ou encore de se connecter à Internet pour lire ses mails ou consulter des sites. Des antennes relais, installées un peu partout sur le territoire à couvrir, permettent de transmettre les informations au correspondant. La réception et l'émission peuvent être plus ou moins difficiles selon l'endroit où l'on se trouve. Le signal passe entre différentes antennes et centraux téléphoniques avant d'arriver chez le correspondant.
Si l'on se déplace, il se peut que le téléphone communique soudainement avec une autre antenne. Si le nombre d'antennes est suffisant et que le signal est puissant, il n'y a pas de coupure. Il arrive aussi que l'on capte le signal d'une antenne située à l'étranger si l'on se trouve près de la frontière. On peut alors voir sur l'écran du portable le nom de l'opérateur étranger.
Les données transmises entre les téléphones portables sont cryptées pour éviter qu'une autre personne puisse écouter sans autorisation les conversations entre les deux correspondants. Certains habitants se plaignent des radiations des antennes relais situées trop près de chez eux, mais certains experts répondent que le danger principal vient des radiations du portable maintenu trop longtemps auprès du cerveau. Ce danger est d'autant plus grand que l'utilisateur est jeune.
[modifier] Le téléphone sur Internet
Certains logiciels permettent de téléphoner sur Internet. Grâce à un microphone connecté à l'ordinateur, la voix est enregistrée sur l'ordinateur, puis transmise par Internet n'importe où dans le monde. Certains logiciels permettent aussi de transmettre une vidéo en direct si l'on dispose d'une webcam (caméra reliée à l'ordinateur) et l'on peut écrire en même temps du texte avec le clavier.
[modifier] L'évolution du téléphone depuis un siècle
[modifier] L'appareil téléphonique
Les premiers téléphones étaient constitués d'une boîte, accrochée au mur ou posée sur une table, avec une petite manivelle pour prévenir qu'on appelait. L'appareil portait un cornet (le microphone) dans lequel on parlait et un écouteur séparé, relié par un fil, pour entendre la voix de celui auquel on était relié. C'est plus tard que l'on fabriqua un combiné réunissant sur un seul manche le micro et l'écouteur, mais on ajoutait souvent un écouteur supplémentaire pour le mettre sur l'autre oreille afin de ne pas entendre les bruits extérieurs ou pour le tendre à la personne à côté pour qu'elle entende aussi celui qui parle de loin. Ce deuxième écouteur devient inutile quand on peut déclencher un petit haut-parleur.
[modifier] La création de réseaux téléphoniques
Il ne suffit pas de posséder un micro et un écouteur reliés par un fil au même type d'appareil. Un câble unique permettrait seulement de communiquer avec un bureau ou un voisin plus ou moins lointain. Très vite furent créés, dans divers pays, des réseaux d'abonnés permettant à chacun d'entre eux d'en appeler un autre ou de lui répondre. Des fils téléphoniques, généralement accrochés sur des mâts, se multipliaient pour relier les quartiers, puis les villes. Les villages isolés furent les derniers à être reliés au téléphone.
[modifier] Le central téléphonique ancien
Actuellement, cela nous semble très simple : il suffit de composer le numéro avec les touches du clavier et le correspondant est prévenu de l'appel et répond. Pendant longtemps, il fallait appeler un bureau central (au début, en tournant une petite manivelle ; plus tard en abaissant plusieurs fois le support de l'écouteur, pour avertir qu'on appelait l'employé (souvent appelé une « demoiselle du téléphone ») et lui indiquer le numéro que l'on voulait joindre, par exemple le 23 à Toulon ou le 57 à Lille. Il fallait que l'employé enfonce la fiche du câble du demandeur dans la prise conduisant au câble de l'abonné demandé. On peut deviner que cela demandait du temps et provoquait parfois des erreurs, surtout quand il fallait changer de ville. Cela ne fonctionnait pas la nuit, car les employés devaient se reposer. On avait beau augmenter le nombre d'employés, cela devenait de plus en plus compliqué avec la multiplication des abonnés et de leurs coups de fil.
[modifier] Des chiffres et des indicatifs
Comme de nombreux noms de personnes sont semblables, pour être relié sans erreur au bon interlocuteur, il fallait que chacun ait un numéro unique. Au début, les téléphones étant peu nombreux, il n'existait que quelques centaines de numéros par grande ville. On pouvait se contenter de 4 chiffres par numéro. Pour simplifier, on prononçait les numéros par groupes de 2 chiffres : par exemple, le 32 13 à Bordeaux. On a conservé cette habitude de décomposer par groupes de deux pour donner son numéro de téléphone : par exemple, le 06{{.}}11 32 28 05.
Pour Paris, on avait partagé la ville en quartiers et l'on demandait par exemple « JASMIN 43 15 ». Plus tard, il fallait augmenter le nombre de chiffres, on transforma en chiffres les 3 premières lettres du nom de quatier. Le même numéro devenait : 527 43 15. Il fallut ensuite des numéros à 8 chiffres qui permettaient des millions d'abonnés. Par crainte que cela devienne insuffisant, en 1996, on partagea le France en 5 régions ayant chacune un numéro précédé de 01 pour la région parisienne, 02 pour le quart Nord-Ouest, 03 pour le quart Nord-Est, 04 pour le Sud-Est, 05 pour le Sud-Ouest. Le 06 est attribué aux portables et cela n'a plus de limites. Si le 06 devient plein, on peut passer à 16, puis 26, jusqu'à 96. Quand il le faudra, on est prêt à attribuer des milliards de numéros.
