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Hoplite grec

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Un hoplite grec vers 560 avJC

Un hoplite est, dans la Grèce antique, un soldat lourdement armé. Pendant longtemps il s'agit d'un soldat-citoyen.

L'hoplite le soldat-citoyen[modifier]

Lorsque l'infanteriePrécision devient plus importante dans les combats que la cavaleriePrécision, l'hoplite qui risque désormais sa vie pour défendre sa cité demande à participer plus aux affaires de la cité. Cette évolution dans la manière de combattre est une marche importante vers la démocratie (du moins à Athènes dans l'Antiquité).

À Athènes l'hoplite était mobilisé pendant les opérations militaires ; le reste du temps il travaillait. À Sparte, l'hoplite était un soldat professionnel, encaserné et entraîné pendant une grande partie de sa vie ; sa nourriture était produite par ses esclaves (les hilotes). À Thèbes après la réforme d'Epaminondas, les soldats d'élite qui formaient le bataillon sacré, étaient des soldats professionnels.

L'armement d'un hoplite grec[modifier]

L'armement d'un hoplite grec au milieu du Ve siècle avJC

Contrairement à ce que montrent les peintures sur les poteries grecques antiques, les Grecs de l'Antiquité ne combattaient pas nus. Ils protégeaient leurs corps par une armure.

L'équipement de l'hoplite est à la charge du citoyen lorsqu'il devient soldat. Cet équipement de métal coûte cher. Seuls les propriétaires terriens ou les maitres artisans pouvaient se payer cet équipement.

L' armement défensif[modifier]

L'hoplite dispose d'un armement défensif:

  • d'un casque. Le casque de type corinthien est muni d'une visière qui permet une meilleure communication visuelle sur le champ de bataille. Les oreilles sont dégagées afin de permettre d'entendre les ordres donnés. Souvent, comme sur l'image, le casque de type chalcidien, est muni de plaques de protection des joues (ici relevables) ce qui permet l'aération de la tête.
  • d'une tunique portée sous la cuirasse (le chiton). Ce vêtement est le plus souvent de couleur vive (en particulier le bleu et le rouge) qui passent sur les épaules. La cuirasse est composée de chanvre et d'une succession de couches de tissu en lin (jusqu'à 20 couches). Ces couches nombreuses doivent dévier la pointe d'une flèche. On pense que cette cuirasse possédait une couche centrale en cuir. Sur la cuirasse on fixait des écailles de bronze. Par le bas la cuirasse était prolongée par les ptergues qui sont des rabats en lin ; ils s'arrêtaient à mi-cuisses.
  • de jambières (les cménides). Elles sont de bronze, que les Grecs arrivaient à rendre flexible. Elles sont adaptées à la forme des mollets.
  • Les pieds sont chaussés dans des sandales ouvertes. Elles sont lacées à l'aide de lanières de cuir remontant autour de la jambe et sont nouées en dessous du genou.
  • d'un bouclier (l'aspis).

L'armement offensif[modifier]

L'armement offensif se compose:

  • d'une lance (doru). Elle mesure de deux à trois mètres. La hampe est fabriquée à la main dans du bois de frêne (qui est léger et flexible). La lance sert à combattre au corps à corps (en donnant des coups d'estocPrécision plutôt que d'être lancée). La pointe de la lance était de métal avec une crête centrale qui la renforçait. Le bas de la lance était équipé d'une pointe à section pyramidale en métal. Elle servait à achever les ennemis tombés au sol.
  • d'une épée courte (xiphos). La lame a une forme de feuille, ce qui permet de frapper avec un mouvement de taillePrécision. On s'en sert au dessus du bouclier.
  • Certains hoplites sont munis d'une lame courte ou Kopis, qui est une sorte de faucille peu recourbée. Elle sert à donner des coup de taille.
  • Les hoplites portent également une hache à lame de bronze. Une des extrémités est en pointe afin de perforer l'armure de l'adversaire.
Un pelstace thrace

Les troupes auxilliaires[modifier]

Dans beaucoup de batailles, les hoplites sont aidés par des soldats plus légèrement équipés (quelques fois des esclaves). Les Thraces fournissaient aussi des mercenairesPrécision, les pelstaces. Ils ne portaient qu'une tunique légère et un bouclier en osier. Ils harcelaient les hoplites, plus lents à réagir, en leur lançant des javelots. Au début du IVe siècle av. J.-C. le général athénien Iphicrate rendit les hoplites plus mobiles en les débarrassant de leurs jambières et en les équipant d'un bouclier plus court et plus léger (en cuir) ainsi que d'une lance plus longue.

Méthodes de combat des soldats grecs[modifier]

La phalange grecque au combat (reconstitution)

La phalange grecque classique (Ve siècle av. J.-C.)[modifier]

L'hoplite grec est animé par un idéal d'héroïsme collectif. Désormais le service militaire fait partie des devoirs mais aussi des droits des citoyens. Au combat il n'y a plus d'acte individuel héroïque comme au temps des récits de l'Iliade. L'hoplite combat en formation serrée (la phalange), au coude à coude avec ses concitoyens, avec des hommes qui sont ses égaux.

On recherchait à se rencontrer sur des terrains plats, car la formation des soldats en phalange étaient difficilement manœuvrable sur un terrain accidenté. Avant le combat, les deux camps faisaient des sacrifices aux dieux.

Dans la phalange les hoplites sont répartis huit rangs en profondeur. Dans ce type de combat la lance est l'arme principale. Chaque homme avait son bouclier arrimé à son bras gauche et sa lance à droite. Ils formaient une sorte de mur vivant impressionnant avançant vers l'ennemi. Les soldats les plus expérimentés étaient placés dans les trois ou quatre premiers rangs. Et dans le dernier rang afin d'empêcher toute recul ou fuite.

Par un soucis de mieux protéger son flanc droit découvert, les combattants avaient tendance à tenter de se cacher en partie derrière le boucler de son voisin placé à sa droite, si bien que la phalange dérivait lentement vers la droite au cours du combat.

Sur le champ de bataille, les hoplites avançaient en chantant des hymnes guerres : les paeans. Arrivés près de l'ennemi les soldats chargeaient au pas de course en criant. Les deux premières lignes se percutent avec leurs boucliers, chacun essayant d'enfoncer sa lance dans les ouvertures entre les boucliers. Seuls les trois ou quatre premiers rangs avaient les lances abaissées. Les soldats des rangs suivant avaient leurs lances dressées afin de détourner les flèches lancées par l'ennemi. Ces soldats arrière appuyaient avec leurs boucliers sur les épaules des hommes des premiers rangs et par la poussée en avant, comme dans une mêlée de rugby, tentaient ainsi de faire reculer les ligne adverses.


Évolution des techniques de combat[modifier]

Au IVe siècle av. J.-C.., la phalange thébaine combattait avec près de 48 rangs d'hommes sur son flanc gauche. Ce flanc agissait comme la tête d'un marteau lancée à toutes vitesse et force contre le flanc droit ennemi. Le centre et la droite des Thébains moins épais en soldats, mais renforcés par la cavalerie et les troupes légères, étaient chargés de fixer temporairement l'ennemi.

La phalange macédonienne, celle de Philippe II et de son fils Alexandre le grand comportait jusqu'à trente deux rangs d'hoplites munis de sarisses, des lances très longues (entre six et huit mètres). Les hoplites étaient alors des soldats professionnels. La cavalerie était le corps d'élite de l'armée macédonienne.

Pour en savoir plus Pour en savoir plus, lire l’article : Phalange macédonienne.

Pour compléter sur l'hoplite grec[modifier]

Source[modifier]

Entre autres:

  • Soldats, de l'Antiquité à nos jours, R.G.Grant, Flammarion, 2008


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