Pour téléphoner dans un autre pays, il, faut préciser au début l'indicatif chiffré du pays.
[modifier] Le central automatique
C'est en Amérique que furent créés les premiers centraux automatiques. Au lieu de passer par un employé, on disposait de 4 boutons différents pour les milliers, les centaines, les dizaines et les unités. Par exemple pour appeler le 13 49, on appuyait une fois sur le premier bouton, 3 fois sur le deuxième, 4 fois sur la quatrième et 9 fois sur le dernier. C'était long, mais plus rapide que d'attendre la mise en communication manuelle par un employé. Les signaux électriques différents envoyés par ces boutons déclenchaient automatiquement l'orientation vers le numéro demandé. Plus tard, on créa sur les appareils téléphoniques un cadran tournant. Chaque chiffre était indiqué dans l'un des 10 trous du cadran. Pour chaque chiffre du numéro, il fallait mettre le doigt sur le trou correspondant et tourner le cadran jusqu'au buttoir. Ce système n'a pas complètement disparu, mais les touches des appareils modernes fonctionnent beaucoup plus vite. D'abord réalisé à Paris, puis dans les grandes villes, c'est seulement au cours des années 1970 que fut généralisé le téléphone automatique sur toute la France.
[modifier] Comment téléphoner quand on ne possède pas de téléphone ?
Au début, il fallait passer par un guichet « téléphone » du bureau de poste. On indiquait à l'employé le numéro demandé et, quand la liaison était obtenue, l'employé indiquait le numéro de cabine où il fallait décrocher. On payait ensuite au guichet le prix de la communication, selon l'éloignement et la durée du coup de téléphone. À cette époque, on disait les PTT : « Postes, télégramme, téléphone », car tout était regroupé dans le même bureau.
Un peu plus tard, on ajouta des cabines dans les rues. Pour obtenir la communication, il fallait auparavant mettre une pièce de monnaie dans l'appareil. Quand le prix de la communication allait être dépassé, un signal avertissait qu'il fallait ajouter une pièce, sinon la ligne serait coupée. Bien que les téléphones mobiles rendent les cabines téléphoniques moins nombreuses, celles-ci fonctionnent maintenant avec une carte contenant un certain nombre d'unités. Au début de la communication, apparaît le nombre d'unités encore disponibles.
[modifier] Comment faire si l'on ne connait pas le numéro de téléphone de la personne ?
Au milieu du XIXe siècle, Sébastien Bottin avait créé un recueil donnant les adresses d'une quantité de professions et de commerces. On donna son nom aux premiers énormes annuaires (2 gros volumes pour Paris, 2 autres pour les départements français). Quand le nombre des abonnés se multiplia, on se limita à l'édition annuelle d'un annuaire pour chaque département : des pages jaunes pour les diverses professions, des pages blanches pour les simples abonnés. Néanmoins, les abonnés ont le droit de refuser la publication dans l'annuaire de leurs nom, adresse et numéro de téléphone, pour ne pas être dérangés par des inconnus.
Un service payant de renseignements fut ensuite disponible en faisant simplement l'indicatif 12 et un employé répondait en donnant le numéro recherché. Pour permettre à d'autres opérateurs de gagner de l'argent en fournissant des renseignements, on a transformé l'indicatif 12 en nombres de deux fois 3 chiffres. Par contre, ce qui n'a pas changé, ce sont les services gratuits d'appel : le 15 pour les urgences médicales (le SAMU), le 17 pour la police, le 18 pour les pompiers. Attention, les appels inutiles à ces services d'urgence signalent l'origine du coup de téléphone et le plaisantin risque une forte amende.
Désormais, c'est par Internet qu'il est le plus facile de trouver le numéro recherché, sur le réseau Pages jaunes pour les professions et le réseau Pages Blanches pour les particuliers. L'avantage d'Internet, si l'on ignore la ville précise où quelqu'un habite, c'est qu'il suffit d'indiquer le nom et le prénom de la personne et l'indicatif de son département et même de sa région. Pourtant, une liste de gens portant le même nom apparaît sur l'écran et l'on ne sait pas toujours lequel est le bon. Seul problème non résolu, l'existence de nombreux fournisseurs d'accès des téléphones portables ne permet pas une liste complète de tous ces abonnés.
Comme il est difficile de retenir par cœur tous les numéros de ses interlocuteurs habituels, on les note sur un calepin. Mais avec les téléphones à mémoire, il est possible d'enregistrer d'avance les numéros que l'on appelle le plus souvent.
[modifier] Comment savoir si quelqu'un a appelé quand on ne pouvait pas répondre ?
On a inventé des téléphones-enregistreurs où celui qui appelle pendant l'absence peut indiquer sur le répondeur son nom et le motif de son appel. Parfois, notamment pour les portables, l'appel est enregistré par un réseau extérieur qui signale l'appel à son abonné qui pourra alors répondre directement quand il consultera son répondeur.
